12ème anniversaire de l’assassinat de Lounès Matoub : Taourirt-Moussa se souvient du Rebelle

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Matoub Lounès
Matoub Lounès

HOMMAGE (Tamurt) – En effet, des milliers de personnes, venues du fin fond de la Kabylie et des autres régions d’Algérie, se sont données rendez-vous hier matin à la maison de feu Lounes Matoub pour exiger la vérité sur son assassinat. Même de l’Oranie, des citoyens sont venus à Taourirt-Moussa pour rendre hommage à la victime d’un complot politique contre le président algérien de l’époque, Liamine Zeroual.

« Vérité sur l’assassinat de Lounès Matoub ! », « Assa Azekka, Lwennas yella yella ! » et « Kabylie autonome », tels sont les trois principaux slogans chantés en chœur par des milliers de voix.
Et en même temps, les couleurs de la nation kabyle sont portées et hissées par les milliers de mains.

En ce qui le concerne, le MAK a été représenté par une importante délégation, qui s’est recueillie sur la tombe du défunt en y déposant une gerbe de fleurs et en observant une minute de silence.

S’attarder sur la place où repose le Rebelle n’aurait pas été correct, car il fallait laisser la place à d’autres délégations pour rendre hommage à leur tour à l’Homme qui tomba sous les balles assassines à Thala-Bounane, il y a de cela 12 ans jour pour jour.

En tout cas, la cérémonie de recueillement a porté sur plusieurs points et paramètres. En effet, les fidèles à la mémoire du Rebelle ont pu revoir sa voiture, qu’il conduisait lors de ce funeste jour du jeudi, 25 juin 1998. Les différents impacts de balles sont encore visibles sur les côtés du véhicule.

Après cela, les pèlerins se sont rendus à la grande maison transformée d’ailleurs en siège de la fondation portant le nom du disparu. A Thala-Bounane, c’est-à-dire sur les lieux mêmes du guet-apens mortel, une autre cérémonie de recueillement a eu lieu. Là encore, il fallait jouer des coudes pour pouvoir prendre une photo du lieu de l’assassinat.

En somme, le 12ème anniversaire de l’assassinat du Rebelle a été grandement commémoré. Encore, faut-il souligner pour les besoins de l’histoire que la fondation baptisée au nom du disparu, victime d’une terrible manipulation, a tout fait pour freiner les militants et sympathisants du MAK lors de dépôt de la gerbe de fleurs. Ces personnes qui n’ont absolument rien à voir avec l’idéal du Rebelle ont tenté de casser la dynamique de la grande famille du MAK en lui exigeant par exemple de ne pas faire allusion à la politique dans leur discours. Cependant, de par leur forte présence, la délégation du MAK a pu s’imposer.

La mémoire du défunt sera toujours défendue par tous les kabyles et la vérité sur son assassinat sera également l’une de leurs exigences.

Said Tissegouine

24 COMMENTS

  1. le titre et le contenu du texte ne vont dans le même sens. Il y a une incohérence et malhonnêteté.
    on parle du mak ou de Matoub ?

  2. le titre et le contenu du texte ne vont dans le même sens. Il y a une incohérence et malhonnêteté.
    on parle du mak ou de Matoub ?

  3. à l’internaute qui se croit le gardien du temple et qui ose parler d’honnêteté..

    Vous faites erreur….

    il n y aucune malhonnêteté du coté du MAK qui n ‘a fait que relater la vérité.

    S’il y malhonnêteté il faut la chercher de ceux qui on voulu refuser un dépôt de gerbe en commémoration à l’homme public qui appartient à tout le monde ..Personne n’a le droit d’empêcher qqu’un qui honore sa pensée sa volonté autonomiste qu’il a déjà chanté.

    {{Il faut plutôt dénoncer ceux qui empêchent …et pourquoi?}}

    Les partis ,associations ,ou personnes qu’il a dénoncé de son vivant ne doivent pas lui rendre visite car il les a disqualifié .Comme nous savons, nos algérianistes qui n’ont rien fait et ne font pour le rebelle avant ou après sa mort ,ne sont là que pour se redorer leur blason sur le dos de MATOUB. Les vrais kabyles inaliénables sont là pour défendre sa mémoire..

    Matoub serait là aujourd’hui ,c’est lui qui serait le porte flambeau de l’autonomie..

    HONORANT MABOUB ET CEUX QUI S’INSCRIVENT DANS SON COMBAT….

    D’UNE KABYLIE BELLE ,REBELLE, ÉTERNELLE ET LIBRE.

  4. Quand le rebelle est ressuscité..
    UN BEAU MESSAGE….

    Madih, 24 Juin
    Lettre d’outre-tombe de Matoub Lounes à MB »
    Quand je me suis présenté, en 98, à la « Douane » du Ciel, Azrayen n’a pas voulu me laisser passer et ce, malgré toutes les contestations et réclamations du père de Kenza. Djaout a fait des mains et des pieds pour me rencontrer et me remercier pour mon hommage qui n’était qu’un devoir.

    Il a fallu l’intervention de tous les Pères Fondateurs pour convaincre l’incorruptible Douanier spirituel d’apposer son tampon sur mon « passeport » de digne et véritable fils de mon pays, l‘Algérie. Tout le monde était là ce jour-là! Boudiaf que j’ai bien connu, là-bas, chez moi, au bled, m’a fait une quasi étouffante accolade, en m’embrassant, tellement il était content de me revoir.

    Il n’arrêtait pas de me poser des questions sur la suite des évènement après 92, sans doute pour finir la rédaction de son Livre sur l’Histoire de l’Algérie après 62 qu’il comptait présenter aux anciens pour les convaincre de faire quelque chose pour sauver, encore une fois, le pays. Une fois bien installé et avoir raconté l’événement de Tala Bouinane, quelques uns des Pères

    Fondateurs, notamment ceux que je redoutais le plus, comme Dda Amirouche, m’ont demandé de monter un orchestre et de leur interpréter l’Hymne national « Aghurru( tromperie) », version 98, dont-ils ont vaguement entendu parler.

    Franchement, rien qu’entre toi et moi, j’ai failli pisser dans mon…tellement je m’attendait à un déluge d’enfer suivi d’un renvoi , illico presto, au-delà de la barrière interdite. Tu sais, là où il fait terriblement chaud. Surtout qu’ils n’ont pas du tout du mal, ces mecs là, à se faire recevoir en audience et en priorité, et toujours en Héros, dans le bureau de Rebi.

