La protesta gagne du terrain – Marche des lycéens à Bougie et rassemblement à Tizi Wezzu

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Alors que l’on pensait que le limogeage de l’inamovible ministre de l’éducation, Aboubakr Benbouzid, de son poste allait mettre un terme aux contestations dans le secteur de l’enseignement, voilà que la protestation reprend de plus belle.

A travers les deux principales villes de la Kabylie, la colère monte et rien ne semble la contenir. Au fil des jours elle prend une courbe ascendante. A travers ces protestations, ce sont toutes les limites du système éducatif algérien, sans cesse décrié, qui sont étalées sur la place publique et une revendication portée par ces élèves qui refusent d’être les dindons de la farce de ce même système calqué sur des modèles qui sont aux antipodes de la société.

Hier, dimanche et aujourd’hui lundi, les lycéens de la ville de Bougie ont marché pour exiger la diminution de la charge de travail dans leurs études dont le programme dispensé aux élèves de terminale ne permet pas aux enseignants de l’appliquer fidèlement et de donner des résultats. Outre ces classes d’examen, les autres aussi demandent la baisse du volume de travail.

Par ailleurs, l’amélioration des conditions au niveau des établissements scolaires est au menu de leurs revendications. Une délégation de ces élèves a été reçue par le premier responsable du secteur à Bougie auquel ils ont remis une plate-forme de revendications à remettre au ministre.

A Tizi-Ouzou, ce lundi matin encore, les lycéens qui ont déjà organisé une marche mercredi dernier, à travers les principales rues de la capitale du Djurdjura, ont de nouveau déserté les bancs des classes et organisé un rassemblement au centre ville. Un incroyable dispositif policier (force anti-émeutes) a été déployé dès les premières heures de la matinée au Rond-point de la ville pour étouffer toute tentative de marche des lycéens. La tension était vive, mais aucun dépassement n’a été signalé.

Pour les mêmes raisons que leurs camardes de Bougie, les lycéens de Tizi-Ouzou maintiennent leur mouvement de grève. Ce mouvement commence déjà à faire tâche d’huile et se propage. Les élèves du lycée Amar Bessalah de la ville côtière de Tigzirt ont déjà rejoint le mouvement e grève qui risque de se corser dans les jours à venir eu égard au silence radio qu’observent les responsables de ce secteur face à la protestation des élèves.

Amaynut et Lounes O..info

3 COMMENTS

  1. C’est vraiment une question d’incompetance, comme suit:

    1. Depuis le 1er jour l’ecole(batiment biensur) au jour de l’examen du bac, il y a un nombre fini d’heures de classes.

    2. Durant tout l’elementaire et le moyen, des tonnes d’heures sont gaspille’es dans des singeries moyen-orientales, inutiles, sinon nuisibles – que cette mafia dite etat, par vertu de reconnaissances etrangeres et non algeriennes, se donnent a inculquer dans la tete des enfants des autres – car les leurs sont ailleurs, biensur.

    En fin de compte, ces lyceens devraient aussi confronter leurs parents, qui les font pour les livrer a la pire des vermines sur terre.

      • Vous mélangez tout, le MAK n’a rien à voir avec ce mouvement, il ne faut pas qu’à chaque fois qu’il y a une protestation ou une grève, le mak se dépêche de se l’approprier. Les élèves sont mécontents et c’est le programme de ce nul de Benbouzid qui continue à miner l’enseignement,; le nouveau ministre ne peut pas rattaper une vingtaine d’années d’une mauvaise gestion. J’espère que ce nouveau comprendra que l’heure de revenir au système avant l’école fondamentale.

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