Futures législatives – Les partis politiques se lancent déjà dans la campagne électorale

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Sans aller à le nommer directement, il ne peut échapper à personne que c’est le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) que les partis islamistes somment de cesser sa politique de quotas concernant les sièges de l’hémicycle Zirout Youcef.

La grande question se posant aujourd’hui est de savoir si l’institution que dirige d’une main de fer le général Tewfik, laissera le Parlement tomber sous la coupe des islamistes ou imposera, cette fois-ci encore, sa volonté pour « sauver » la république. Il faut avouer que quel que soit le choix à faire, il sera difficile.

A conjecturer effectivement le cas de fraude : le RND et le FLN seraient majoritaires au Parlement. Le danger islamiste serait évacué au moins pendant une durée de cinq ans. Il se trouve cependant que la fraude est punie par le droit national et international. Respecter le choix des électeurs ? Les sièges de l’hémicycle Zirout Youcef seraient occupés majoritairement par des députés issus de formations politiques dites « islamistes ». Malheureusement ce ne serait pas tout.

En effet, après avoir élaboré des lois à base des lois de la chariaâ islamique, les différents mouvements islamistes jetteraient leurs tentacules pour islamiser toutes les institutions de la république. Les islamistes ont un point fort : ils savent se montrer patients et avancer doucement mais sûrement. Il est facile d’imaginer le scénario. Dès leur prise du pouvoir et dans la perspective de faire croire au peuple que leur mission est de le servir, ils commenceraient par la mise sur pied de commissions d’enquêtes pour mettre à nu tous les détournements et tous les vols commis depuis I962 au détriment du peuple.

Connaissant la haine nourrie par le peuple envers ses dirigeants pour l’avoir maintenu depuis cinquante ans dans une sorte d’esclavage, les citoyens, sauf les avertis, ne remarqueraient pas l’obscurantisme vers lequel ils s’engouffreraient tellement ils auraient l’esprit accaparé par le désir et la joie de voir à la potence celles et ceux ayant bafoué leurs droits les plus élémentaires pendant des décennies. Ce n’est qu’au moment où il n’y aurait plus personne à présenter à la potence que des questions se poseraient sur l’avenir du pays. A ce moment-là, il serait naturellement trop tard. Pour se débarrasser du « nouveau monstre » tuant par lapidation une femme et à coups de fouet un homme pour s’être adonnés à une relation sexuelle extra-conjugale et coupé la main d’un coup de sabre à un garçonnet pour avoir « chipé » une pomme, il faudrait un miracle.

Il n’y a pas plus dangereux qu’un personnage malhonnête et, au même temps, intelligent. Aujourd’hui, le constat que mettent en avant les islamistes est des plus justes ou du moins un certain constat. En effet, ce sont les islamistes qui parlent à haute voix des ravages causés à l’Algérie par les vols et détournements. C’est toujours les islamistes qui dénoncent la bureaucratie et l’inégalité des Algériens devant les chances de réussite. En un mot, ce sont les islamistes qui rendent publics les différents maux et injustices dont souffre le simple citoyen. Cependant, ces mêmes langues islamistes ne parlent jamais de leur mode de gouvernance exacte et complet qu’ils compteraient instaurer en cas de leur prise de pouvoir.

Pour un esprit non averti, la prise du pouvoir par les islamistes est tout simplement synonyme de justice pour tous, fin de la bureaucratie et égalité de chances devant la réussite.

A l’issue de l’émission hebdomadaire « hiwar essaâ » (dialogue de l’heure) animée par l’animatrice vedette, Farida Belkassam, diffusée avant-hier soir, l’invité qui a séduit le plus est M. Yazid Ben Aïcha du parti Ennahda. Il y avait à la même table MM. Mohamed Fidji du RND, Taher Ben Taleb du PNSD (parti national pour le social et le développement), Djelloul Djoudi du PT et enfin Mohamed Taïbi en tant qu’observateur politique. Celui-ci est enseignant universitaire en sociologie.

Lors des débats, tous les représentants politiques à l’exception de M. Mohamed Fidji du RND, ont mis en avant le phénomène de la fraude et ont déclaré que c’est à cause de ce mal que le Parlement algérien est jusqu’à maintenant obsolescent. Et les trois ont anathématisé le DRS qu’ils ont désigné par le terme « pouvoir ». Cependant, c’est M. Yazid Ben Aïcha qui a eu le premier le courage de mettre à nu certaines pratiques du gouvernement algérien notamment en ce qui concerne les dilapidations de la trésorerie nationale.