    La salle était archi comble, il y avait Chaabani, lotfi, Khider, Mecilli,… et même Dda slimane Azem à qui j’ai demandé de m’accompagner. Je commençais donc à chanter, tout en tremblant, mon Hymne nationale et, au bout d’à peine une minute, mon frère, silence complet! Tout le monde écoutait mes paroles, même les arabophones comprenaient parfaitement ma langue et sans traduction.
    Comment est-ce possible?
    Incroyable! Ici, le kabyle et l’arabe comme d’ailleurs toutes les langues de l‘humanité sont nationales et OFFICIELLES, et j’insiste sur ce mot écrit en majuscules. Arrivé à la fin de ma chanson qu’ils ont, dans un silence divin, entièrement écoutée, des larmes commençaient à scintiller dans leurs yeux tellement tristes que j‘ai fini, moi aussi, par éclater en sanglots!

    Je te jure Wallah, Ahqrebi que c’était vrai!

    C’est là que j’ai compris combien ils n’ont pas oublié l’Algérie!
    Elle leur manque comme une mère manque à un petit orphelin!
    Alors, Ben Mhidi en compagnie d’Abbane, pleurant les chaudes larmes d’une profonde nostalgie mais aussi de rage de ne pas avoir été assez prudent pour déjouer le dessein à l’origine du fleuve détourné (je précise que Rachid Mimouni a reçu la même distinction que moi pour son chef d’œuvre) vinrent jusqu’à moi pour me gratifier du titre de combattant honoris causa, avec une médaille qu’ils ont accroché autour de mon cou, à la place des chaînes en or et en argent que je portais au bled.

    Un grand bonjour pour tous les Algériens, même pour ceux qui ne m’aiment toujours pas.
    C’est pas grave; ils n’ont pas encore compris.
    Surtout, n’oublie pas d’embrasser et de tenir un peu compagnie à ma mère; dis-lui que je vais bien. Au revoir l’ami. Bien éternellement,

    Matoub Lounes. »

  5. Quand le rebelle est ressuscité..
    UN BEAU MESSAGE….

    Madih, 24 Juin
    Lettre d’outre-tombe de Matoub Lounes à MB »
    Quand je me suis présenté, en 98, à la « Douane » du Ciel, Azrayen n’a pas voulu me laisser passer et ce, malgré toutes les contestations et réclamations du père de Kenza. Djaout a fait des mains et des pieds pour me rencontrer et me remercier pour mon hommage qui n’était qu’un devoir.

    Il a fallu l’intervention de tous les Pères Fondateurs pour convaincre l’incorruptible Douanier spirituel d’apposer son tampon sur mon « passeport » de digne et véritable fils de mon pays, l‘Algérie. Tout le monde était là ce jour-là! Boudiaf que j’ai bien connu, là-bas, chez moi, au bled, m’a fait une quasi étouffante accolade, en m’embrassant, tellement il était content de me revoir.

    Il n’arrêtait pas de me poser des questions sur la suite des évènement après 92, sans doute pour finir la rédaction de son Livre sur l’Histoire de l’Algérie après 62 qu’il comptait présenter aux anciens pour les convaincre de faire quelque chose pour sauver, encore une fois, le pays. Une fois bien installé et avoir raconté l’événement de Tala Bouinane, quelques uns des Pères

    Fondateurs, notamment ceux que je redoutais le plus, comme Dda Amirouche, m’ont demandé de monter un orchestre et de leur interpréter l’Hymne national « Aghurru( tromperie) », version 98, dont-ils ont vaguement entendu parler.

    Franchement, rien qu’entre toi et moi, j’ai failli pisser dans mon…tellement je m’attendait à un déluge d’enfer suivi d’un renvoi , illico presto, au-delà de la barrière interdite. Tu sais, là où il fait terriblement chaud. Surtout qu’ils n’ont pas du tout du mal, ces mecs là, à se faire recevoir en audience et en priorité, et toujours en Héros, dans le bureau de Rebi.

    La salle était archi comble, il y avait Chaabani, lotfi, Khider, Mecilli,… et même Dda slimane Azem à qui j’ai demandé de m’accompagner. Je commençais donc à chanter, tout en tremblant, mon Hymne nationale et, au bout d’à peine une minute, mon frère, silence complet! Tout le monde écoutait mes paroles, même les arabophones comprenaient parfaitement ma langue et sans traduction.
    Comment est-ce possible?
    Incroyable! Ici, le kabyle et l’arabe comme d’ailleurs toutes les langues de l‘humanité sont nationales et OFFICIELLES, et j’insiste sur ce mot écrit en majuscules. Arrivé à la fin de ma chanson qu’ils ont, dans un silence divin, entièrement écoutée, des larmes commençaient à scintiller dans leurs yeux tellement tristes que j‘ai fini, moi aussi, par éclater en sanglots!

    Je te jure Wallah, Ahqrebi que c’était vrai!

    C’est là que j’ai compris combien ils n’ont pas oublié l’Algérie!
    Elle leur manque comme une mère manque à un petit orphelin!
    Alors, Ben Mhidi en compagnie d’Abbane, pleurant les chaudes larmes d’une profonde nostalgie mais aussi de rage de ne pas avoir été assez prudent pour déjouer le dessein à l’origine du fleuve détourné (je précise que Rachid Mimouni a reçu la même distinction que moi pour son chef d’œuvre) vinrent jusqu’à moi pour me gratifier du titre de combattant honoris causa, avec une médaille qu’ils ont accroché autour de mon cou, à la place des chaînes en or et en argent que je portais au bled.

    Un grand bonjour pour tous les Algériens, même pour ceux qui ne m’aiment toujours pas.
    C’est pas grave; ils n’ont pas encore compris.
    Surtout, n’oublie pas d’embrasser et de tenir un peu compagnie à ma mère; dis-lui que je vais bien. Au revoir l’ami. Bien éternellement,

    Matoub Lounes. »

  6. En Algerie, on est dans un feuilleton colonial chaotique, dictatorial trompeur, pillard et terroriste qui reste anti-Algerien (anti-Amazigh car l’identite de l’Algerie et de tous les peuples qui la composent est Amazigh) et pro-imperiliste arabo-islamo-macabre. A qui obeissent les generaux anegeriens? Le clan des traitres mercenaires genocidaire pro-colonistes francarabiques se deguisera suivant les circonstances en mouton, en loup, en lion, en chevre, en lapin, en sanglier, en barbu, en terroriste, en collombe, mais jamais il ne liberara l’Algerie Amazighe, jamais il n’acceptera l’identite reelle de l’Algerie, jamais il ne travaillera pour l’interet des peuples amazighs d’Algerie. Nous avons la, un regime colonial totalitaire, et nazi arabo-islamiste qui excelle dans l’art de la duperie et du mensonge criminels. La liberte, le developpement, la democratie, les droits humains sont, selon ce regime colonial arabo-islamo-nazi, tous interdit par l’islam qui a le pouvoir magique de transformer des peuples non-arabes en arabes et d’exterminer ceux sur lesquels sa magie criminelle ne fonctionne pas. Mes chers amis, le devoir de verite ne passe jamais par l’estomac mais par la raison. Nous avons affaire a des despotes assassins et egorgeurs.

