Qu’allons-nous manger si la Kabylie devient autonome ?

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ECONOMIE (Tamurt) – L’une des clés de la prospérité des peuples, si ce n’est la plus importante, réside dans leurs capacités à créer des richesses. Une nation acquit la considération, l’admiration et le respect du reste du monde en s’imposant comme étant une pièce qui tire vers le haut, une économie qui sait produire des biens et services. Cela reste valable à une échelle moins étendue, comme dans le cas d’une région, une commune, voir même un village. Les inégalités dans les aptitudes à générer et à cumuler de la richesse ont constitué depuis toujours une source de curiosité et de questionnement somme toute justifiée.

D’ailleurs, en voulant expliquer pourquoi et comment certaines nations sont plus riches que d’autres qu’Adam SMITH, le père de la science économique moderne, a publié en 1776 son ouvrage « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations » (An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations). Son apport fondamental est l’attribution à la division des tâches, une forme organisationnelle, des pouvoirs productifs. Autrement, ceux qui savent se partager les opérations dans le but d’accomplir une mission (construction d’une maison, production du vin, tissage…) font nettement mieux que le reste. En d’autres mots, la richesse est véhiculée par les Femmes et les Hommes. Depuis, les intellectuels sont continuellement à la recherche de la bonne recette qui permet aux peuples d’améliorer leur bien-être. On s’aperçoit que le décollage économique ne relève pas du miracle, et il existe bien des fondements théoriques qui font la clé d’une croissance soutenue. On estime qu’un bon parcours doit se dérouler sur au moins 25 ans. Ne perdons pas de temps !

LES INGRÉDIENTS DE LA RECETTE

L’investissement

Si, sur le long terme, la productivité totale des facteurs reste la seule détentrice du pouvoir explicatif de la persistance de la croissance, sur le court et moyen terme l’épargne et l’investissement sont primordiaux.

L’investissement constitue un moteur dans la croissance actuelle des pays émergents. Mankiw, Romer et Weil (1992), estiment qu’un pays en phase de décollage va parcourir la moitié du chemin qui le sépare des pays avancés en une trentaine d’années en moyenne. Les recommandations des spécialistes indiquent que les taux d’investissement doivent être au moins à hauteur de 25 % du total de la richesse produite. De façon plus commune, sur l’ensemble d’une production d’une année, un quart doit être consacré à l’investissement durant l’année qui suit. Les peuples ayant une culture de réinvestissement verront en cela une bonne nouvelle !

En effet, l’acte d’investir résulte d’un arbitrage entre consommation immédiate et espérance de profit ; c’est un risque de par sa nature, notamment lorsqu’il s’agit de grands investissements. C’est pour cela que, les politiques macroéconomiques, la gestion des projets ainsi que l’environnement forment des gages de réussite. Dans le cas d’une défaillance, les investissements seraient tous vraisemblablement improductifs, sinon inexistants. A fortiori, le problème ne réside plus dans la quantité des investissements qui est au départ nécessaire, mais plutôt dans la qualité de ces derniers. Un espace économique doit alors être préparé à absorber des flux d’investissement. À titre d’exemple, une région où règnent insécurité et criminalité est à coup sûr répulsive. Les investisseurs n’ont pas de préférence régionale, leur intérêt est guidé par le profit.

L’ouverture

Toutes les expériences réussies en matière de développement économique ont un fort lien avec l’ouverture. C’est grâce à cette dernière qu’un pays pourrait rattraper son retard, notamment technologique. Avec l’importation de nouvelles techniques de production, voire même de nouveaux produits sur le marché international, les producteurs locaux seront incités à apprendre et à mieux faire. L’internationalisation d’une économie offre des possibilités aux entreprises locales d’accéder à des marchés de grande taille, de bénéficier par conséquent des économies d’échelle, et d’améliorer leur productivité.

Le rattrapage des pays du Sud asiatique est un exemple sans équivoque ; fruit de l’ouverture, mais aussi d’une politique efficace d’éducation, de formation, d’innovation et d’une politique macroéconomique stable. Avoir un œil sur le monde extérieur permet de se comparer aux autres, confère aux peuples un étalon de valeur et de mesure. Cependant, l’ouverture à elle seule ne peut pas assumer la réalisation d’une croissance à long terme, c’est-à-dire la capacité de produire des biens et services de façon soutenue. La capacité et la volonté des peuples et leurs gouvernants à sortir de la pauvreté demeurent une condition fondamentale dans la réalisation d’un surcroit de richesse. Il faut qu’une confiance règne entre les deux parties, sans quoi les projets sont compromis.

L’intégration sur le marché mondial augmente les capacités de production des nations en leur conférant de nouveaux avantages comparatifs, des capacités que les autres maîtrisent moins bien. Cependant, la construction de ce type d’avantages dépend crucialement d’une politique économique stratégique et l’ouverture à elle seule ne la garantit pas. Parlant d’ouverture, la diversification de l’économie s’impose. Que pouvons-nous espérer si notre économie n’offre qu’un seul bien, notamment s’il était une matière première ? Il serait alors une grossière erreur de vouloir assoir son développement économique sur une ressource naturelle. Ces dernières constituent un avantage qui peut se transformer en une malédiction, connue sous l’appellation du : « dutch disease » (le mal hollandais).

Les institutions

Une caractéristique commune aux pays riches : une administration publique de plus en plus compétente, crédible et motivée. L’un des volets les plus importants qu’il faut créer dans les régions les moins développées consiste à consolider les fondements institutionnels . Garantir la formation de la richesse sur le long terme et sortir du sous-développement nécessitent une stratégie claire et bien établie par les pouvoirs publics. Si ces derniers ne sont pas crédibles et convaincants, ils n’arriveront pas à associer l’ensemble de la population à leur projet. Si les gouvernés ne sont pas convaincus que les réformes et les bouleversements engagés ne se soldent pas par une amélioration de leur niveau de vie et que les gains espérés ne valent pas les efforts à fournir, l’efficacité économique ne sera pas élevée. Que disons-nous si les gouvernants n’ont aucune intention de bien faire ?

Les annexes, ci-dessous, montrent que l’ensemble des mesures et des caractéristiques qui peuvent mener à réaliser de la richesse sur le long terme est sujet à une forte implication des pouvoirs publics. Sans la mise en place des institutions qui accompagnent les bons résultats macroéconomiques, dictent le rythme de l’ouverture, crédibilisent les actions publiques et régulent le marché, la croissance ne sera a fortiori qu’aléatoire et occasionnelle. Et si en face de nous il y a des institutions sourdes ?

Le rôle des institutions et de l’État ne se limite pas uniquement à un rôle juridique et réglementaire, il est aussi associé entre autres à la fourniture des infrastructures performantes et modernes, à la création d’un système éducatif capable de produire les connaissances dont le marché de travail a besoin, et à la mise en place d’un système de santé publique. En somme, pour réussir sa sortie du sous-développement, il faut que tous les acteurs de la société soient sur la même orbite, visent le même objectif et travaillent l’un à côté de l’autre.

L’efficacité

Si nous observons la figure ci-après, nous trouverons que le rôle assigné à la géographie n’est pas déterminant dans la réalisation de la croissance face au commerce international et aux institutions. La comparaison de trois nations: l’Australie, l’Île Maurice et le Botswana peut servir de leçon. Le premier est le seul pays riche et fait partie de l’OCDE [[Organisation de coopération et de développement économiques ]] qui contient de vastes espaces désertiques et des sols de très mauvaise qualité. Le deuxième pays est prisonnier de sa mono-exportation, et malmené par la détérioration des termes de l’échange, autrement dit à travers le temps on doit exporter davantage pour en importer des quantités fixes. Si la comparaison entre les deux premières économies semble exagérée, elle est grandement justifiée pour les deux dernières. Le Botswana non seulement géographiquement désavantagé, mais n’a pas d’ouverture littorale. Cela ne l’a guère empêché de réaliser de meilleures performances que l’île Maurice. Les deux pays africains ont les mêmes mauvaises conditions initiales ; toutefois, avec de bonnes institutions on peut surmonter les contraintes géographiques. Cela nous fait dire que la richesse est l’œuvre de la réflexion humaine avant qu’elle soit sous-terraine. L’ensemble des études économiques, théoriques ou empiriques, préconise la diversification de l’économie. Un peuple qui aspire à un développement doit accroître sa productivité et diversifier sa production. La problématique de la productivité est au cœur même des pays les plus développés de l’OCDE, les nations se soucient de leur position. La solution se trouve dans le savoir et la connaissance.

CONCLUSION

La réflexion menée dans ce petit exposé a comme mission de libérer les esprits de la question « Qu’allons-nous manger ? » et de les guider à se poser la bonne : « Qu’allons nous produire ? Que pouvons-nous produire ? ». Évidemment, la réponse à la première semble plus facile et cache un sous-entendant d’un droit. Les deux dernières en revanches sont plus complexes, difficiles et cachent un vrai sens d’autonomie, de responsabilité et surtout du devoir. Ceux qui craignent l’absence du pétrole ou toute autre forme de ressources naturelles condamnent l’initiative d’aller vers l’avant. La prospérité des peuples émane des compétences de ses femmes et hommes, et non des condensats. Il serait encore une autre erreur d’explorer son sous-sol afin d’y trouver un nouveau trésor ! La géographie n’est pas fatalité.

