Salem Chaker saisit le ministre de l’intérieur sur son interpellation par la PAF

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Aeroport Alger
Aeroport Alger

REVUE DE PRESSE (Tamurt) – Dans une lettre adressée au ministre de l’intérieur et celui de l’enseignement supérieur, le directeur de l’Encyclopédie berbère rappelle : « J’ai été invité par l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à présider un jury de doctorat en langue et culture amazighes dont la soutenance a eu lieu ce 1er juillet 2012. A mon arrivée à l’aéroport d’Alger, le 30 juin, j’ai été interpellé par les services de police de l’aéroport et retenu pendant environ deux heures. La seule explication qui m’a été donnée par les officiers de police faisait référence à « un mandat d’arrêt de 1986 » (!) ».

Dans le même document, il précisera : « Or, depuis 1986, je me suis rendu en Algérie une bonne quinzaine de fois, pour des raisons familiales ou, le plus souvent, à l’invitation de l’université algérienne, pour assurer des enseignements ou participer à des soutenances. Par ailleurs, depuis cette date, les autorités consulaires algériennes en France m’ont toujours renouvelé mon passeport sans la moindre difficulté. On a quelques peines à comprendre comment une personne sous mandat d’arrêt depuis plus d’un quart de siècle aurait pu circuler vers l’Algérie et se voir renouveler régulièrement ses documents d’identité algériens ».

Le professeur Chaker ajoutera que : « Lorsque l’on m’a restitué mon passeport et autorisé à partir, l’officier de police m’a précisé que toute procédure contre moi était annulée. Ma stupéfaction fut donc grande quand, le 4 juillet, jour de mon départ vers la France, je fus de nouveau retenu pendant un bon quart d’heure par la police de l’aéroport « pour vérification » avant de pouvoir embarquer ».

Pour lui, « il convient de remettre cet incident en perspective et de préciser qu’en réalité c’est depuis 1980, c’est-à-dire depuis le « Printemps berbère » que je fais assez régulièrement l’objet de telles tracasseries lors de mes voyages en Algérie ». Le professeur de Berbère à l’université d’Aix-Marseille poursuit : « Il en ressort que l’explication qui m’a été fournie lors de l’incident initial du 30 juin est totalement farfelue et manifestement artificielle. A l’évidence, les ennuis subis – les derniers comme ceux plus anciens − n’ont aucune base judiciaire. Et comme ils sont récurrents, il ne peut s’agir d’un simple dysfonctionnement ou d’un « excès de zèle » local ».

Selon lui, « il ya une volonté planifiée d’intimidation politique à mon égard, visant à dissuader un intellectuel, libre dans sa parole et ses écrits, de se rendre en Algérie ». Par ailleurs, Le professeur Chaker ajoutera : « après près de quarante ans d’engagement pour la reconnaissance des droits des Berbérophones et pour la démocratie en Algérie, je n’ai pas l’intention de changer de ligne de conduite, ni de renoncer à une totale liberté d’expression et de critique par rapport à l’Etat algérien (et à tout autre) et à son régime politique. Je continuerai aussi à me rendre en Algérie chaque fois que je le jugerai utile ».

« Il faut qu’il soit mis fin de manière définitive aux tracasseries dont je fais l’objet ; de telles pratiques, que l’on croyait disparues depuis longtemps, sont parfaitement inutiles et inefficaces et ne peuvent que contribuer à ternir l’image de l’Algérie », conclut-il.

Hafid Azzouzi

8 COMMENTS

  1. Azul
    A Mas Chaker, waqila mazal-ik txiccedh ? Amek ara tecetkidh i< waarav ma yewwet-ik gma-s ? Amek ara tarudh tabratt i ujernan n waaraven ? Akken llan waaraven n tmazgha dduklen fell-agh u kunwi mazal tighilem ghurwen azref, ghurwen amur deg landjiri nsen id-hellan at tarwa n bexta. Yak armi d 62 id-ssufghen ifenqaren nsen tarwa yagi n Muhuche. Asmi akken tella Fafa, qqarem asen i Iqvayliyen: "nekwni akk d lizanjiryan" nekwni akk "d lifrir n ladjiri". Tura gernagh-t si 62. D acu tettrajum n lehna, n tegmatt, n lhanna, n lheqq ara waaraven isemmam? D acu ara ken id yassen ar izukar ? Yak tecfam akken kan tefra Djamal Abd Nazer yesmarasen-d leslah akken agh nnaghen. Wid ig xeddemen akka d widh yenghan Amirouche, Krim, Abane, Maatoub, atg.... Il y a cette expression qui date de la colonisation française et on dit: "yewwet-iyi urumi ccetkagh-as i gma-s". Tu t'es plein a un Arabe le mal qu'un autre arabe t'a fait Lifalastinyan qui su n frir mun frir ! Compri khuya ula mazal kikif ?

  2. Que Mr Salem Chaker reçoive toute notre solidarité ! Que serait le régime de bananes algérien, sans ces tracasseries et ces abus de pouvoir ??Il est illusoire d’imaginer, une seconde, que cette seconde nature, de ce pouvoir autiste, méprisable et sadique, disparaisse, comme cela, par enchantement !! Après tout, le sang des innocentes victimes, de 2001, crie toujours justice !! Au moment même ou la Birmanie, construit, sérieusement une démocratie, l’Algérie étale, au vu du monde entier, ses qualités dictatoriales et apparemment l’oppression est leur seule réponse, aux désirs de liberté, des peuples de ce pays !!

  3. Ce qui est navrant c ‘ est que le journal EL-WATAN après avoir publié la lettre adressée par Salem Chaker au ministre de l’ intérieur ,l’ a subitement supprimée de ses colonnes.

    Ceci démontre que ce journal obéit aux ordres des services de propagande et de diversion

    je ne parlerai pas des injures et des appels au meurtre proférés contre ce professeur plein d ‘ humilité et de sagesse, par les ennemis de la Kabylie, dont el watan tolère les commentaires .

    ce journal qui rejoint echourouk dans d ‘ antikabylisme primaire doit être boycotté par les kabyles.

  4. Intimidations et intimidations…. afin qu’il se taise et n’apporte aucun soutien a quelconque reclame, surtout Kabyle. Ces « gens » sont minables !!! et dire qu’ils arrivent toujours a museler 35 millions d’ames !!!

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