    P.S. Ce regime de voyous tueurs nous sont imposes par la France et l’Arabie ( l’Egypte qui est une succursale de la tyrannie imperialiste mahometane) pour erradiquer notre humanite et faire de nous des zombies succeurs de sang, le sang de notre vie, de notre existence, de notre identite, de nos enfants, de nos parents, et de notre peuple. Pour quelle fin? Pour que nous restions des esclaves eternels des imperialistes qui succent nos richesses, notre moelle epiniere et notre ADN.

  7. En Algerie, on est dans un feuilleton colonial chaotique, dictatorial trompeur, pillard et terroriste qui reste anti-Algerien (anti-Amazigh car l’identite de l’Algerie et de tous les peuples qui la composent est Amazigh) et pro-imperiliste arabo-islamo-macabre. A qui obeissent les generaux anegeriens? Le clan des traitres mercenaires genocidaire pro-colonistes francarabiques se deguisera suivant les circonstances en mouton, en loup, en lion, en chevre, en lapin, en sanglier, en barbu, en terroriste, en collombe, mais jamais il ne liberara l’Algerie Amazighe, jamais il n’acceptera l’identite reelle de l’Algerie, jamais il ne travaillera pour l’interet des peuples amazighs d’Algerie. Nous avons la, un regime colonial totalitaire, et nazi arabo-islamiste qui excelle dans l’art de la duperie et du mensonge criminels. La liberte, le developpement, la democratie, les droits humains sont, selon ce regime colonial arabo-islamo-nazi, tous interdit par l’islam qui a le pouvoir magique de transformer des peuples non-arabes en arabes et d’exterminer ceux sur lesquels sa magie criminelle ne fonctionne pas. Mes chers amis, le devoir de verite ne passe jamais par l’estomac mais par la raison. Nous avons affaire a des despotes assassins et egorgeurs.

    P.S. Ce regime de voyous tueurs nous sont imposes par la France et l’Arabie ( l’Egypte qui est une succursale de la tyrannie imperialiste mahometane) pour erradiquer notre humanite et faire de nous des zombies succeurs de sang, le sang de notre vie, de notre existence, de notre identite, de nos enfants, de nos parents, et de notre peuple. Pour quelle fin? Pour que nous restions des esclaves eternels des imperialistes qui succent nos richesses, notre moelle epiniere et notre ADN.

  8. {{Nelson Mandela denonce le colonialisme arabo-islamo-nazi en Algerie}}

    CONTROVERSE : Nelson Mandela et Messali Hadj : un même combat !

    Dans un livre autobiographique : « Un long chemin de la liberté », Fayard, 1995, Nelson Mandela se raconte. Il est né le 18 juillet 1918, à Qunu, un petit village traditionnel de l’ancien bantoustan du Transkei. Son père, de la famille royale des Thembus, étant polygame, l’enfant a vécu au sein d’une famille traditionnelle nombreuse. Nelson parle de son enfance, de sa scolarité à la mission, puis au lycée et de ses études de droit à l’université de Fort Harare. Là, il prend contact avec des cadres du parti communiste qui militent dans l’ANC. Intéressé, il se plonge dans l’étude des classiques du marxisme pour étudier la philosophie du matérialisme historique et dialectique, ce qui « l’aide à voir la situation autrement qu’à travers le prisme des relations entre Noirs et Blancs », il ne devient pas communiste, sans être hostile à un parti dont les militants sont des cadres-organisateurs des syndicats et qui n’est pas le relais de la politique de l’État soviétique. En 1943, membre fondateur et leader de la Ligue de la jeunesse de l’ANC, il est le principal rédacteur d’unManifeste qui formule le programme du nationalisme sud-africain : « L’Afrique du Sud est un pays qui compte quatre principales nationalités, dont trois (les Européens, les Indiens et les métis) sont minoritaires, et trois (les Africains, les métis et les Indiens subissent une oppression nationale. […] Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas contre les Européens en tant que tels – nous ne sommes pas contre l’Européen en tant qu’être humain –, mais nous sommes totalement et irrévocablement opposés à la domination et à l’oppression blanches. […] Nous ne sommes pas opprimés en tant que classe, mais en tant que peuple, en tant que nation. » En 1948, l’apartheid est promulgué. L’année suivante, l’ANC abandonne à son congrès de Bloemfontein, quarante ans de respect scrupuleux de la légalité et adopte la Charte de la Ligue de la jeunesse : structuration de l’ANC, actions de masse, grèves, boycott, désobéissance civile et refus de coopérer avec le régime. Élu à la présidence de la Ligue des jeunes de l’ANC en 1951, Mandela critique le Parti libéral qui ne propose que des réformes tout en restant dans le cadre du régime de l’apartheid et il invite les Blancs à rejoindre l’ANC : « Nous, membres du mouvement de libération non européen, nous ne sommes pas racistes. Nous sommes convaincus qu’il existe parmi les Blancs des milliers de démocrates honnêtes qui sont prêts à défendre fermement et courageusement une égalité inconditionnelle et à renoncer complètement à la « suprématie blanche ». Mais on ne peut construire aucune alliance véritable sur les sables mouvants du faux-fuyant, de l’illusion et de