ANNEXES :
— Les caractéristiques communes d’une croissance forte et soutenue sur le long terme:
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Source: Traduit à partir de: The Growth Report (2008): Strategy for sustained Growth and inclusive development, World Bank, P 22.

— Créer de la richesse
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Source: Traduit à partir de: Dani Rodrik: institutions, integration, and geography: in search of the deep determinants of economic growth, February 2000. P27.

Par Σadel At Waεrab, doctorant en économie.

55 COMMENTS

  1. A l’heure où on parle de décroissance dans les pays qui longtemps on cru en la croissance… Vouloir faire de la croissance en Kabylie c’est foncer à tête baissée dans le mur.

  2. Je manifeste ma présence afin de relever la réflexion sur le pétrole. En effet la Kabylie, ne dispose pas de ressources en gaz et en pétrole. Contrairement aux idées reçues c’est plutôt une aubaine, car dans un premier temps aucune puissance ne viendra nous envahir ou nous manipuler pour obtenir cette ressource. De plus à l’image de pas mal de jeunes de Kabylie qui ont fainéantisé en percevant les pensions de retraite de leur parents ou grand parents, n’ont fait que devenir les esclaves d’un système que les peuples de la planète est en train de rejeter en bloc.
    Mais je m’attarderait bien plus sur des ressources dont dispose la Kabyle, qu’un multitude de peuple va nous envier dans un avenir très proche. La Kabylie dispose d’un cycle naturel de production et de réserves d’eau qui lui suffise. A cela s’ajoute une étendue considérable de terres fertiles qui n’attend que d’être travaillée (nos pseudo gouvernant ayant laissé suffisamment longtemps en jachère ces espaces). Et pour compléter le cycle de la production d’aliments non industriel (et il faut qu’il reste non industriel, afin d’anticiper immédiatement toute sorte d’intoxications), la main d’oeuvre considérable qui n’attend que de travailler. Que celle ci soit paysanne ou éduquée la Kabylie en regorge.

  3. Le sujet traité dans cet article est dépassé.

    Maintenant, il s’agit du {{comment}} et {{avec quoi}}.

    {{Comment}}: Soit une autonomie unilatérale assumée et protégée.

    {{Avec quoi}}: Le GPK sur la scène internationale + les forces patriotiques kabyles à l’intérieur + la matière grise + une délégation officielle Kabyle qui ira discuter de notre quote-part en pétrole pour lequel nous avons droit au prorata de la population habitant la kabylie.

    Point barré !

  4. Nos parents ont survécu,en mangeant des glands,du caroube,toutes sortes de plantes et on vient nous poser des questions pareilles,alors même que le pain,élément important de la ration alimentaire,pour tous las nord africains et des Kabyles,en particulier se jette par centaines de quintaux . C’est vrai qu’il y a des ventres que ne peuvent remplir que des pierres !. Quand aux cerveaux,il y a tellement d’écervelés que des questions pareilles reviennent comme des litanies .

  5. qui finance le g.p.k actuellement? comment ce fait il que ferhat discute avec le crif pour l aider a la creation d un gouvernement kabyle?

  6. Un jugement de valeur, à supprimer. Y a pas de terre ingrate sur cette planète. Y a des peuples qui avancent , y en a ceux qui stagnent et ceux qui reculent…Y a un dicton arabe qui dit « baytt Rdjal khir m bayt El mal » c’est à dire la richesse est dans les Hommes et les Femmes ! c leur force de travaill…

  7. Sans être économiste, chacun de nous a pu, à un moment donné, se poser la question suivante : {{
    qu’allons nous manger dans 10 ans, 15 ans après le tarissement des ressources pétrolières ?}}
    Signalons que nous avons déjà eu un aperçu de l’expérience épouvantable des années 1990 qui, projetée dans l’avenir, donne froid dans le dos. Tout le monde se rappelle de la chute des prix du pétrole à moins de 10 dollars dans les années 1990. Cette baisse de ressources, en plus de la conjoncture politique (qui en est le résultat) a abouti à une guerre entre requins du pouvoir algérien, habitué à manger à satiété, mais faisant face à une soudaine disette. Le résultat est guerre des clans utilisant les centaines de milliers simples gens comme chair à canon. VOILA CE QUI NOUS ATTEND dans 10, 15 ans, si nous ne prenons pas notre destin en main quand il n’y aura plus de pétrole et que les requins ressortent haches et machettes.

    La question qui se pose raisonnablement est de connaitre l’ampleur des dégât de la soumission
    de la Kabylie par les français et sa transmission, tout comme le Sahara, comme un vulgaire leg
    à l’Algérie, facilité par le manque de clairvoyance de nos élites.
    Ce qui en résulte est la dilapidation des bases économique et l’affaiblissement des structures
    sociales de la Kabylie suite à la mainmise algérienne sur nos vies en tant qu’individus et tant que peuple.
    La période « socialiste » de l’Algérie a eu pour effet, non seulement d’interdire l’initiative
    individuelle mais, pire encore, de casser nos structures économiques et sociales millénaires.
    La Kabyle a, de tout temps, était auto-suffisante. Elle s’est suffit de ses propres capacités
    et de ses ressources quand les turcs nous harcelaient durant trois siècles et nous imposaient
    une guerre presque ininterrompue. La Kabylie s’est auto-suffit même dans les conditions effroyables
    de la colonisation ou on étaient privés de nos plaines et de nos vallées cédées aux colons ou à leurs clients locaux. Les témoignages écrits et la mémoires collectives nous rappellent bien nos capacité à vivre de notre travail loin des idéologies de conquêtes liées à la religion ou au à la grandeur des empires, de leurs guerres sanglantes. Cette capacité à exploiter nos ressources tout en respectant nos forêts et notre territoire (voir comment sont gérés les bois, les terres communes des villages, des Iâarchiwen) est une constante kabyle, une des garanties d’un avenir meilleur pour une Kabylie souveraine.

    Dans son statut actuel, LA KABYLIE MORCELEE, DILUEE dans le magma algérien, lui même dilué dans la chimérique nation arabe, nous a valu la déception de notre émigration et son détournement
    de la terre de ses ancêtres. Notre diaspora ne retrouvant plus ses repaires, ne reconnaissant
    plus ses racines dans cette terre kabyle, que l’Algérie a sinistré à dessein en tentant
    de l’orientaliser. La perte en rentrées financières issues de l’émigration est éminemment
    plus importante que le maigre transfert d’argent du pétrole qui, de plus, est utilisé pour
    encourager l’assistanat plus que pour encourager le travail et la production.
    {{
    VOILA LA GARANTIE D’UNE FAMINE EN KABYLIE DANS 10, 15 ans :}}
    La gestion policière et martiale de la société kabyle, à l’image de ce qui se pratique ailleurs
    en Algérie, dans la pure tradition ottomane et de l’époque coloniale, l’introduction d’une mentalité
    rétrograde paradoxalement par l’école, par les média et l’administration, l’insécurité entretenue,
    la dégradation criminelle de notre environnement, de nos paysages architecturaux, la liquidation
    de nos traditions, de notre cuisine, l’ostracisme qui s’abat sur notre langue, notre culture,
    notre histoire, notre imaginaire… ont créé un climat de pourrissement, la généralisation
    du mauvais goût comme critère absolue qui ont dissuadé les touristes de venir en Kabylie et, pire encore, l’éloignement d’un segment de la société kabyle, sa diaspora de toutes générations du pays d’origine, le pays de ses ancêtres.
    Dans l’ordre algériens, Alger a eu recours à des structures politico-administratives iniques imposées
    à notre pays à partir d’Alger pour éliminer les structures millénaires kabyles et, pire, son morcellement . Ces structure que sont la wilaya. A la tête de ce corps étranger est placé le wali qui personnifie la corruption et le népotisme, parachuté directement par Alger pour casser le semblant d’assemblées de wilaya. En dessous, la daira avec un pantin lui même nommé par les autorités pour brider le semblant de maires élus. Au sein des mairies, un secrétaire général pour surveiller de plus près le maire, au cas où la mauvaise idée de servir le peuple lui passerait par tête. Sans parler du corps de répression permanente, la gendarmerie, qui a droit de vie et de mort sur tout le monde et, surtout, de protéger toutes sortes de voyous, de voleurs, de dealers et d’assassins, alliés objectifs du système. Et pour couronner le tout, une constitution qui consacre notre négation, un code de la famille rétrograde, un code communal pour empêcher tout développement local. Voila donc le dispositif appelé « autorités locales » destiné à garantir le pourrissement de la vie des kabyles, des rapports sociaux en Kabylie, à empêcher les investissements et l’éclosion des initiatives individuelles, pousser à la désertion des capacités et des capitaux locaux, la dissuasion des capitaux étrangers ou de l’émigration de venir investir en Kabylie, empêcher les échanges culturels et humains avec nos voisins méditerranéens et ailleurs dans le monde. Et le pouvoir central fait le reste avec ses orientations idéologiques diaboliques, l’entretien du racisme, l’encouragement des conflits entre les enfants de la Kabylie, l’encouragement de la haine du kabyle par la communauté algérienne, la répression par le sang…

