Draâ Ben Khedda : – Heurts entre policiers et jeunes d’un bidonville

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Heurts et échauffourées ont éclaté hier en début d’après-midi à Draâ Ben Khedda entre policiers et jeunes du nouveau bidonville, non encore baptisé, qui se trouve juste à l’entrée de la ville en allant vers Alger et non loin de la RNI2. Cette violence corporelle a pour origine la tentative de ces jeunes habitant le bidonville en question de fermer le siège de l’APC après avoir précédé à la fermeture à la circulation de la RNI2.

Quant à l’action de protestation de ces jeunes, elle a pour motif leur demande de relogements dans des habitations décentes laquelle n’a pas eu de suite de la part de qui de droit. Convaincus donc que « seule la force paye », ces jeunes gens ont commencé par fermer la RN I2 à la circulation.

Ayant probablement considéré que cette action, à elle seule, ne pouvait attirer « l’attention » sur le cas, ils ont alors arrêté la décision de fermer l’APC. C’est à ce moment là que la force publique entra en action pour refouler les manifestants. Ceux-ci, frustrés, par l’attitude des pouvoirs publics à leur endroit, ont riposté par des jets de pierres et autres projectiles de circonstance.

De leur côté, les brigades antiémeutes ont usé de matraques et de bombes lacrymogènes. Au moment où nous mettons sous presse, les affrontements se poursuivent. Toutefois, aucun blessé – heureusement – n’est à déplorer ni dans le camp des émeutiers ni dans celui de la force publique. Cependant, l’action musclée des jeunes de Draâ ben Khedda risque de servir d’exemples aux habitants de certaines localités de la wilaya de Tizi-Ouzou où « la mal vie » commence de nouveau à être signalée et dénoncée avec récurrence.

La preuve : au moins cinq APC de la wilaya sont fermées par leurs administrés respectifs. Les problèmes signalés par-ci et par-là sont presque les mêmes, à savoir le Gaz naturel, l’électrification, le revêtement des routes, l’assainissement et l’approvisionnement en eau potable (AEP). Une telle réalité, personne ne peut la démentir.

D’ailleurs, l’APW de Tizi-Ouzou, à l’occasion de sa session d’avant-hier, a pointé un doigt accusateur vers certains services déconcentrés de la wilaya, notamment celui des mines et de l’industrie. En effet, dans son allocution d’ouverture des travaux, Hocine Haroun a déclaré que « (…). Aujourd’hui, le problème numéro un qui préoccupe près de 800 villages sur les I500 que compte notre wilaya demeure le Gaz.

L’électrification est aussi un problème non moins important. Mais l’une des principales revendications des comités de villages, et l’une des causes de leur colère, d’autant plus que nous sommes au cœur de l’hiver, demeure le Gaz. Force est de constater qu’après promesses et promesses, les citoyens ne savent plus en qui croire ni sur qui compter.

«J’ai été présent et j’ai cautionné en quelque sorte des promesses claires et nettes, en grande partie pompe, par médias interposés, mais hélas non tenues, notamment par l’ex-directeur de la DMI, M. Mnina aux différentes rencontres des villageois, dans mes différentes sorties, notamment à At Ziki, où le mois de juillet écoulé a été annoncé aux citoyens comme date butoir pour le lancement des travaux… Hélas, à At Ziki, Aït Regane, Aït-Oulhadj ou Imsouhal…l’espoir tourne au désenchantement. Quand le citoyen prend les responsables de wilaya pour référence et quand l’un d’eux manque à sa parole pour une raison ou pour une autre, le sentiment de frustration et de désabusement appelle celui de la colère et de rébellion. Nous en constatons les dégâts : fermeture de mairie, barrage de route…perte de confiance. (…) ».

Le président de la première institution élue de la wilaya de Tizi-Ouzou a également mis l’accent sur la faiblesse des technologies de l’information et de la communication. Le discours de Hocine Haroun résume parfaitement la mauvaise situation que vivent beaucoup de citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Addenda : information de dernière minute.

Les habitants du bidonville ayant fait des émeutes auraient bénéficié d’un quota de logements. Cependant, les responsables de l’APC n’ont, pour des raisons inconnues, n’ont pas rendu publique la liste des bénéficiaires de logements. Il se trouve, par conséquent, que des soupçons pèsent sur eux quant à leur volonté d’attribuer les logements en question à d’autres personnes.

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