l’opportunisme. » Mandela mène une vigoureuse campagne pour l’abolition des lois discriminatoires. Il est arrêté, libéré puis arrêté de nouveau en 1956. Il précise alors certains points de la Charte : « La Charte est beaucoup plus qu’une simple liste de demandes pour des réformes démocratiques. C’est un document révolutionnaire précisément parce que les changements qu’elle envisage ne pourront être réalisés sans briser le cadre économique et politique actuel de l’Afrique du Sud. […] Mais si la Charte réclame des changements démocratiques de grande envergure, ce n’est en aucun cas le projet d’un État socialiste, mais le programme pour l’unification des différentes classes et communautés sur une base démocratique. Il est vrai qu’en demandant la nationalisation des banques, des mines d’or et de la terre, la Charte porte un coup fatal aux monopoles financiers et miniers et aux intérêts des fermiers qui pendant des siècles ont pillé ce pays et condamné son peuple à la servitude. Mais cela est impératif, car la réalisation de la Charte est inconcevable, en fait impossible si ces monopoles ne sont pas écrasés et si la richesse nationale n’est pas rendue au peuple. » L’ANC étant interdite, Mandela fait adopter la création de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC et il entre dans la clandestinité. Il se rend au Royaume uni, en Éthiopie où il reçoit une formation militaire, en Tunisie et en Algérie. À son retour, il est arrêté, condamné à perpétuité ; il est emprisonné au bagne de Robben Island qu’il ne quittera que le 11 février 1990 après 27 ans de détention. En novembre 1992, Mandela divorce de Winnie, sa seconde femme, devenue encombrante. Président de l’ANC redevenu un parti légal en 1991, il mène des négociations avec le président De Klerk qui aboutissent lorsque l’ANC renonce à la lutte armée. En septembre 1992, les deux dirigeants qui reçoivent conjointement le Prix Nobel de la paix signent un document qui préconise la tenue d’une Assemblée constituante, une constitution provisoire et un gouvernement de transition. Le 27 avril 1994, l’Afrique du Sud connaît ses premières élections libres. L’ANC ayant remporté 62 % des voix, Mandela devient le premier président de la République sud-africaine postapartheid. Le 18 juillet 1998, Mandela se marie avec Graça Machel, la veuve de Samora Machel. Estimant sa tâche terminée, Mandela passe le flambeau à Thabo Mbeki, son viceprésident. Invictus, le film de Clint Eastwood a proposé une version un peu hollywoodienne de la réconciliation raciale, mais la grandeur de Mandela est d’avoir fait accepter par les différentes communautés, de cohabiter dans une Afrique du Sud fondée sur les principes de la démocratie sociale et politique. La comparaison entre Mandela et Messali est fort intéressante. La démarche des deux hommes pour élaborer leur doctrine sur le nationalisme est identique : connaissance du marxisme et intégration de sa doctrine dans le programme du nationalisme (l’expropriation des Banques, des mines, réforme agraire, libertés démocratiques, laïcité de l’État, Constituante élue au suffrage universel par tous les habitants du pays (Noirs, Européens, Métis, Indous) en Afrique du Sud, (Européens, Juifs et Musulmans) en Algérie. Même intérêt pour les syndicats et l’émancipation des femmes, même conception des problèmes internationaux et enfin création d’une section armée de l’ANC sous la direction de Mandela, création de l’Organisation Spéciale (OS) sous la direction de Messali. À la sortie de prison, le président De Klerk a tendu la main à Mandela et après l’abrogation de l’apartheid, ils ont élaboré ensemble une solution démocratique (des élections libres à une Assemblée constituante souveraine) offrant toutes les garanties aux minorités blanches, hindous et métis. 16 ans après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud connaît de graves problèmes sociaux et raciaux, des inégalités, le Sida et une criminalité aiguë. Il n’en reste pas moins que l’espoir est permis puisque toutes les populations ont adopté des institutions démocratiques et qu’ils se considèrent comme citoyens d’une même patrie. Le cas le plus symbolique est la remise par le président Mandela de la coupe à l’équipe de rugby championne du monde, une équipe formée que de blancs. En Algérie, qui n’a pas connu l’apartheid et 50 ans après, force est de constater que Messali Hadj après sa libération en 1959 et son acceptation du discours de de Gaulle sur l’autodétermination n’a pas été reçu par le président français. À la différence de De Klerk, il a préféré négocier avec le FLN/GPRA pour conserver les investissements du Grand capital, le pétrole, la base Mers el-Kébir et les bases atomiques du Sahara. Sans état d’âme, il a créé les conditions pour un exode massif de tous les Européens, le massacre des harkis et des messalistes et l’installation à Alger d’un État militaro-policier avec l’Islam comme religion d’État. Le résultat est là et ne cherchons pas à créer, comme à Rome, un culte impérial pour un chef d’État qui n’a pas eu ni l’intelligence, ni la sagesse du président sud-afri
    cain De Klerk.