    LA KABYLIE QUI A ETE SINISTREE PAR L’ECOLE ALGERIENNE, les média algériens, l’administration algérienne, les politiques algériennes voit ses savoirs-faire artisanaux, agraires,
    son architecture, ses croyances, ses mythes, ses arts, sa langue, son histoire, ses héros remplacés
    par l’assistanat, par des symboles rétrogrades, par la haine de soi, par un mode de vie ou l’on ne compte que sur ce qui nous vient de l’extérieur, de l’ailleurs…

    Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que nos aïeux, parents et frère ainés, avant l’apport
    des sciences et des techniques modernes qui ne sont pas la propriété de l’état algérien, bien
    au contraire, savent depuis des millénaires :
    – construire des maisons bien avant l’introduction des matériaux modernes;
    – gérer harmonieusement une communauté, un village, un aarchiw (plusieurs villages),
    les confédérations kabyles des siècles avant l’avènement des communes, des sous-préfectures – dairas, des départements – wilaya de malheurs.
    – nos parents savent, même avant l’apport des techniques modernes, et mêmes en ayant des voisins
    qui nous menaient une guerre sans merci (les ottomans), ou même en ayant perdu nos plaines et nos vallées (époque coloniales) ont su maintenir une agriculture qui, aujourd’hui, nous auraient
    valu énormément de revenus en tant que produits bio par exemple.
    – nos parents savaient, avant l’introduction des savoirs modernes, produire leurs outils de travail,
    leurs ustensiles domestiques, leurs habits, leurs armes, …
    – Nos parents connaissent les règles de l’agriculture que l’école et l »‘économie » algériennes ont
    dilapidé, marginalisé.

    LA QUESTION QUI SE POSE EST : QU’AVONS NOUS RECOLTE DE LA TUTELLE ALGERIENNE SINON L’ASSISTANAT ET LA DILAPIDATION DE NOS FORCES VITALES ?

    Tout nos atouts qui ne sont pas perdus et qui peuvent profiter des savoir et techniques modernes,
    en plus des nouveaux créneaux économiques, d’échanges? revalorisés par le marché local et ayant
    accès au marché international, selon des règle saines, avec l’introduction d’un label bio, une façade maritime de plusieurs centaines de kilomètres, sont à même d’offrir des conditions de vie, de dignité,
    de perspectives d’avenir pour nos enfants dans un environnements apaisé avec nos voisins de ce
    coté-ci et de l’autre coté de la méditerranée et avec le monde.

  8. Alors, si je comprend bien cette logique, un homme qui n’a pas le cancer, il doit attraper une tumeur et ensuite faire une chimio-thérapie… comme le disait mon prof d’économie à l’université « la croissance, ce n’est que de la production de carbone ». Par exemple, la Kabylie véritable décharge à ordure à ciel ouvert, c’est économiquement bon, parce que ça fait de la croissance! Une Kabylie propre, ça n’est pas économiquement intéressant, parce que non producteur de croissance. Alors qu’est ce qui st préférable?

    Le bien être par la production de biens… là tu montres de grosses lacunes sur l’état des sociétés de consommations en croissance. Ce sont les sociétés dont la richesse matérielle s’est accrue, mais ou les personnes sont les plus dépressives et malheureux… la consommation antidépresseurs vas en augmentant d’année en année… tu parles d’un bien être!

    Le gâteau doit être grandit? Mais, la nature, la planète Terre n’est pas extensible à volonté…

    L’idée qu’il faut, instaurer une société de consommation, une société de production et de croissance, pour ensuite la quitter, c’est d’une gabegie intellectuelle sans nom!

    C’est quoi un pays pauvres? C’est quoi le « développement »…

    Ce n’est pas parce que la sauvagerie et l’abrutissement est politiquement et médiatiquement dominant qu’il faut suivre le suicide collectif!!!

  9. En fait, il faut qu’on se mette d’accord sur les concepts. La croissance est définit par la capacité des peuples à produire leurs biens et services d’une façon durable. C’est à dire leur résultat ne doit pas être e fruit du hasard, comme l’augmentation des prix du pétrole sur le marché international ou une pluviométrie avantageuse etc. Le problème des pays, comme l’Algérie (Ou la §kabylie si vous le désirez) est un problème d’offre. On importe tout de l’étranger, et on ne produit rien. Mathématiquement, si vous commencez à produire votre blé, chemise, ordinateurs, etc…vous allez faire de la croissance et n’allez vous pas attraper un cancer !

    Les pays en développement ont une seule mission celle de faire de la croissance ! Maintenant si vous voulez laisser les autres produire pour vous, puisez dans vos ressources et importez ce dont vous avez besoin. On tombe sur une pratique quelque peu connue chez vous…ou en Alg…

  10. Il faut aussi mettre dans la balance le statut de la langue Kabyle et l’arabisation. A supposer, même à tort, qu’on « mangerait » mieux si on restait dans le « rang » (c’est à dire en reniant notre revendication autonomistes et notre identité), est ce que le Peuple Kabyle ne préférerait pas plutôt avoir faim et vivre digne avec la Langue Kabyle comme langue officielle et notre identité reconnue ???

    De mon point de vue, ces discours qui veulent montrer que la Kabylie est viable et même mieux économiquement sous l’autonomie que ce qu’elle est actuellement sous l’état jacobin, donc ce discours même s’il apporte de vrais arguments il ne fait que légitimer ceux qui mettent en avant des arguments de lâches.. En quelque sorte il rend fréquentable et honorable ceux qui proposent carrément le pain et le déshonneur.

    Au lieu de parler aux ventres, il ne faut parler QU’aux cerveaux. Si tous les peuples du monde se posaient ces questions du ventre, il n’ y aurait pas de lutte pour la Liberté.

  11. En lisant les commentaires des uns et des autres, on devrait commencer a apprendre comment écouter les gens qui parlent et respecter les opinions. C’est le dégout de la politique qui ressort dans les commentaires alors que la politique est un art des plus nobles. Les intellectuels ne savent plus quoi faire tellement ils sont discrédités, n’est ce pas le résultat de notre ignorance? Un bon courage i 3adel At Wa3reb

  12. Tanmirt Tamuqrant –

    J’avais reclame’ l’engagement de ce sujet, il y a quelques semaines, et quel plaisir de tomber sur la photo choisie pour l’article. Une contribution, pas seulement pour le journal, mais pour toute la notion Kabyle, et peut-etre bien toute l’Algerie, qui a fini par croire qu’elle est incapable, qu’elle besoin d’un sultan pour delapider des richesses non-renouvelables qu’il aurait mieu fait d’utiliser a accelerer la production a commencer par celle du savoir, plutot que de mandier et demander « un transfer de savoir » – Mais on egorge ceux qui veulent vous apprendre. Bref,

    Notre Kabylie est un environnement saint, et riche pour produire une vie agreable a tous ses habitants. Nous sommes la copie de la Suisse avec l’avantage de disposer d’une Kabylie Maritime Magnifique et des terres fertiles.Saviez-vous que nos montagnes sont pleines de charbon. d’aluminium d’argent et bien plus. Les arbres fruitiers et les animaux prosperent naturellement.

    Sans la Kabylie, tout le regime s’ecroulerait comme un chateau de cartes. Les autres regions auront plus importer de chez nous que nous d’eux.

  13. Voici une démarche déjà plus sérieuse que celle de notre économiste… toi au moins tu parles de la société, de l’environnement et des tradition… les économistes eux ne font que dans le discours et la théologie… on est pris entre les imams qui veulent nous arabiser et les economistes et modernistes qui veulent nous occidentaliser… personne ne veux être kabyle dans le coin?

  14. Qui a parlé de ne rien produire? La « croissance », c’est ce qu’on appelle une « réaction en chaine », plus on produit, moins on en a assez. C’est la culture du « toujours plus  » en dehors de la théorie, dans la réalité concrète, la croissance, c’est surtout produire des biens de consommation, superflues. On en fait des besoins par la publicité.

    La croissance, c’est l’obsolescence programmé. C’est à dire que tes objets sont programmés à ne plus fonctionner au bout d’un laps de temps limité, pour que tu rachètes. Et tu n’en finis pas.
    C’est aussi la servitude volontaire ! Comme tu as envie d’objets vues à la tv ou chez les autres (infantilisation), et que tu ne peux ni le fabriquer toi même, ni le voler, et bien tu travailles et tu es condamné à travailler pour un employeur. Et si tu perds ton travail, tu es condamné socialement.
    La société de croissance, c’est aussi la dictature des marchands. Jeremy Bentham disait que la faim était une condition importante pour instaurer l’ordre. La société de croissance, c’est une société qui a besoin que ses membres aient faim, pour pouvoir être exploité au delà des besoins. Plus la croissance est forte, plus la société est détruite… nous avons un excellent exemple de société de croissance : la république populaire de Chine ! Une société de plus en plus violente, de plus en plus dépressive et inculte et inégalitaires… et je ne parle pas des problèmes de pollution…
    La croissance est un problème !