Le représentant d’Annahda révélera que l’Etat algérien a déboursé pas moins de onze milliards de dollars à des bureaux d’études étrangers alors le travail qu’ils ont fait aurait pu être faits par des bureaux d’études nationaux, pour un montant ne dépassant pas trois milliards de dollars. Le même intervenant parlera des frustrations et conditions difficiles dans lesquelles vit le simple citoyen ; et dénoncera le fait qu’un citoyen porte une cravate papillon et maintient son pantalon avec des bretelles – ce qui signifie qu’il nage dans la richesse et l’opulence – alors qu’un autre citoyen ne cesse de serrer la ceinture pour maintenir son pantalon autour de la taille – ce qui signifie qu’il est maigre comme un clou à force de privations. Encouragé par la hardiesse du représentant d’Annahda, M. Djelloul Djoudi du PT enfonce à son tour le clou dans la planche en révélant que dans le cadre de la privatisation, l’Etat a fait en réalité dans le bradage des entreprises publiques. Dans la multitude d’exemples cités, M. Djelloul Djoudi a cité la laiterie de Draâ-Ben-Khedda.

Le représentant du PNSD a quant à lui tenu un langage logomachique. Nous retenons seulement une chose dans son abscons : son parti pris pour un Etat théocratique. D’ailleurs, au moment où Farida Belkassam lui donna la parole pour la première fois, M. Taher Ben Taleb a commencé par rendre gloire à Dieu et à saluer les prophètes, les anges, les saints et autres divinités imaginables et inimaginables.

S’agissant enfin de M. Mohamed Fidji, il n’a pu défendre la position de son parti car trop de preuves ont pesé sur lui quant aux privilèges dont il jouit. C’est M. Mohamed Taïbi, l’observateur politique, qui le tira du mauvais pas en suggérant « qu’après cinquante ans d’indépendance, il est temps pour l’ensemble des partis politiques de se mettre d’accord sur les grands choix à faire pour le pays ».

L’intervention de l’universitaire Mohamed Taïbi est pertinente. A analyser ses « grands choix à faire », il est question de choisir un modèle de gouvernance qui sied à toutes les mentalités des Algériens et où chacun puisse y trouver son compte. Autrement dit, l’option des autonomies des régions n’est pas à écarter. La Kabylie et le Sud algérien ont déjà formulé leur vœu dans ce sens. Pourquoi pas alors le Constantinois et l’Oranie ?

Une chose est certaine en tout cas : quelle qu’elle soit la formule à retenir par Alger, le projet d’autodétermination de la Kabylie ne relève pas de l’utopie. Il est même salvateur pour l’Algérie et l’ensemble de l’espace géographique de l’Afrique du Nord. Car faute d’un tel choix judicieux, l’islamisme s’y implanterait en maître absolu et certainement pour longtemps.

Said Tissegouine

7 COMMENTS

  1. Des partis animaux qui n’ont aucun sens ou esprit humain au service de l’impérialisme colonial, terroriste, génocidaire et diabolique arabo-islamo-occidental incarné par le régime arabo-islamo-mafieux anti-Kabyle et anti-Amazigh d’Alger!

    Le regime arabo-islamo-terroriste d’Alger n’a aucun droit d’exister sur notre terre amazighe, laique, democratique, et humaniste!

    A bas l’impérialisme colonial arabo-islamo-occidental en Tamazgha!

    Pour la libération urgente et définitive de tous les peuples amazighs qui peuplent toute l’Afrique du Nord, Tamazgha!

  2. « L’islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays »

    [Lire la suite ici->http://www.levif.be/info/actualite/dossiers/les-entretiens-du-vif/l-islamisme-meme-a-dose-microscopique-detruit-un-pays/article-1195110315947.htm]

    Ou ici aussi:[ La république d’Azawad->http://tamazgha.fr/La-republique-d-Azawad.html]

  3. Azul
    Durant cinquante ans, les gouvernants ont tout fait pour que la seule alternative à leur tyrannie soit un régime moyenneageux, islamiste.
    Ce qui est drôle, c’est que aujourd’hui, la solution la meilleure pour tout le monde est l’instauration des autonomies régionales ou d’un régime fédéraliste décentralisé. Cette option a le mérite de remettre les affaires du pays entre les mains des citoyens, rapprocher la gouvernance des citoyens. C’est la définition même de la démocratie qui, dans notre pays, a quand plus de deux milles ans d’existence.
    Nous avons là l’unique façon de faire barrage à la barbarie islamiste, hard ou soft. Redonner aux citoyens la dignité est la meilleure façon de faire face efficacement à la résignation dont profitent les barbus et autres obscurantistes. De même, ce sera une chance pour les identités régionales pour repartir sur des bases solides.