    Jacques Simon, 23 juin 2010 [Postez un commentaire] Postez un commentaire [Réactions] Réactions (1 poste(s)) Votre nom : E-mail : Réagir à l’article Tapez le code se trouvant sur l’image : Image : Code :

    – Commentaire :Posté par Kanoun, 27 Juin, 2010

    Cet article permet de reconfirmer le rôle de Messali hadj dans la dérive arabiste.Messali hadj né à Tlemcen mais de grands-parents originaires de Kabylie a été un fossoyeur du caractère berbère de l’Algérie.l’Intérêt de cette affirmation est dans le fait que l’Oranie, notamment Oran et Tlemcen ont connu une forte migration de kabyles sous la période turque et surtout après 1830, migrants qui, d’un côté sont arabisés, alliés aux Zénatis(Chaouis),habitants de l’Oranie ,e de l’autre,investis l’État algérien par le biais de l’Armée des frontières, armée qui s’est constituée à Oujda en 1959, pris le pouvoir en 1962 et imposé l’arabisation de l’Algérie, un mouvement qui progressivement a abouti à faire dire à la majorité des Algériens ce qu’ils ne sont pas :des Arabes que, plus encore,on a éduqué à rejeter leurs origines berbères.Le texte suivant de Madih, publié en Post relate bien le rejet de la berbérité par Messali hadj et sa mouvance.(17 juin 2010,’’cette romperieuniverselle…) ******Voici narrées les péripéties d’une injustice historique vieille de plus de 80 ans et dont les ramifications négationnistes survivent intensément à nos jours. A propos du vocable « Maghreb arabe ».. Partie 01 : En 1949 : Ali Yahia Cid dit Rachid, étudiant en droit à Paris et membre du Comité directeur de la Fédération de France du PPA/MTLD, réussit à faire voter une motion dénonçant le mythe d’une Algérie arabo-islamique et défend la thèse de l’Algérie algérienne. Elle est acceptée à une majorité écrasante : 28 voix sur 32.« A la fédération de France du MTLD, il y avait 32 membres dont 28 à l’initiative de Rachid Ali Yahya, étudiant, et sous l’impulsion de militants kabyles notamment Benaï Ouali, Ferah Ali, Oubouzar et d’autres, disaient « nous nous battons pour la démocratie, la laïcité, l’indépendance et pour une Algérie algérienne ». Messali et ses partisans, y compris ceux du comité central, disaient « l’Algérie est un pays arabe. Elle doit se tourner vers les pays du proche orient, devenir une composante de la nation arabe. L’Algérie est un pays musulman, il faut promouvoir la religion musulmane ». Et les responsables kabyles même ceux faisant partie de l’O.S, disaient « oui, aux revendications berbères mais pas de façon prématuré, il faut d’abord obtenir l’indépendance avant de poser le problème berbère ». L’indépendance est acquise et la question berbère est carrément occultée ! Aux élections législatives de novembre 46, Messali, sorti de prison le 11août 46, décide de participer au scrutin sous la recommandation d’Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe. Bennai Ouali et Amar Ould-Hamouda préconisent au contraire la clandestinité totale et la préparation immédiate de la lutte armée. En 1947, Amar Imache et Si Djilani créent le « Parti de l’Unité Algérienne » qui se propose de clarifier la religion musulmane et de combattre le fanatisme. En juin 1947, Messali créa un hebdomadaire d’information en langue arabe : El Maghreb El Arabi et ce, pour la première fois dans l’histoire du mouvement national algérien qu’un organe porte le qualificatif arabe. Les dirigeants arabo- islamiques réunis au Caire en 1947, créent le 5 janvier 1948 le « Comité de libération du Maghreb Arabe dont le manifeste proclame : le Maghreb Arabe doit son existence à l’islam, il a vécu par l’islam ; et c’est selon l’islam qu’il continuera à se diriger au cours de son avenir(…)Le Maghreb arabe fait indissolublement partie des pays arabes et sa collaboration avec la Ligue Arabe est chose naturelle et nécessaire(M. Kaddache). Cette proclamation est suivie aussitôt d’une offensive des milieux arabo-islamiques contre les Kabyles. Les Ouléma exige la suppression de la chaîne kabyle de Radio-Alger et déclarent dans leur organe El-Baçair que les Kabyles ne seraient des Algériens à part entière que lorsqu’ils auront « cessé de chuchoter ce jargon(la langue kabyle) qui nous écorche les oreilles » Ait Ahmed. Les Kabyles, suite à ces événements ripostent contre la centralisation et la personnification du pouvoir.***** Partie 02 : Messali contre attaque en lançant au mois de septembre 48 un « Appel aux Nations Unies » dans lequel il fait remonter l’histoire de l’Algérie à la conquête arabe et soutient que l’Algérie fait « partie intégrante du monde arabe d’Occident connu sous le nom de Maghreb Arabe » Ait Ahmed réponds en insistant sur le caractère algérien de l’Algérie et de la révolution en cours. Et les Ouléma, nos savants trouvent facilement le rythme poétique pour prouver que « nous ne savons même pas fabriquer une allumette ». Le rapport du chef de l’OS, Ait Ahmed, précise que « les idées d’indépendance, de révolution et de démocratie forment la trame de l’opinion populaire » et s’adressant à la direction, à Messali, il lui demande de convaincre l’Istiqlal de construire moins de mosquées et de médersa, de nous consentir un emprunt et de plaider notre cause auprès de la Ligue Arabe. ce rapport est, bien entendu, resté lettre morte car étant à contre courant de l’idéologie de la direction de la Ligue Arabe et du « Comité de libération du Maghreb Arabe ». L’adoption de ce rapport qualifié de « grand texte théorique de la révolution algérienne » (J.L Hurst) et « ce document est l’analyse la plus cohérente et la plus radicale produite alors par un dirigeant algérien » (M. Harbi). Bennai Ouali et Amar Ould-Hamouda tentent de clarifier la question nationale en préconisant l’égalité des langues et des cultures berbères et arabes et « sur les 32 membres du Comité fédéral de France,28 ont voté, en novembre 48, le rejet de toute idée d’une Algérie arabe et musulmane et se prononce pour la thèse de l’Algérie algérienne » M. Harbi. Messali réagit violemment en mettant fin aux activités à la fédération de France et en dénonçant le « complot berbériste » « manipulé » par le colonialisme. De violents affrontements ont lieu en France et en Algérie. La direction de Messali fait part de l’ « existence d’un parti fractionniste : le parti populaire kabyle (PPK). Elle déclenche alors une lutte acharnée contre les « berbéro-matérialistes » et répand la rumeur selon lesquelles les communistes auraient appuyé en sous-main la « scission berbériste ». L’amalgame « berbéro-matérialiste »= communiste (qui sont contre l’indépendance nationale)= Union soviétique (qui a fortement soutenu la création de l’Etat d’Israel, hostile à la Ligue Arabe), renforce l’anathème contre les Kabyles. En France des loyalistes s’attaquent aux cafés fréquentés par les berbéristes. En Algérie, livrés aux Renseignements Généraux par les fideles à Messali, Amar Ould-Hamouda, Said Oubouzar, Omar Oussedik et Omar Boudaoud sont arrêtés. Après ces arrestations, la direction se réunit au mois de juillet à Alger, en l’absence du chef de l’OS, Ait Ahmed, et décide de l’exclusion de tous les dirigeants Kabyles arrêtés, la dissolution des sections de l’OS en Kabylie et l’arrivée de Ben Bella en remplacement d’Ait Ahmed à la tête de l’Organisation secrète ». Victimes de la répression coloniale, combattus au nom de l’Islam par la direction du parti, par les Ouléma, par le « Comité de libération du Maghreb arabe » et la Ligue Arabe, démunis de moyens financiers, les « berbéro-matérialistes » ont préféré abdiquer. Mais ce n’était que partie remise

    [Source->http://www.lematindz.net/news/3187-controverse-nelson-mandela-et-messali-hadj-un-meme-combat-.html]

  9. {{Nelson Mandela denonce le colonialisme arabo-islamo-nazi en Algerie}}

    CONTROVERSE : Nelson Mandela et Messali Hadj : un même combat !