    Faut pas être aussi naïf !

    A lire: la société de consommation de Jean Baudrillard…

  15. { {{« …Une Kabylie propre, ça n’est pas économiquement intéressant, parce que non producteur de croissance. Alors qu’est ce qui st préférable ?… »}} }

    As-tu deja enttendu parler de recyclage? – Savais-tu que meme en Alaska un desert glacier au dessus des plus grandes « reserves » petrolieres on brule les dechets pour netoyer sans polluer et pour generer de l’electricite’ a partir de la vapeur d’eau?

    L’economie est LA DENSITE DE TRANSACTIONS COMMERCIALES entre entite’s, dont chacune degage un interet, c.a.d. une valeur de l’effort duquel le produit ou service echange’, est degagee. Cela revient donc a VALORISER l’effort Humain.

    Cette densite’ donc depend du NOMBRE impliques et de la DIVERSITE des transactions, donc DES PRODUITS ET SERVICES. Jette un coup d’oeil sur tes notes de mathematiques de lycee, et tu comprendras, cette notion.

    Ce n’est qu’en connaissant bien son environnement qu’on peut le gerer et connaitres ses ressources et son potentiel producteur. 10 millions d’ames est une bonne dimension, en plus des marche’s voisins atteint par la fegantise religieuse. Entre electro-menager, pharmaceutique, et autres produits derive’s, il faudra vite commencer une politique d’immigration car les Kabyles ne suffiront pas. Il y a des communaute’s Kabyles partout dans le monde, nous nous verront vite exportateurs.

    Il ne s’agit alors que de savoir et de gestion. Notre culture etant une OUVERTE, nous savons et pouvons penetrer les autres marche’s, nous servir de leurs avance’es sans nous perdre. Cela depend de la gouvernance et ses competances. N’etant pas cancereux du petrole et gaz naturel, notre gouvernement naturellement trouvera sa survie et reussite dans celle de ses Citoyens.

    Il ne nous manque que la possibilite’ de faire comprendre cela, et la liberte’ politique de l’implementer.
    Chaque region d’Algerie a ses potentielles, et l’experience Kabyle reveillera les autres.

    Il nous revient d’arracher cette liberte paisiblement ou autrement. Le moment est propice justement. Biensur que le regime essaiera de manipuler la situation pour appeurer les autres Algeriens, et c’est justement pourquoi il y a lieu de multiplier les explications, et laisser tomber les aboiements contre les autres Peuples Algeriens et leurs valeurs. Cela ne fait que confirmer les theses de ce regime.

    Il faut etre ferme, clair et intelligeants dans nos discours. Bon le rcd s’occupe de cela a Alger, a nous de faire ce que nous avons a faire en Kabylie.

  16. Je ne serais pas vulgaire a t’accuser de malhonnetete’, mais force est de constater que tu detournes le sujet et amplifies mes dires, par besoin d’avoir raison, mais cela importe peu.

    Je ne sais si tu te rends compte que nous discutons en FRANCAIS. L’immigration massive des Kabyles y est pour quelque chose. Celle-ci a ses raisons, en plus de celles faconne’es par le besoin de main d’oeuvre de la france. Mais la encore, Un immigre’ pouvait acheter des habits a ses enfants, des bottes pour la neige, acheter des medicaments, une voiture, etc. etc. Mais qu’importe qu’un gamin de 6 ans fasse de long trajets a pieds pour se rendre a l’ecole ou qu’il creve la dalle a longueur de journee etc. C’est ce qui vide la Kabylie de ses enfants. je ne parle pas de creation de richesse d’orgueuil demesure’, mais d’une auto-suffisance – Ma reference au besoin d’importer des immigrants etait pour faire le point, qu’il y a tant a faire… et que l’activite’ Humaine, incluant les Kabyles dedant, n’est pas limite’s par les hydro-carbures. EN effet, je te rejoins sur le point implicit, c.a.d derive’/implique’ que la Kabylie a bien vecu bien avant la decouverte du petrole et gaz naturel. Cependant, tu ne peux pas ignorer que si l’ANAVAD est en exile, c’est a cause DES ARMES, et rien d’autre. Oui il n’y a pas besoin de produire de l’aspirine pour toute l’Humanite’, mais que la Kabylie ne depende pas de l’import decrete ou pas d’un petit nabot, ou que si une petite usine etrangere voulait s’y implementer, que sa license depende d’un singe a Alger.

    Je suis desole’, mais il n’y a pas besoin d’autant d’energie initiale pour bruler les dechets.

    Mon point est que la question qui se pose, et qui est le sujet, sans necessairement exclure les autres dimensions de la vie d’un Homme, surtout Kabyle, est une question legitime a laquelle il faut apporter des reponses comme espere’es, c.a.d. pourrons-nous survivre? Et la reponse est plus que OUI, mais Honorablement, aisemment, et DIGNEMENT – Cette notion de dignite’ et de cohesion sociale reposent beaucoup sur la capacite d’un homme et d’une femme a subvenir au besoin de leur famille et communaute’ avec leur effort. C.a.d l’opportunite’ a un jeune homme ou jeune femme, de faire echo de toutes les prouesses investies en lui dans sa jeunesse, et ne jamais tomber dans la depression de se sentir INCAPABLE de surmonter ses defits. Le travail a toujours fait partie de notre culture. FInalement, nous avons toujours manque’ d’une autorite’ EQUIPEE et PRETE non seulement a resoudre des petits problemes communautaires, mais a ASSURER la PROTECTION de notre territoire, heritage, population et tant d’autres choses plus sublimes … a commencer par NOTRE PROGENITURE des rapaces arabo-islamistes.

    Chaque communaute’ doit de son travail, degager de quoi faire vivre une administration locale, participer au financement d’une administration Kabyle centrale, avec tous ces appareils securitaires, etc.

    Une machine economique se doit d’etre permanante. Notre survit en depend.

  17. Rien n’est permanent justement… y compris le paradigme qui régit actuellement le monde (vers sa perte d’ailleurs).

    Commences par développer des idées et un discours critique et à la marge du modéle moderne (donc occidental) et ensuite on verra! On ne peut pas se lancer à corps perdu dans un truc que l’on ne connait pas. On peut lancer une incontrôlable réaction en chaine et ouvrir une boite de Pandore!!! En suivant les idées qui sont exprimés plus haut,on lance un phénomène de suicide collectif!

    Pour comprendre l’économie, il faut étudier l’histoire, la sociologie, l’ethnologie, la psychanalyse, et même les sciences naturelles… ainsi que la littérature. L’économie n’est pas une vraie discipline, mais une sous branche…

  18. Merci pour ton explication, mais crois-moi que les Americains ou je suis ne sont pas suicidaires du tout.
    En effet c’est multi-dimensionnel comme discipline, et j’y ai fait reference legere afin de ne pas perdre le sujet, ce qui est a la base du desordre. On ne peut pas aborder un aspect et le l’abandonner a moitie’ par souci que le sujet initial est tres complexe. J’ai dans mon commentaire initial essayer d’exprimer la chose d’un point de vue QUANTITATIF, pour repondre clairement au sujet de QUOI, c.a.d. « PAS ASSEZ » et de donner un moyen de repondre a cette question/insinuation a chacun. Mais aussi, j’ai fait les remarques concernant justement le cote’ HISTORIQUE: Dans notre contexte d’exploite’s/colonise’s, il y a bien lieu d’admettre que c’est parce qu’on n’a pas entretenue des milices partout en Kabylie, des le depart des Romains et malgre les agresseurs successifs qui les ont suivis. Quand aux transformations de l’economie proprement dit et de ses populations/auteurs, le pire des cas envisageable dans ton Scenario serait l’Amerique, qui export encore du ble et patates, etc en Algerie(+grand client) –

    A mon avis, c’est l’aspect psychologique qu’il faut vraiment examiner de pres, car quand une societe’ meurt ou se disloque comme tu dis, il s’agit bien d’un phenomene psychologique. Changer n’est pas un drame. Changeons seulement de notre propre volonte’ et actions et non celle des autres. Quand au suicide collectif, cela est resultat de depression prolonge’e, etc. c.a.d. degradation, devalorisation etc. quand on perd ses propres reperes ou du moins ceux des siens, on se sent inutile. Ca devient un drame, quand cela se passe vis-a-vis de sa propre famille. Le travail sous quelconque condition est mieux que sans travail. Je ne sais pas si tu lis l’Anglais ou pas, mais j’aimerais partager ici 2 titres relatifs a cela:

    Le premier d’Eric Erickson: Childhood and Society sur le developement psychologique des enfants, et
    le second de B.F. Skinner: Beyond Freedom and Dignity, qui lui explore la vie d’adulte et la relation entre un adulte et son environnement.