  4. Les élections annoncées sont pipées et piégées d’avance: les fraudes, les menaces, les pressions et entorses diverses seront au rendez-vous : des pratiques « inhérentes au système », des us et coutume du Régime militaire. Y participer, revient à voter non pas pour le changement radical dont le pays a urgemment besoin, mais plutôt, en faveur du statu quo, c’est-à-dire de la stagnation, le blocage et l’asphyxie qui prévalent depuis des décennies. Le boycott est une exigence du bon sens, du patriotisme, de l’attachement au véritable changement …

    Le Régime militaro-mafieux continue de leurrer, tromper et induire en erreur. Le but est de reporter et repousser à jamais la «fronde révolutionnaire» qui doit s’amarrer au mouvement en cours chez nos voisins…Le Pouvoir illégitime est en quête désespérée pour un minimum de crédibilité sur la scène internationale, il trouvera dans la participation de « l’opposition » aux prochaines mascarades électorales une planche de salut inespérée. Quelque soient les pressions internationales, vu l’état de désillusion de la majorité de la population, l’opposition (démunie et affaiblie) commettra une erreur monumentale si elle participe à cette énième supercherie

    Ce Régime criminel est installé par la violence (force), il pratique la violence, il manipule la violence, il vit avec la violence, il ne dépérira que par la force de la révolution populaire, comme en Tunisie, Égypte, et prochainement la Syrie… La « ruse et/ou la force » sont deux principes d’action, ou terrains de prédilection, et ce pour longtemps encore.

    « Faut pas rêver » : rien n’est possible tant que le Régime militaire est là. Il suffit de suivre ce qui se passe Egypte ces derniers jours, ce pays où le Commandement/la Junte militaire persiste absolument à demeurer au pouvoir absolu, « inféodé(e) » aux États-Unis impérialistes et l’État d’Israël colonialiste…En Algérie, comme en Égypte, nous avons affaire à des Régimes militaires autoritaires qui reposent sur un trépied : la Police politique, le Commandement militaire et les Clans rivaux/unis contre le peuple, et qui ne cèderont que par un « rapport de force politique » puissant, un rapport de force qui provoquera leur « défaite politique » (et non militaire) induite par une « pression intérieure accrue » (révolution) conjugué à une « pression extérieure accrue » (diaspora, communauté internationale)….

    Les dirigeants de l’opposition (ou ce qui en reste) ne doivent pas nous décevoir, ils doivent dire clairement leur refus de verser dans l’opprobre et la honte, éviter la chute finale. Car s’ils persistent dans la « stratégie participationniste », ce serait leur fin, la dernière des dernières !
    La communication des dirigeants de l’opposition est ambiguë, obscure, illisible. Ils donnent l’impression de pencher vers la participation du parti aux prochaines mascarades électorales. Ce serait grave et pour les partis qui participeront, et pour ce qui reste de l’Opposition démocratique oppositionnelle, et pour le pays tout entier…
    L’Opposition doit boycotter, c’est de son intérêt! Si elle participera à la prochaine mascarade, ce serait fini, une fois pour toutes! L’Opposition oppositionnelle doit sommer les dirigeants de ces partis qui cultivent l’ambigüité, les avertir, les mettre en garde sévèrement, fermement…
    L’Opposition démocratique doit renouer avec son attitude oppositionnelle! Un positionnement radical, direct et frontal contre le Régime militaro-mafieux et ses alliés « les extrémistes de tous bords »…Sinon, ce sera sa fin !
    Une « Lettre ouverte » doit être adressée aux directions de ces partis, ils doivent être sommés, mis en garde, avertis. Car ce serait grave pour le pays, pour l’opposition, pour ces partis…..

    C’est le Régime criminel et ses « alliés objectifs » qui gagneraient par cette éventuelle caution d’une partie de l’Opposition… On aura alors le « tous pourris » intégralement. Et c’est la voie vers l’extrémisme, l’absolutisme, et la catastrophe totale….