    Dans un livre autobiographique : « Un long chemin de la liberté », Fayard, 1995, Nelson Mandela se raconte. Il est né le 18 juillet 1918, à Qunu, un petit village traditionnel de l’ancien bantoustan du Transkei. Son père, de la famille royale des Thembus, étant polygame, l’enfant a vécu au sein d’une famille traditionnelle nombreuse. Nelson parle de son enfance, de sa scolarité à la mission, puis au lycée et de ses études de droit à l’université de Fort Harare. Là, il prend contact avec des cadres du parti communiste qui militent dans l’ANC. Intéressé, il se plonge dans l’étude des classiques du marxisme pour étudier la philosophie du matérialisme historique et dialectique, ce qui « l’aide à voir la situation autrement qu’à travers le prisme des relations entre Noirs et Blancs », il ne devient pas communiste, sans être hostile à un parti dont les militants sont des cadres-organisateurs des syndicats et qui n’est pas le relais de la politique de l’État soviétique. En 1943, membre fondateur et leader de la Ligue de la jeunesse de l’ANC, il est le principal rédacteur d’unManifeste qui formule le programme du nationalisme sud-africain : « L’Afrique du Sud est un pays qui compte quatre principales nationalités, dont trois (les Européens, les Indiens et les métis) sont minoritaires, et trois (les Africains, les métis et les Indiens subissent une oppression nationale. […] Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas contre les Européens en tant que tels – nous ne sommes pas contre l’Européen en tant qu’être humain –, mais nous sommes totalement et irrévocablement opposés à la domination et à l’oppression blanches. […] Nous ne sommes pas opprimés en tant que classe, mais en tant que peuple, en tant que nation. » En 1948, l’apartheid est promulgué. L’année suivante, l’ANC abandonne à son congrès de Bloemfontein, quarante ans de respect scrupuleux de la légalité et adopte la Charte de la Ligue de la jeunesse : structuration de l’ANC, actions de masse, grèves, boycott, désobéissance civile et refus de coopérer avec le régime. Élu à la présidence de la Ligue des jeunes de l’ANC en 1951, Mandela critique le Parti libéral qui ne propose que des réformes tout en restant dans le cadre du régime de l’apartheid et il invite les Blancs à rejoindre l’ANC : « Nous, membres du mouvement de libération non européen, nous ne sommes pas racistes. Nous sommes convaincus qu’il existe parmi les Blancs des milliers de démocrates honnêtes qui sont prêts à défendre fermement et courageusement une égalité inconditionnelle et à renoncer complètement à la « suprématie blanche ». Mais on ne peut construire aucune alliance véritable sur les sables mouvants du faux-fuyant, de l’illusion et de l’opportunisme. » Mandela mène une vigoureuse campagne pour l’abolition des lois discriminatoires. Il est arrêté, libéré puis arrêté de nouveau en 1956. Il précise alors certains points de la Charte : « La Charte est beaucoup plus qu’une simple liste de demandes pour des réformes démocratiques. C’est un document révolutionnaire précisément parce que les changements qu’elle envisage ne pourront être réalisés sans briser le cadre économique et politique actuel de l’Afrique du Sud. […] Mais si la Charte réclame des changements démocratiques de grande envergure, ce n’est en aucun cas le projet d’un État socialiste, mais le programme pour l’unification des différentes classes et communautés sur une base démocratique. Il est vrai qu’en demandant la nationalisation des banques, des mines d’or et de la terre, la Charte porte un coup fatal aux monopoles financiers et miniers et aux intérêts des fermiers qui pendant des siècles ont pillé ce pays et condamné son peuple à la servitude. Mais cela est impératif, car la réalisation de la Charte est inconcevable, en fait impossible si ces monopoles ne sont pas écrasés et si la richesse nationale n’est pas rendue au peuple. » L’ANC étant interdite, Mandela fait adopter la création de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC et il entre dans la clandestinité. Il se rend au Royaume uni, en Éthiopie où il reçoit une formation militaire, en Tunisie et en Algérie. À son retour, il est arrêté, condamné à perpétuité ; il est emprisonné au bagne de Robben Island qu’il ne quittera que le 11 février 1990 après 27 ans de détention. En novembre 1992, Mandela divorce de Winnie, sa seconde femme, devenue encombrante. Président de l’ANC redevenu un parti légal en 1991, il mène des négociations avec le président De Klerk qui aboutissent lorsque l’ANC renonce à la lutte armée. En septembre 1992, les deux dirigeants qui reçoivent conjointement le Prix Nobel de la paix signent un document qui préconise la tenue d’une Assemblée constituante, une constitution provisoire et un gouvernement de transition. Le 27 avril 1994, l’Afrique du Sud connaît ses premières élections libres. L’ANC ayant remporté 62 % des voix, Mandela devient le premier président de la République sud-africaine postapartheid. Le 18 juillet 1998, Mandela se marie avec Graça Machel, la veuve de Samora Machel. Estimant sa tâche terminée, Mandela passe le flambeau à Thabo Mbeki, son viceprésident. Invictus, le film de Clint Eastwood a proposé une version un peu hollywoodienne de la réconciliation raciale, mais la grandeur de Mandela est d’avoir fait accepter par les différentes communautés, de cohabiter dans une Afrique du Sud fondée sur les principes de la démocratie sociale et politique. La comparaison entre Mandela et Messali est fort intéressante. La démarche des deux hommes pour élaborer leur doctrine sur le nationalisme est identique : connaissance du marxisme et intégration de sa doctrine dans le programme du nationalisme (l’expropriation des Banques, des mines, réforme agraire, libertés démocratiques, laïcité de l’État, Constituante élue au suffrage universel par tous les habitants du pays (Noirs, Européens, Métis, Indous) en Afrique du Sud, (Européens, Juifs et Musulmans) en Algérie. Même intérêt pour les syndicats et l’émancipation des femmes, même conception des problèmes internationaux et enfin création d’une section armée de l’ANC sous la direction de Mandela, création de l’Organisation Spéciale (OS) sous la direction de Messali. À la sortie de prison, le président De Klerk a tendu la main à Mandela et après l’abrogation de l’apartheid, ils ont élaboré ensemble une solution démocratique (des élections libres à une Assemblée constituante souveraine) offrant toutes les garanties aux minorités blanches, hindous et métis. 16 ans après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud connaît de graves problèmes sociaux et raciaux, des inégalités, le Sida et une criminalité aiguë. Il n’en reste pas moins que l’espoir est permis puisque toutes les populations ont adopté des institutions démocratiques et qu’ils se considèrent comme citoyens d’une même patrie. Le cas le plus symbolique est la remise par le président Mandela de la coupe à l’équipe de rugby championne du monde, une équipe formée que de blancs. En Algérie, qui n’a pas connu l’apartheid et 50 ans après, force est de constater que Messali Hadj après sa libération en 1959 et son acceptation du discours de de Gaulle sur l’autodétermination n’a pas été reçu par le président français. À la différence de De Klerk, il a préféré négocier avec le FLN/GPRA pour conserver les investissements du Grand capital, le pétrole, la base Mers el-Kébir et les bases atomiques du Sahara. Sans état d’âme, il a créé les conditions pour un exode massif de tous les Européens, le massacre des harkis et des messalistes et l’installation à Alger d’un État militaro-policier avec l’Islam comme religion d’État. Le résultat est là et ne cherchons pas à créer, comme à Rome, un culte impérial pour un chef d’État qui n’a pas eu ni l’intelligence, ni la sagesse du président sud-afri
    cain De Klerk.

    Jacques Simon, 23 juin 2010 [Postez un commentaire] Postez un commentaire [Réactions] Réactions (1 poste(s)) Votre nom : E-mail : Réagir à l’article Tapez le code se trouvant sur l’image : Image : Code :