    Dans le second la conclusion est que l’individu s’adapt a son environnement, et quand un environnement produit un effet nefaste sur l’individu, l’amelioration de l’environnement est necessaire. C’est notre cas. A titre d’annecdote: pourquoi les Musulmans immigrent en Europe plutot qu’en Arabie Saoudite? Ils vont vers un environnement qui pourtant les insultent et denigrent sans cesse, mais ils y vont, tout simplement pour le travail – Pour relever des defits vis-a-vis des leurs, leurs familles particulierement.

    Pour finir, mon point initial etait pour dire que les possibilit’e sont la, et seule l’absence d’une organisation politique, expression de notre souverenete’ comme personnes et comme Peuple. Je pense que ce que j’ai ecrit ne contredit pas ce que tu transmets, dans le sens que ce que tu dis releve plus de l’orientation plutot que la capacite’.

    Tanmirt.

  19. Se poser la question ‘qu’allons-nous manger si la Kabylie devient autonome’ c’est à mon avis faire preuve d’un manque de confiance en soi.

    Nos ancêtres sont venus en Kabylie pour fuir l’assimilation arabe. Ils ont laissé des plaines fertiles pour se réfugier dans les montagnes autrement moins fertiles en toute connaissance de cause. Pour eux, le geste étaient nécessaire pour sauvegarder leur identité amazighe; le reste n’était qu’une affaire de travail et là ils savaient qu’ils étaient capables de relever le défi. Sommes-nous moins capables que nos ancêtres?

    Dans le monde il y’a bien des peuples qui ont bâti de grandes civilisations sur des terres pauvres et sans ressources naturelles; le Japon en est un exemple. Plus près de chez nous d’autres Amazighs (les Mozabites) ont fui vers le plateau aride de Tagherdayt (Ghardaia) pour les mêmes raisons que le Kabyles et nous savons combien ce peuple a su créer de la richesse.

    Des exemples comme ceux-là, il y’en a une multitude. Ayons confiance en nous-mêmes, débarrassons nous du complexe du colonisé; nous sommes capables de nous prendre en charge comme d’autres l’ont fait avant nous. Ne soyons pas les seuls sur cette planète à rester dominés. l’histoire de l’humanité à prouvé que la ressource la plus importante pour un peuple est la ressource humaine.

  20. { {{« Ah ben voilà, tu vies aux USA, tu baignes donc dans ce paradigme, qui imprègne donc ton esprit… tout s’explique ! « }} }

    Di Marikan, mais toujours Daqvayli! L’Amerique importe pour moi plus dans ce sens qu’autrement. Pas besoin de se travestir… Quand a mon depart de la Kabylie, sache que les egoux et decharges publiques, ainsi qu’un incident raciste vis-a-vis d’un ami noir/Congolais dans mon village m’y ont pousse’. Il y a de cela tres tres longtemps. Mais cela ne peut servir pour valider tes arguments ou faiblir les miens.
    { {{
    « Dans ton raisonnement, il y a une lacune fondamentale : tu sembles cloisonner les choses avec des murs étanches, alors qu’une société, une civilisation, c’est un ensemble de liens et d’interactions »}} }

    Ceci est contraire a ce que j’ai ecrit. Je le repete, j’ai fait allusion a la multi-dimentionalite’ de la chose economique des le depart, avec interet particulier sur son effet sur l’equilibre de l’individu. L’effet de propagation, est en effet tres complexe, mais crois-moi que je le comprends tres bien, et manipule a merveille les outils pour le mesurer, etc. Cependant, etant conscient que je ne suis pas dans une salle de conference, avec d’autres post-grads, il faut savoir aller vite au sujet, comme le vivent la majorite’ des lecteurs. L’economie Kabyle est casse’e, on parle de reparation. Quand tu es assoife’, tu plonges dans la 1ere lagune, quitte a devoir te battre contre des crocodilles. Mais tu peux aussi rester sur le bords, y creuver et faire le repas de celui-ci apres son bain.

    { {{ Ce qui se passe dans nos têtes est en rapport avec ce qu’il se passe en famille et en lien avec ce qu’il se passe en dehors. C’est un problème d’humanité dans sa totalité !
    }} }

    Nous y voila ! – Je m’en fiche TOTALEMENT ET ROYALEMENT DE L’HUMANITE’ – ELLE N’EXISTE QUE DANS LES LIMITES DE SON UTILITE’ A MON PEUPLE. Ce qui n’est pas le cas, maintenant. Mais d’un point theorique, il n’y a pas de societe’ sans individus. Je ne suis pas communiste et ne le serais JAMAIS. Tu ne peux pas epargner la societe’ en sacrifiant l’individu.

    { {{tu parles de l’exportation de patates américaines. Là, tu restes cloisonnés dans la logique du quantitatif. En effet, pour nous dire « c’est performant »,}} } – En effet, restant toujours dans la preoccupation des Kabyles aujourd’hui qui dependent des importations decide’es par boutekhrika, mais aussi pour dire qu’on peut etre moderne et produire soi-meme ses necessite’s de base. L’agriculture n’est pas morte en Amerique. Il y a plein de fermes partout, ou tu vas cueuillir tes propres fruits et legumes, ce que je fais regulierement et me nourrit au rythme des saisons. Les fermiers determinent eux-memes combien et quoi produire pour les cooperatives, donc l’agro-alimentaire, et combien et quoi produire pour la vente locale. Cela est sous le controle de l’autorite’ localite’, au niveau de la commune. Ce n’est pas le gouvernement de l’Etat ou le federal qui decide cela. Comme je l’ai ecrit aussi, cela est du domaine de la politique et orientation economique, qui ne se doit justement pas etre controlle’e d’une maniere globaliste – A l’echelle « Humaine », ou du moins « nationale ».

    { {{ tu donnes cet exemple, mais, tu ne nous dis pas ce qu’est l’agriculture Américaine : pollué, des aliments indigestes, de la « junk food », nocifs pour la santé, bourrée de produits chimiques et hormones.}} } –

    En conclusion a ma remarque precedante (quelques lignes plus haut) – La disponibilite’ de ces aliments dans les metropoles/cite’s ne veut point dire que c’est tout le monde qui est concerne’. Je ne suis pas obese et ma femme non plus pourtant de 5eme ou 6eme generation, ni la plupart de mes amis. L’obesite’ ersulte de la pauvrete’, car l’agro-alimentaire en effet est moins cher. Mais il y a aussi l’aspect culturel. J’ai des problemes de peau par example, dus directement a une carence alimentaire, moi qui suis issu d’une famille qui n’a vecu que de ses terres – pas elle – Mais je ne peux generaliser vu que je suis ne’ immediatement apres l’independance. La guerre et le colonialisme y sont pour beaucoup. Mais la Kabylie aujourd’hui est COLONISE’E, et EST DIRECTEMENT EXPOSEE AU GLOBALISME DONT TU PARLES, car ceux qui decident pour elle, non seulement ne sont pas concerne’s par son avenir et bien etre, mais passent leur temps a mijoter de tels complots.

    { {{« … C’est ainsi que dans les pays asiatiques et en Inde, un paysan n’a plus le droit de planter du riz non acheté à une firme agro-alimentaire. Est-ce ce que nous voulons pour la Kabylie ? … »}} }

    La pauvrete’ extreme y est pour beaucoup plus que tu n’admet. C’est la pauvrete’ qui oblige ces gens a brader leurs terres et soumettre leurs productions, pour pouvoir faire face a d’autres besoins, comme les produits pharmaceutiques, et la machinerie. Le ratio population/terres fertiles n’est pas mauvais du tout, en plus de sa variete’ qui soutire la Kabylie a cette condition – Quand aux Asiatiques, je m’en fiche, a commener par les Chinois!!! C’est euc qui risquent de sauver ghadafi entre autre.

