Tout en exigeant la constitutionnalisation de leur langue – Les rebelles amazighs libyens dénoncent un pouvoir proche des islamistes

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Depuis la révolution, les autorités veulent tout bonnement écarter les Amazighs dans la gestion des affaires du pays en Libye, ce qui a souvent fait monter la contestation des Berbères pour revendiquer leur langue. Des actions de protestations sont omniprésentes et prennent toujours des allures importantes.

Des habitants d’une région berbérophone ne sont pas restés les bras croisés pour faire valoir leurs droits légitimes. Ils passent maintenant à la vitesse supérieure dans leur protestation, en bloquant depuis trois jours un gazoduc alimentant plusieurs stations électriques des villes libyennes pour demander, une fois encore, la révision d’une loi pour faire valoir leur spécificité culturelle dans la Constitution.

Les amazighs se sentent marginalisés alors qu’ils ont activement pris part à la révolution contre l’ancien dictateur libyen Maâmar El Kaddafi. Or, après, la mise en place des nouveaux responsables du pays, les amazighs se trouvent en marge de la gestion des institutions. C’est à partir de là que des dissensions ont commencé à apparaître avec le système en place, un régime accusé d’être proche des islamistes.

Et comme énième action de protestation, les ex-rebelles Amazighs de la région du Djebel Nefoussa de Libye ont bloqué un gazoduc situé à 50 km de la ville de Nalout à l’ouest du pays. Dernièrement aussi, les Amazighs ont attaqué le siège du Congrès national libyen, à Tripoli lors d’un rassemblement organisé devant le Parlement, pour protester contre leur marginalisation, dans la rédaction de la future Constitution.

Quelques jours auparavant, les représentants des Amazighs, au Congrès, ont décidé de se retirer de l’Assemblée et de boycotter les futures élections de la Constituante. Ils exigent que le droit des minorités, ne soient pas votés à la majorité, mais par consensus.

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