    – Commentaire :Posté par Kanoun, 27 Juin, 2010

    Cet article permet de reconfirmer le rôle de Messali hadj dans la dérive arabiste.Messali hadj né à Tlemcen mais de grands-parents originaires de Kabylie a été un fossoyeur du caractère berbère de l’Algérie.l’Intérêt de cette affirmation est dans le fait que l’Oranie, notamment Oran et Tlemcen ont connu une forte migration de kabyles sous la période turque et surtout après 1830, migrants qui, d’un côté sont arabisés, alliés aux Zénatis(Chaouis),habitants de l’Oranie ,e de l’autre,investis l’État algérien par le biais de l’Armée des frontières, armée qui s’est constituée à Oujda en 1959, pris le pouvoir en 1962 et imposé l’arabisation de l’Algérie, un mouvement qui progressivement a abouti à faire dire à la majorité des Algériens ce qu’ils ne sont pas :des Arabes que, plus encore,on a éduqué à rejeter leurs origines berbères.Le texte suivant de Madih, publié en Post relate bien le rejet de la berbérité par Messali hadj et sa mouvance.(17 juin 2010,’’cette romperieuniverselle…) ******Voici narrées les péripéties d’une injustice historique vieille de plus de 80 ans et dont les ramifications négationnistes survivent intensément à nos jours. A propos du vocable « Maghreb arabe ».. Partie 01 : En 1949 : Ali Yahia Cid dit Rachid, étudiant en droit à Paris et membre du Comité directeur de la Fédération de France du PPA/MTLD, réussit à faire voter une motion dénonçant le mythe d’une Algérie arabo-islamique et défend la thèse de l’Algérie algérienne. Elle est acceptée à une majorité écrasante : 28 voix sur 32.« A la fédération de France du MTLD, il y avait 32 membres dont 28 à l’initiative de Rachid Ali Yahya, étudiant, et sous l’impulsion de militants kabyles notamment Benaï Ouali, Ferah Ali, Oubouzar et d’autres, disaient « nous nous battons pour la démocratie, la laïcité, l’indépendance et pour une Algérie algérienne ». Messali et ses partisans, y compris ceux du comité central, disaient « l’Algérie est un pays arabe. Elle doit se tourner vers les pays du proche orient, devenir une composante de la nation arabe. L’Algérie est un pays musulman, il faut promouvoir la religion musulmane ». Et les responsables kabyles même ceux faisant partie de l’O.S, disaient « oui, aux revendications berbères mais pas de façon prématuré, il faut d’abord obtenir l’indépendance avant de poser le problème berbère ». L’indépendance est acquise et la question berbère est carrément occultée ! Aux élections législatives de novembre 46, Messali, sorti de prison le 11août 46, décide de participer au scrutin sous la recommandation d’Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe. Bennai Ouali et Amar Ould-Hamouda préconisent au contraire la clandestinité totale et la préparation immédiate de la lutte armée. En 1947, Amar Imache et Si Djilani créent le « Parti de l’Unité Algérienne » qui se propose de clarifier la religion musulmane et de combattre le fanatisme. En juin 1947, Messali créa un hebdomadaire d’information en langue arabe : El Maghreb El Arabi et ce, pour la première fois dans l’histoire du mouvement national algérien qu’un organe porte le qualificatif arabe. Les dirigeants arabo- islamiques réunis au Caire en 1947, créent le 5 janvier 1948 le « Comité de libération du Maghreb Arabe dont le manifeste proclame : le Maghreb Arabe doit son existence à l’islam, il a vécu par l’islam ; et c’est selon l’islam qu’il continuera à se diriger au cours de son avenir(…)Le Maghreb arabe fait indissolublement partie des pays arabes et sa collaboration avec la Ligue Arabe est chose naturelle et nécessaire(M. Kaddache). Cette proclamation est suivie aussitôt d’une offensive des milieux arabo-islamiques contre les Kabyles. Les Ouléma exige la suppression de la chaîne kabyle de Radio-Alger et déclarent dans leur organe El-Baçair que les Kabyles ne seraient des Algériens à part entière que lorsqu’ils auront « cessé de chuchoter ce jargon(la langue kabyle) qui nous écorche les oreilles » Ait Ahmed. Les Kabyles, suite à ces événements ripostent contre la centralisation et la personnification du pouvoir.***** Partie 02 : Messali contre attaque en lançant au mois de septembre 48 un « Appel aux Nations Unies » dans lequel il fait remonter l’histoire de l’Algérie à la conquête arabe et soutient que l’Algérie fait « partie intégrante du monde arabe d’Occident connu sous le nom de Maghreb Arabe » Ait Ahmed réponds en insistant sur le caractère algérien de l’Algérie et de la révolution en cours. Et les Ouléma, nos savants trouvent facilement le rythme poétique pour prouver que « nous ne savons même pas fabriquer une allumette ». Le rapport du chef de l’OS, Ait Ahmed, précise que « les idées d’indépendance, de révolution et de démocratie forment la trame de l’opinion populaire » et s’adressant à la direction, à Messali, il lui demande de convaincre l’Istiqlal de construire moins de mosquées et de médersa, de nous consentir un emprunt et de plaider notre cause auprès de la Ligue Arabe. ce rapport est, bien entendu, resté lettre morte car étant à contre courant de l’idéologie de la direction de la Ligue Arabe et du « Comité de libération du Maghreb Arabe ». L’adoption de ce rapport qualifié de « grand texte théorique de la révolution algérienne » (J.L Hurst) et « ce document est l’analyse la plus cohérente et la plus radicale produite alors par un dirigeant algérien » (M. Harbi). Bennai Ouali et Amar Ould-Hamouda tentent de clarifier la question nationale en préconisant l’égalité des langues et des cultures berbères et arabes et « sur les 32 membres du Comité fédéral de France,28 ont voté, en novembre 48, le rejet de toute idée d’une Algérie arabe et musulmane et se prononce pour la thèse de l’Algérie algérienne » M. Harbi. Messali réagit violemment en mettant fin aux activités à la fédération de France et en dénonçant le « complot berbériste » « manipulé » par le colonialisme. De violents affrontements ont lieu en France et en Algérie. La direction de Messali fait part de l’ « existence d’un parti fractionniste : le parti populaire kabyle (PPK). Elle déclenche alors une lutte acharnée contre les « berbéro-matérialistes » et répand la rumeur selon lesquelles les communistes auraient appuyé en sous-main la « scission berbériste ». L’amalgame « berbéro-matérialiste »= communiste (qui sont contre l’indépendance nationale)= Union soviétique (qui a fortement soutenu la création de l’Etat d’Israel, hostile à la Ligue Arabe), renforce l’anathème contre les Kabyles. En France des loyalistes s’attaquent aux cafés fréquentés par les berbéristes. En Algérie, livrés aux Renseignements Généraux par les fideles à Messali, Amar Ould-Hamouda, Said Oubouzar, Omar Oussedik et Omar Boudaoud sont arrêtés. Après ces arrestations, la direction se réunit au mois de juillet à Alger, en l’absence du chef de l’OS, Ait Ahmed, et décide de l’exclusion de tous les dirigeants Kabyles arrêtés, la dissolution des sections de l’OS en Kabylie et l’arrivée de Ben Bella en remplacement d’Ait Ahmed à la tête de l’Organisation secrète ». Victimes de la répression coloniale, combattus au nom de l’Islam par la direction du parti, par les Ouléma, par le « Comité de libération du Maghreb arabe » et la Ligue Arabe, démunis de moyens financiers, les « berbéro-matérialistes » ont préféré abdiquer. Mais ce n’était que partie remise

    [Source->http://www.lematindz.net/news/3187-controverse-nelson-mandela-et-messali-hadj-un-meme-combat-.html]

  10. {{Message au criminel antikabyle qui a ecrit l’article, pas au commentateur que je salut pour son intervention salvatrice.}}

    {{Les trompeurs et terroristes colons arabo-nazislamistes ont tendance a coller l’origine kabyle a tous les les ennemis des Kabyles et des Amazighs. Faites attention quand meme, car les colons egorgeurs nazis arabo-islamistes ne dormiront pas tant qu’ils n’ont pas eu la peau de tout le peuple kabyle !}}