    { {{N’oublions pas que nous parlons d’une réaction en chaine.}} } – Justement !
    Dans ton model de politique globaliste, tout est rigide, et la modularite’ est interdite, ou du moins lente…
    Dans ma conception, il y a agilite’, et encore une fois, j’inciste que ce n’est pas un organisme de planification qui resoudrait le probleme – Surtout avec une inter-dependance solide et un autoritarisme stalinien. La flexibilite’ justement permet la modulation et un ajustement rapide. Une economie de marche’ libre permet cette modulation. Certes, elle est expose’e au risque de corruption unvolontaire, du genre, un producteur de tomates X par example se met soudainement a produire pour une cooperative Italienne pour un plus grand benefice, quand il se voit soumis a une concurence, c.a.d. une abondance de tomates sur le marche’. Tandis qu’une reglementation peut l’en empecher, il faut tout de meme qu’il trouve une autre industrie dans laquelle s’aventuer – Sinon, comme les Asiatiques il se mettra a brader ses terres ou a les abandonner. L’impulsion d’un communard est « de les confisquer ! » – Et ce droit de confiscation est un danger mortel !
    { {{
    Concernant la dépression, il faut savoir que le capitalisme, comme l’idéologie de la modernité, portent en elles la dépression. Il y a eut un excellent livre sur l’analyse de Freud et de Keynes appelé capitalisme et pulsion de mort« . C’est très clair et éclairant ! On y apprend qu’en fait, la modernité (ou le capitalisme) a pour racine profonde les pulsions de morts qui co-animent l’esprit humain, en opposition et complémentarité avec la pulsion de vie. Une danse en Eros et Thanatos. Il en résulte ce que l’on appel »la société« . Le capitalisme (la modernité en général, marx est pareil), c’est de laisser libre cour au Thanatos (pulsion de mort) et de s’y abandonner. Lire »malaise dans la civilisation » de Freud.}} }

    Je crois que tu as une idee ERONNEE de ce que c’est que le capitalisme – Sans blague. Le capitalisme est INDISPENSABLE a la survie de la Kabylie. C’est la mise en marche de la matiere grise. Le Capitalisme est l’art et la culture d’association entre entrepreneurs et la societe’. Elle a besoin d’etre bien REGULEE, c’est tout. C’est le mechanisme par lequel, la societe’ s’approprie les industries de son pays. Par example c’est la ou j’irais par example rechercher des fonds d’investissement pour mettre en oeuvre une idee et une entreprise. Ces fonds provenants d’une multitude d’investisseurs a petits montants constituera le capital necessaire pour que mon affaire voit le jour. Tous les investisseurs etant actionnaires, la reussite comme le risque sont partage’s. Les affaires qui reussissent sont celles qui repondent a des besoins reels. La regulation permet de punir les arnaqueurs, preneurs de risques intensionnes, mais aussi de trier entre ceux qui le font avec connaissance et ceux qui jouent au POKER.

    { {{Ta conclusion est très orienté et en rien une loi naturelle ou scientifique. En effet, tu parles d’individus, ce qui est hors sujet dans ce cas, puisque nus parlons d’une société.
    }} }
    Je pense bien que tu es un ideologue – En effet il n’y a pas de loi rigide nulle part. C’est l’adaptation! Cela requiere la SOUPLESSE d’ajuster au fil du temps, donc ce que tu dis sans substance – La possibilite’ ADAPTATION.

    { {{Tu parles aussi d’adapter le milieu à l’homme. C’est un point de vue de l’esprit très occidental, mais pire, absolument non kabyle. C’est à l’homme de s’adapter à son environnement et non l’inverse !}} }

    Ce n’est pas un hasard que ce sont les societe’s communistes qui sont depourvues de toute forme de spiritualite’ – Elles sont materialistes jusqu’a la moelle. L’homme fait partie de l’environnement, et l’environnement comme les homme n’est aussi homogene que ca. Il y a inter-dependance, mais pas necessairement symetrie. Sortir de l’eau d’une riviere pour irriguer une parcelle de terre a cote’ n’est pas si mal que ca. La question est de combien? Est la aussi, avec des regles/lois egalitaires sans autre fondement que le principe il n’y a pas besoin de mener de calculs pour trouver une solution/distribution effication. Tout le monde aura la meme chose!!! Par environnement, je ne veux pas dire l’environnement naturel seulement, mais aussi Humain.

    Voila que je me retrouve a exagerer tes portraits pour mieux me defendre.

    { {{L’environnement est un fil extrêmement fragile et faire n’importe quoi bouleverse un équilibre et provoque d’irréparables catastrophes ! Descartes qui prétendait que la nature est un système et les animaux des machines, n’était qu’un imbécile aussi idiot que les proclamés et prétendus Lumières !!!!!}} }

    Je n’y repondrait meme pas!

    { {{Si on veut vraiment être indépendant, souverain et prospères, ce n’est pas en troquant le paradigme islamique pour le paradigme des marchands occidentaux. Hélas, trois fois hélas, mes réponses sont vaines. Tu baignes dedans et en opposition à ce que nous impose l’arabe et l’islam, tu plonges dans l’opposé, même s’il n’est pas si différent…}} }

    Je suis l’occident, la Kabylie est l’occident! Il n’y a rien dans le monde occidental qui ne decoule pas des principes Kabyles. La difference est que les Euro-Americains, ont su en degager les moyens de protection et survie, et nous autres non. Nous nous retrouvons domine’s par ceux-la qu’ils dominent. Oui une consommation exagere’e de sucre donne des maladies, mais helas, les maladies sont deja la. Il faut les traiter avec une medecine moderne, et avec des medicaments a produire chez nous ou a emporter – Polluer sous notre propre controle, ou devoir les acheter, la encore il faut surproduire pour exporter, car il faut payer pour!

    { {{et, ma position critique et complexe est plus difficile à comprendre que ta position simple et cliché. Et dans un monde de « médias », ou l’opinion compte plus que l’étude, le simpliste à avantage sur le complexe.}} }
    { {{
    Justement, il ne faut pas prendre les gens pour des cons. Il faut repondre a leurs questions et essayer de noyer la reponse dans les idees que tu veux leur transmettre. Il faut savoir aller au point. La question initiale, est y en aura-t-il suffisemment pour tous le monde?}} } –
    Ma reponse convoie le message que le nombre n’est pas un probleme, bien au contraire, et je donne comment je fais une estimation de cela. Si les gens me posent une autre question, alors je repondrai a leur question a ce moment-la. Le dirigisme est revolu !

    Mais ce n’est pas grave, tes thèses, si dangereuses soient-elles vont l’emporter à cour terme, elles y prouveront leurs limites très vite… plus vite qu’en occident (un monde à bout de souffle) et plus vite encore qu’en Asie (un monde au bord de la crise de nerf).

    Je te dis que l’Asie n’existe pas dans ma tete et encore moins cette notion erronnee d’occident. je defends la  » libre volonte’  » qui peut avoir ete bien adopte’e par l’occident Europeen, mais demeure, il est mien – Je ne vais pas le ceder parce que d’autres le reclament ou que ce concept bourgeonne bien en europe. TIens, « pas besoin de Gouvernement Kabyle penseur a tout, car il y a le gouvernement d’Alger qui fait deja ca!  » – Pas du tout !

    Encore une fois, je ne t’oppose pas d’une maniere systematique, comme tu le fait, mais inciste que la cause de letat de l’economie Kabyle actuelle, est ce phenomene de tout harmoniser/homogeneiser.

    A une echelle autre, la liberte d’un groupe dcoule de celle de l’individu. C’est en vertu du droit des individus de s’associer que les groupes se forment et cultivent des cultures communes sans s’y perdre necessairement. A l’ordre du jour la Kabylie et les Kabyles tel un individu dans un groupes, c.a.d. parmis les autres groupes et Peuples d’Algerie, doit comprendre que l’hamonisation et le bain dans l’ensemble ne fait que nous diluer pour rien – Cela est possible par une politique globaliste d’une autorite’ centrale. Nous avons besoin de disposer de notre autorite’ et moduler une de groupe qui soit flexible pour repondre a noso besoins individuels, a commencer par notre survie et orgueuil personnel. a toutes les echelles, economique, culturelle, et politique. Et en effet je ne substitue pas Mehenni a Bouteflika. Pas qu’il y a lieu de comparaitre les 2, mais plutot la similitude de leurs roles respectifs.

  21. Bon Mr. Mao, tu n’as pas pris une seule phrase q contrdire avec un argument. Encore une fois, mon commentaire portant sur la quantite’ est dans le sujet, IMPOSE par la question elle-meme. Tout ton commentaire, le dernier porte a parler de moi que de ce que j’ecris. Tu sembles alergique a la liberte’, sauf a la vendre comme le font les religieux  » C’est la foi qui delivre  » – Tu ne connais l’Amerique que de cliche’. Mais je retiens ce que tu dis a propos d’ALger etant un Paradis Capitaliste – Je connais Alger, et al malhonnetete’ et la mafia n’ont rien a avoir avec le Capitalisme. Quand a l’Amerique, saches qu’il y en a des millions et des millions comme toi ici – En fait ils sont au pouvoir.

    Dans l’Etat du Wisconsin, dont la premiere industrie est l’agriculture – Il y a eu une marche de 750 milles personnes, des syndicalistes fonctionnaires. C’est un etat gere’ tres longtemps gere’ par les Democrates, et qui a force des super controls des big brothers, et devant la faillite budgetaire, les fermiers et travailleurs ont fini par comprendre et elu un Gouverneur Republicain, pour couter la taille du Gouvernement/fonctionnaires. Le duel est entre travailleurs/fermiers contre les bureaucrates planificateurs extra-ordinaires.

    Bref, vu que tu es concentre’ plus sur ma personne que sur ce que j’ecris, moi qui parles d’experience (en effet j’ai cree 4 entreprises), je ne sais si tu me trouve bete ou mechant, ou peut-etre les deux. C’est ton droit le plus absolu de forger et t’adonner a de telles opinions, a t’enivrer, big brother. Bon courage pour ta dissertation, la mienne est trop ancienne – Mais saches que j’ai enseigne’, et eut pas mal d’etudiant en phase de Master et Doctorat, dans mes classes pour se faire idee sur la theorie de la mesure, qu’il pratiqueront toute leur vie, pour beaucoup sans la moindre conviction car n’ayant jamais affronte’ la preuve de leurs preches de planificateurs, etc. etc.