    La dernière chance pour l’Opposition démocratique, c’est le boycott, le refus ferme et catégorique des prochaines mascarades et supercheries électorales. Il doit s’approcher des mouvements de l’Opposition oppositionnelle pour une »action commune, unitaire, unioniste », et développer une ligne plus ferme, radicale, directe. Produire un discours offensif contre le Pouvoir dictatorial millitaire…qui continue à leurrer, tromper, réprimer, liquider ce qui reste ! Effrités, ou quasiment neutralisés par ces micro-partis crées par le Pouvoir militaire, mais aussi par l’ option «participationniste» (aux échéances municipales et législatives), et d’autres erreurs majeures, tel le « soutien au Coup d’Etat (le cas du RCD)… L’Opposition démocratique disparaitra plus tôt que prévu si elle participera aux prochaines élections. Ce sera la honte suprême, la chute finale! Aussi, les tenants de l’Opposition oppositionnelle doivent mettre en garde les dirigeants de ces partis, qui croient encore pouvoir s’enorgueillir et nous tromper en le présentant comme seul modèle de référence ! Hum ! Fini tout ça ! Les mythes entretenus par la méconnaissance de certaines données ne résistent plus à l’analyse, car les observateurs avertis savaient depuis fort longtemps que ces parts avaient acquis à un certain moment, un «champ d’audience réel» élevé, non par le charisme ou l’aura des Chefs que la majorité populaire (la jeunesse, 70/100) ne connait pas, mais d’abord avec l’appui du MCB et la LADDH qui leur avaient servi de « béquilles ». Ce que les dits dirigeants ne semblent pas (prêts à) reconnaitre. Ni reconnaitre la faute d’avoir laisser tomber le MCB devant les assauts du DRS et ses Agents KDS (…).
    Les militants sincères et les sympathisants ont le devoir et sont en droit d’émettre de sévères mises en gardes, ou même des «sommations» à l’adresse des dirigeants de ce parti, qui sont entrain d’adopter un profil bas, un langage mou et doux, une critique maigre, quelques petits mots sur « les modalités de fonctionnement du Régime », et non une remise en cause du Pouvoir militaire en général et en particulier, globalement et dans le détail, où la nature militaire du pouvoir est escamotée, sa structure clanique non dite, ses pratiques meurtrières, assassines, criminelles tues. On est en droit de douter, d’émettre des soupçons !
    La question se pose : participeront, ne participeront pas ? Dans l’affirmative, ils seront jetés dans les poubelles de l’histoire! Ils payeront pour leur «réformisme»et leur (collaborationnisme », qui est tout le contraire de la «révolution». Mais sincèrement comment peut-on nous faire croire qu’un Pouvoir militaire installé par la violence (force), pratiquant la violence, manipulant la violence…depuis 50 ans, pourrait se «réformer» la prochaine «chambre d’enregistrement», une énième «Assemblée-croupion », bidon ? El les gorilles, ou éléphants, et vrais khobzistes récemment nommés aux directions de ces partis sont vraisemblablement là pour entériner et avaliser cette honteuse option « réformiste », «antirévolutionnaire»

    Ah ! ces temps obscures du «désengagement militant», du renoncement, du défaitisme, du fatalisme, de l’individualisme effréné, des syndicats effrités, d es partis décimés, l’opposition neutralisée, la société abattue… par le Pouvoir militaro-mafieux, les faux-opposants, les pseudo-démocrates, les arrivistes, les carriéristes, les koursistes, les opportunistes…. le pays délabré, tous les liens délités, la division totale, la dispersion générale, l’écartement des positions vers les extrêmes, l’avenir hypothéqué pour des millions de jeunes, le désespoir et la haraga, la drogue comme refuge, le proxénétisme et la prostitution partout, les suicides et les meurtres, la terreur d’Etat, la torture comme méthode de pouvoir, la machine de mort toujours en fonction, l’omniprésence et l’omnipotence de la Gestapo locale, les assassinats politiques, les massacres de masse, la répression permanente…intrinsèque et inhérente à la nature militaire dictatoriale du Pouvoir en place depuis 1962….

  5. Le destin collectif des peuples amazighs

    Les peuples Amazighs nord-africains sont colonisés par des sectes minoritaires, moyenâgeuses, fascistes, racistes et anti-Amazighes arabo-islamistes issues des communautés immigrées islamistes et pseudo-arabes du Moyen-Orient, qui n’ont rien que le mythe totalitaire, antihumain et métaphysique Allah comme seul repère culturel, identitaire et existentiel. Ces sectes apocalyptiques dotées d’états-nations avec des armées génocidaires, grâce à la bénédiction des gouvernements prédateurs occidentaux, ravagent et rasent tout ce qui est Kabyle ou Amazigh même en ce 21ème siècle sous les yeux indifférents des la communauté humaine universelle.

    Et pour prolonger et pérenniser à l’ infini cette conspiration ou aberration géopolitique anti-Amazighe, les états sectaires et terroristes arabo-islamo-fascistes passent leur temps à cultiver hypocritement la haine de l’Occident dont les fondements moraux restent profondément kabyles/amazighs.

    L’origine de tout ce grand mal qui dévore les peuples amazighs réside dans le fait qu’ils ont tellement toujours voulu rester libres au point d’oublier que leur existence même dépend de la solidarité ou du sacrifice collectif indispensable pour bâtir des Etats Amazighs Unis (EAU).

    Vive le peuple et la nation kabyles libres ! Vive Dda Ferhat !

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