     » votre analyse vaut son pesant de cacahuettes. Vous l’avez entammee avec un mensonge grand « COMME-CA », et vous l’avez terminee en queue de poisson qui donne une idee claire quelle ecole vous venez. Vous dites, je cite : Messali El-Hadj est de grands-parents originaires de la kabylie ». Vous voulez induirer en erreur qui au juste ? Peut-etre vous voulez faire croire aux lecteurs kabyles que c’est leur ailleux qui etaient les fossoyeurs du caractere berbere de l’Algerie. Autrement dit, ce n’etaient pas les arabes qui ont imposes la langue arabe au detriment de Tamazighte. Messali El-Hadj, de son vrai Messali Ahmed est originaire de Tlemcen, c’est un Kourougli (de grand pere Turcs et de mere arabe). Il etait influence par l’ideologie islamo-arabe, ils nourrisait une haine viscerale envers les kabyles, comme Bennai Ouali, Amar Ould-Hamouda la reconnaissance de la langue berbere au meme titre que la langue Arabe. Pour ce qui concerne son choix pour faire face au colonialisme, il a ete toujours contre la lutte armee, il a preferait la negociation avec l’ennemi. Il a tjrs conseille a ses sympathisants et aux Moudjahidines d’abandonner la lutte armee. Alors, que les Algeriens qui ont pris le maquis etaient convaincus que la politiques suivee par Messali El-Hadj ne ramenera rien de bon au peuple algerien, car pour entammer des discusion avec l’ennemi il faut avoir un moyens de pression , sinon ils seraient venerable en face de lui. Ps : un petit mot pour les pseudos-inttelos, ne vous etonnez pas si j’ai fourre mon nez dans un truc qui me depasse, ca m’arrive de jouer les intellos de temps a autre, surtout lorsque je grille un joint de marijuana))) Alors la…

  11. On ne jure comme tu le fais: « Je te jure Wallah,… » qu’en Arabie et en enfer. La Kabylie et le peuple Kabyles lutte contre l’enfer que tu invoque avec ton allah egorgeur antikabyle et antiamazigh. C’est pour cela que je pense que tu dois soit etre une victime des colons arabo-islam-nazis qui t’ont transforme en zombie au point d’evoquer Allah (le Dieu des zombies arabes) ou soit tu es un vrai zombie allaho-mahometan de naissance qui viens nous pisser dessus avec ses paroles allah-izzaniste.

    Il faut choisir ton camps l’ami, soit tu es Kabyle antizombie-allaho-islamo-nazi, soit tu es un zombie-allaho-islamo-nazi antikabyle. Arretes de tout melanger STP car on ne peut pas etre pro-kabyle et anti-kabyle en meme temps. Sachant que l’allaho-islamo-zombisme est anti-kabyle a 2000 pour cent!

    Merci pour ta comprehension!

  12. Dans son testament version hymne nationale « AƔUṚU ».

    MATOUB déclarait bien que la solution ,le remède ,c’est l’autonomie..

    MATOUB: Ddwa-s an cerreg tamurt

    Comme quoi ,il était en avance sur tout ce beau monde algérianiste.

    c’est cela être réaliste..

  13. Dans son testament version hymne nationale « AƔUṚU ».

    MATOUB déclarait bien que la solution ,le remède ,c’est l’autonomie..

    MATOUB: Ddwa-s an cerreg tamurt

    Comme quoi ,il était en avance sur tout ce beau monde algérianiste.

    c’est cela être réaliste..

  14. [Une tres belle chanson a ecouter le plus vite possible->http://www.dailymotion.com/video/x1hq3e_amirouche-hymne-a-boudiaf_music]

    Thanmith ayithmathen azizen

  15. [Une tres belle chanson a ecouter le plus vite possible->http://www.dailymotion.com/video/x1hq3e_amirouche-hymne-a-boudiaf_music]

    Thanmith ayithmathen azizen

  16. Dans l’histoire humaine, il y a toujours eu, dans chaque nation et chez chaque peuple, les grands et les petits hommes ou femmes, comme cela existe en Kabylie.
    Les petits (es), aujourd’hui, ont choisi le camp « Algérianiste » c’est facile, c’est simple, c’est sans danger, sans sacrifice, sans prison, sans élimination, on continue comme ça jusqu’a ce que les petits enfants leurs diront « Je ne comprends pas la langue que tu me parles’.
    Je suis Kabyle né à Alger et, aucun de mes frères et mes soeurs ne parle le Kabyle, comme tous les Kabyles qui ont quitté la Kabylie.
    Mais il y a les grands (es) qui eux, veulent un espace autonome pour mieux conserver la langue, seule trace et preuve de leur Kabylité et identité, ceux la sont honorables et leurs noms fleuriront les rues et boulevards dans un siècle, pendant que les autres seront oubliés comme s’ils n’ont jamais exister.
    Alors Algérianistes, votre philosophie mesquine, fait rire même les Arabes, a votre avis qui est le plus respecté dans la conscience des Algériens d’autres régions, vous ou les Autonomistes? lorsque l’on sait que même Messali n’éffleure aucun esprit devant un Ben Boulaid, ou Didouche Mourad.
    Matoub, a toujours joui de mon grand respect, il reste le personnage emblèmatique de la Kabylie à mes yeux, quant aux membres de la fondation, qu’il n’a pas demandé d’ailleurs, ils doivent cesser de se cacher derrière son cul et mener le combat qui s’impose en sa mémoire.

  17. Dans l’histoire humaine, il y a toujours eu, dans chaque nation et chez chaque peuple, les grands et les petits hommes ou femmes, comme cela existe en Kabylie.
    Les petits (es), aujourd’hui, ont choisi le camp « Algérianiste » c’est facile, c’est simple, c’est sans danger, sans sacrifice, sans prison, sans élimination, on continue comme ça jusqu’a ce que les petits enfants leurs diront « Je ne comprends pas la langue que tu me parles’.
    Je suis Kabyle né à Alger et, aucun de mes frères et mes soeurs ne parle le Kabyle, comme tous les Kabyles qui ont quitté la Kabylie.
    Mais il y a les grands (es) qui eux, veulent un espace autonome pour mieux conserver la langue, seule trace et preuve de leur Kabylité et identité, ceux la sont honorables et leurs noms fleuriront les rues et boulevards dans un siècle, pendant que les autres seront oubliés comme s’ils n’ont jamais exister.
    Alors Algérianistes, votre philosophie mesquine, fait rire même les Arabes, a votre avis qui est le plus respecté dans la conscience des Algériens d’autres régions, vous ou les Autonomistes? lorsque l’on sait que même Messali n’éffleure aucun esprit devant un Ben Boulaid, ou Didouche Mourad.
    Matoub, a toujours joui de mon grand respect, il reste le personnage emblèmatique de la Kabylie à mes yeux, quant aux membres de la fondation, qu’il n’a pas demandé d’ailleurs, ils doivent cesser de se cacher derrière son cul et mener le combat qui s’impose en sa mémoire.

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