  22. 2 remarques :

    1. La tete des jeunes Kabyles est comme dit ton guru de la pub, disponibles a la preche parce qu’ils n’ont rien d’autres a faires.

    2. La dependance des providenciaux d’Alger, en fait les serviteurs – S’ils avaient un interet a defendre la Kabylie serait un pays !

    Je me rend compte que tu n’as pas compris la moindre de mes phrases – Alors inutile de continuer, c’est devenu un monologue un discours en reponse a une simple question legitime « de quoi vivre ».

  23. Ma parole, tu es tetu! – Laissons beton, l’ENgleterre, la Chine et je ne sais qui et quoi d’autre, et limitons-nous a la Kabylie. Projetons nous sur un jeune homme de 17 ans aujourd’hui. En voici le profile typique:
    1. FInissant le lycee ou deja oriente’ vers la vie active
    2. Comfortable dans l’ecriture et lecture de la langue Arabe, seconde’e par Tamazight et le Francais
    3. Vis toujours chez parents
    4. Amoureux et plein de reves de toutes sortes.
    5. Materiellement confortable a travers sa famille ou pauvre jusqu’a l’OS.

    Quelle est la meilleurs issue pour ce jeune homme?

    A mon avis:

    1. Qu’il finisse son bac ou son stage

    2. Qu’il puisse travailler quelques annees pour vivre pleinement sa romance, et se rendre compte de ce que c’est la responsabilite’ d’un couple, et les realite’s de la vie, acquerir une independance emotionnelle de sa famille, et trouver une vocation (decouvrir ses talents et capacite) – Donc disposer d’un logement, une voiture et sortir de la puberte’ – Quelques petits voyages. Une periode de 2 a 3 ans.

    3. Entammer une preparation de ses lecons et ombitions de la periode de stagiaire(2.), seul ou avec sa compagne – Une projection dans sa societe’.

    4. Trouver un cursus universitaire ou professionnel et un job pour une independance materielle – De preference dans le meme domaine que son cursus.

    5. Entammer sa profession.

    Remarque:

    Une economie diversifie’e, et qui roule permettra a notre jeune Kabyle d’atteindre l’age de 30 ans mure, independant, et peut-etre meme mari et pere stable et capable, donc Fier et DIGNE, totalement engage’ dans sa societe’ avec des attaches fortes avec son environnement geographique et Humain.

    La meme chose pour une jeune femme biensur. En fait naturellement, on peut projeter cela sur un couple. Un tel couple, entre 25 et 30 ans, peut etre percu comme une base solide de la societe’ kabyle.

    On peut aussi, construire un scenario d’un tel couple, en Kabylie, c.a.d. un environnement geographique, social, culturel, politique et economique dans lequel il peut se regenerer, c.a.d se reproduire, amelior’e ! Comme tu vois, il est possible d’ARTICULER (et non reduire) l’environnement de ce couple sur quelques AXES(dimensions), ou un minimum de variables relatives a ces axes est derivable. Le tout peut alors etre exprime’ sous forme d’equation a plusieurs variables, ou la solution est un vecteur multi-dimentionnel mesurable dans un espace vectoriel. C’est a partir de ce genre de mesures qu’une autorite’ locale ou regionale identifie derive ses initiatives, reglementaires dans le but de maintenir de telles conditions.

    Pour l’instant, les Kabyles doivent acquerir l’axe « environnement Politique », dans lequel on trouvera necessairement les variables Securite’, infrastrure scolaire(physique et curriculum), Etat Civil, Justice et stabilite’ sociale. Faisant de meme, pour chacun des axes, on se retrouve bien avec un systeme complexe, mais aussi, la capacite’ d’articuler cela dans la societe’ Kabyle, et d’en deriver une orientation politique, dans laquelle la societe entiere s’engage. Par exemple, des petits centres Hurbain seront necessaires et leur developement ne suit pas necessairement LE PROFIT, mais genere un tel profit a ceux qui y investiront, car c’est utile et necessaire a la societe’. Voila ou donc intervient le Politique et ou le libre marche’ intervient. Par example: Soit un ensemble de (disant 6) villages et un centre ville limitrophe a ces villages. S’y trouve le siege de l’autorite’ locale, un coin industriel, un voisinage d’affaires, un voisinage culturel et estudiantin, commercial, etc. Une autorite’ policiere locale. EN dehors, on trouve l’envisonnement Kabyle ouvert et beau. Entre les villages et ce centre Hurbain, un environnement semi-conditionne’, c.a.d. route entretenues, arbres taille’e etc.

    Un tel environnement dans les environnements de 3 millions d’ames, peut presque s’auto-suffir, et est viable. Ses structures Industrielles peuvent en effet produire plus que pour sa population (3 millions), mais pour remplir le besoin dans les centres limitrophes, de telle sorte effectivement que les besoins en produits comme en services absents localement peuvent etre acquis chez les voisins. Les citoyens de Tuvirett par example peuvent degager un excedant de production en legumes pour distribution ailleurs en Kabylie, comme a Dellys et acquerir du poisson. Cela ne revient pas a specialiser les gens et les regions pas du tout. C’est la qu’une petite entreprise naturellement s’implementera un peu partout, apetite echelle.
    Bref, tu vois bien qu’il n’y a pas lieu d’OGM, etc. ou de Rockfeller arrivant pour construire ses tours et degrader l’estetique, etc.

    C’est le role du politique, pour exercer sa souverenete’, que nous n’avons pas encore. Mais avec des projections illustratives des possibilite’s d’une maniere pas trop complexe qu’un citoyen diplome de l’ecole ben bouzid peut visualiser et imaginer.

    Cependant au dela de tout, TU AS RAISON.

    5.

  24. Mon Dieu ,une region qui regorge de fleuves – entre deux fleuves un fleuve -et on se demande quoi manger .C’est grave ……..Si la kabylie avec la triple superficie du Liban ,4 fois le kuwet ,6 fois le quatar ,et 10 fois le kossovo ,5 fois le haiti , 15 fois le singapour ,plus que la belgique ,suisse et l’albanie et une liste tres longue de nations souveraines arrivent a vivre et s’autossuffire dans la dignite.Qu’est ce qui empechera la kabylie d’atteindre leur niveau de vie et le depasser ?

    Ceux qui colportent ce genre de commentaires sont a chercher parmi la clientelle du pouvoir d’alger et les bras casses .

  25. Ma parole tu as la tete DURE comme du SILEX ! – Tu me fais peur…

    { {{C’est très démocratique cette façon de décrire ce que doit être la vie d’un homme…}} }

    Il faut te reveiller mon pote ! – J’ai prix un cas hypothetique, probablement proche de la realite’. La liberte’ et la democratie ne sont pas des finalite’s en elles-memes. Comme on dit ici « you are all ever the place! » – Eparpille’ – Le bonheur de la jeunesse Kabyle est quelque qui demande et merite un effort.
    { {{
    vraiment, très démocratique… comme quoi, on parle de « liberté », mais on trace dans des bureaux avec des théories, ce que doit être la vie des gens…}} }

    Tu as besoin que je t’explique la necessite’ d’une gouvernance? Cela n’est plus d’actualite en Kabylie ou ailleurs en Algerie, d’ailleurs… les guichets et bureaux du regime, a demander… « de la democratie ! peut-etre!!! » – Tes commentaires sont ceux d’un deprime’, percimiste au bords de la depression – et tu m’inquietes agma !

    { {{Les humains ne sont pas des pièces de mécaniques, une société, c’est un corps vivant, pas une machine.}} }
    Je te le repete une derriere fois – Arrete de penser Humain, pense Kabyle! Je m’en fiche eperduement des Humains. S’ils sont Kabyles, alors ils rentrent dans mes preoccupations, sinon, je leur dis « soyez patients, raisonnables, etc.  » –

    { {{Moi, je ne sais pas ce que doit être sa vie à ce « jeune homme ».}} }
    Personne ne lui dit, qu’est-ce que sa vie se doit d’etre, meme si AU FOND C’EST JUSTEMENT CE QUI MANQUE TANT, a la jeunesse Kabyle en particulier et Algerienne en general. Comme tu dois le remarquer, a 17 ans on est MINEUR, et c’est aux MAJEURS, de preference les Parents qui doivent s’en preoccuper, mais ce n’est pas tous les parents qui en sont capables, justement. Je suis pere, justement, et je ne serais jamais capable de me preoccuper de l’avenir de mon fils, si j’etais reste’ en Kabylie. Le jeune homme hypothetique que je decris sera capable, justement. Enfin tu remarqueras que ce dont je parles, c’est d’UN ENVIRONNEMENT DANS LEQUEL IL A DES OPTIONS/CHOIX, et des POSSIBILITE’S. CETTE {{RESPONSABILITE’}} DES KABYLES ENVERS LEUR PROGENITURES A BESOIN D’ETRE REFLECHIE ET ORGANISE’E. ILS SE DOIVENT DE DEGAGER DES STRUCTURES POLITIQUES DONT LA SEULE PREOCCUPATION EST CELA JUSTEMENT.
    {{
    En tout cas, il est bien pauvre !!!}} – Pas du tout ! Si tu remontes a mon commentaire initial, nous sommes 10 millions, un territoire formidable, une terre genereuse, un placement formidable, et une culture des plus douce au monde, et une volonte’ en fer/SIlex(comme ta tete – Ahhhaaaaaa !!!!!

    { {{Une seule dimension, alors que perso, j’en connais au moins 5… mais elles n’ont pas leur place dans ce type de société…}} }

    A moins que tu ne les etales, personne n’en enttendra parler et elle ne se divent necessairement d’etre en opposition ou exclusives des autres. Je parle des besoins, quand au reste, les gens sont libres. J’en commence a engager la question politique, mais les autres comme l’economie, etc. sont bien mentionne’es et des Kabyles de tous les horizons y pensent.

    { {{L’économie, c’est quand la société se donne les moyens d’organiser sa subsistance… et non ce qui doit contrôler la société.}} }

    Finalement on y arrive… C’est le processus que j’ai essaye’ de decrire… Un gouvernement et une organisation sont necessaires justement, meme si franchement, pour nous les Kabyles, nous serons oblige’s d’etre comme les Israeliens, dont la priorite’ 1 est la SECURITE’ a cause des predateurs que nous avons comme voisins. Et justement, dans le cas du jeune couple hypothetique, les moyens se resume a un tel environnement complexe… dans lequel, il faut justement de l’ordre et de la reflection.

    Voila donc, le tour est fait !

  26. Du Zitoune, du Yaourt. et les sempiternelles chansons du président Mhenni pour les faire passer.

  27. un copain m’a dit un jour « qd je me balade a Tizi g pas l’impression d’être a paris ou Berlin » ils parlait pas des villes mais de la composante humain.
    les americains estiment ke la Kabylie est faible économiquement et ne présente pas d’intérêt stratégique.
    SI ON CROIT KE C AVEC LES FIGUES ET LES OLIVES KON VA ASSURER NOTRE SURVIE ALORS LA !!!!!!!!
    nous n’avons ni la tete ni les bras pour entamer une telle demarche .les gens du MAK sont des khobzistes et des opportunistes a l’image de tt les algeriens .ils ont creer un gouvernement sans consulter personne.leur chef se la coule douce en france depuis plus de 10 ans cad kd il y avai du terro en algerie.
    moi je revendique tte l’algerie et elle est a nous

  28. momo;vous portez bien votre psodo vous etes d’une nature pessemiste et c’est dommage pour vous,vous croyez etre independant mais votre esprit est coloniser.nous n’avons rien a envier ni aux stats ni à l’Europe,La Kabylie ou Tamzgha a donnée des hommes d’ecception a tout poit de vue, maintenant si vous avez un complexe d’inferiorité ce qui est le cas alors tant-pis je vous laisse reflechir la dessus. Mais il nous revient a tous de battir une Kabylie prospere et moderne pour cela il faudrait qu’elle soit autonome ,et elle le sera grace à ses citoyens et le GPK(ou alors fait-nous des propositions Enchtein)

  29. Ton commentaire Momo est sans tete et sans queue.

    Un littre d’huile de moindre qualite coute 10 dollars sur le marche intenationalet un parile coute 35 fois plus que celui du petrole,les figues et les figues de barbarie sont parmi les fruits les plus chers ,je vous jure que ce n’est pas une blague.

    Un tres bon investissement et une politique agricole appropriee a la region ,pourra exporter ce produit et dont les entreee peuvent depassees les dizaine de milliards de dollars et de surcroit c’est des sources intarissables .

    Quand aux gens du Mak que tu accuses de khobzistes ,tu te trompes lourdement .Ils sont sur le terrain,ils font ce qu’ils peuvent .Certes ,l’adhesion a ce projet est une decision difficile pour tout un chacun de nous ,mais des lors que qq’un est convaincu ,il ne remettra jamais son choix en cause car il s’agit d’un choix murement reflechi.

    Je ne voudrai pas trop m’etaler la -dessus ,le plus important est que les premiers noyaux sont deja constitues .

  30. @3adel Wa3rab ….Bien dit l’ami tu rejoins mon opinion. Pendant que Mr.Ferhat se pavane sur les boulevards, croque des Mac-do, des pommes bien juteuses, le tout arrosé d’un bon vin de Bourgogne sous le beau soleil de France veut faire avaler aux générations montantes Kabyles de Kabylie ses couleuvres de :

     » subsister grâce à l’olivier asséché et au figuier longtemps flétri »

    Est-ce cela le programme du MAK à l’heure où même les plus grandes puissances on du mal à se faire une place sur l’échiquier économique mondial appuyés par une armada des spécialistes dans le domaine ?
    Je respectais Ferhat en tant que chanteur à l’époque mais c’est un piètre guide politique !!!

  31. c pa vrai l’huile d’olive coûte ds les les magasins discount e Europe moins de 3 euros le litre ,ds les grandes surfaces entre 3 et 4 euros et l’huile de marque moins de 6 euros le litre donc on est tres loin de tes 10 dollars et je te laisse le soin de déduire le prix a la centrale d’achat.quant au figues c un produit tres peu prisé en Europe tu trouve une 20ne de boites ds chak centre commercial au rayon monde:question de « diversité »(rachida lamara ds le gouvernement Fillon Sarko!!!!).
    quand on est convaincu que tte l’algerie nous appartient et je dirai même tt le Maghreb je ne vois pas pourquoi je me contenterai d’une petite parcelle qui s’appelle Kabylie.mon cher moi je vois grand je vois le grand Maghreb amazigh avec nos frères marocains tunisiens lybiens maliens…………peu tu nier l’amazighité des chaoui des mozabites de touareg ……………le MAK divise les berbères et sa je n’en veux pas.question: de kel droit ferhat s’autorise t il a parler au nom des kabyles?ses « millions » d’adhérents?ses résultats électoraux?
    l’algerie des années 80 est finie ferhat saadi ait ahmed doivent comprendre kune autre generation est la , ambitieuseet visionnaire .c l’ere twitter et facebook ils sont depassés.vive l’algerie vive le maghreb uni et berbere c le nouveau combat

  32. Momo tu dit que l’huile d’olive se vend de 3 ou 4 euro ,tu peux meme dire 5 ou 6 euros et je te dirai volontier que c’est 8 dollars pour la moindre qualite.Et meme au prix que tu propose ca veut dire un baril fait au moins 800 dollars ,Qui dit mieux ?

    Ecoute Momo si tu es vraiment kabyle et si ton souci est reellement le tamazight comme tu le dit ,je te dirai que ce souci est partage .Seulement l’option autonomie est un choix force .Tu vis en Europe et tu es loin du racisme que tes freres arabophones sont en train de colporter envers tout ce qui bouge en kabylie .Tout ses hommes ,ses symboles .Qui n’a pas etait insulte ,blesse dans ses tripes .Ton tour viendra ou encore celui de tes enfants .

    A toi de reflichir ,moi j’ai fais le deuil ,il y a belles lurettes .

  33. Momo, ton rêve de tamazgha, ce ne sont pas les autonomistes qui t’en empêche de te servir. Tu fais penser à cette anecdote du gosse qui demande à son père de le protéger des petits de son âge, les grands, il s’en charge lui même. Tu veux faire porter aux Kabyles le poids de toute Tamazgha; c’est ce qu’on appelle « {aq… is deg bellaâ, i talav dellaâ} ». Tu t’es trompé de porte. Tamazgha, Faut la demander à ceux qui bouffent du berbère.
    Tu sais bien que ce que tu racontes là, des générations entières se sont cassées les dents dessus. Et tu n’es ni plus intelligent, ni plus engagé que ces gens la.

  34. Sans les eaux Kabyles, le cholera nous aura livre’ le reste du pays il y a bien longtemps ! – Compare les prix d’un litre d’eau a un litre de petrole. $100 le bril de petrole et $2 le litre d’eau ! ET encore on se sert de petrole pour netoyer l’eau et la pomper et non l’inverse.

  35. Je n’ai pas fait de fourage, mais: Qui dit qu’il n’y en a pas? La mantagne comme le Sahara qui lavoisine reposent tous les 2 sur une meme couche ou paltforme tetronique. C’est un grand bassin, qu’on peut percer d’un cote’ ou de l’autre !!! – Les mantagne n’etaient pas mantagnes a un certain moment dans le temps. Elles ont surgit, a cause d’une activite’ dans leur sous-sol !!!

    Pourquoi il y aurait de l’or dans les ruisseaux Americains et pas en Kabylie?

    Un tas de questions que seule une independante peut exploiter avec respect et precautions necessaires.

    Cela biensur, en dela de la matiere grise expose’e dans cet article justement.

    De la touche on se retrouve sur les tribunes.

    Les Kabyles veulent et peuvent jouer, et bien jouer !

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