Baisse spectaculaire des ventes : Les kabyles ne lisent plus les journaux francophones

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presse francophone algérienne
presse francophone algérienne

KABYLIE (Tamurt) – C’est un constat sans appel. Les journaux algériens, même ceux qui étaient, il y a quelques années, très lus, sont boudés en Kabylie. Des journaux comme Liberté, El Watan et le Soir d’Algérie ont vu leurs ventes péricliter à un rythme vertigineux.

Une simple tournée chez les principaux buralistes de la ville de Tizi-Ouzou montre à quel point les journaux en question n’ont plus la cote. On constate ainsi des dizaines d’invendus dans chaque point de vente de journaux. C’est le cas notamment au niveau de la librairie Cheikh, sise en face du siège de l’Ansej, au cœur de la ville de Tizi-Ouzou. Chaque soir, les travailleurs de cette librairie sont contraints de ramasser des centaines d’exemplaires, tous journaux confondus, alors que dans les années quatre-vingt-dix, à peine à huit heures du matin, il était impossible de trouver l’un de ces journaux sur les étals tant ils étaient pris d’assaut par les lecteurs dès la première heure.

C’est le même constat chez les autres buralistes, notamment ceux situés au Boulevard Abane Ramdane, appelé communément Route de l’hôpital. Mais aussi partout ailleurs et à la nouvelle ville ainsi que dans les localités de l’arrière pays. Concernant les chiffres et à titre d’illustration, Liberté vendait 14 000 exemplaires rien que dans la ville de Tizi-Ouzou il y a dix ans.  Aujourd’hui, il n’en vend que 2 500 sur les 6 000 exemplaires récupérés quotidiennement au niveau de l’imprimerie à Alger. Idem pour El Watan et Le Soir d’Algérie. D’ailleurs, c’est ce recul dans les ventes qui explique que ces journaux ne font plus l’opinion en Kabylie et sont souvent déconnectés de la réalité.

Certes, dans le monde entier, la presse en papier connait une régression inéluctable dans les ventes mais pas au point où en sont ceux qui étaient les principaux journaux en Kabylie. L’une des retombées de cette descente aux enfers de la presse écrite en papier en Kabylie est le fait qu’une grande partie des buralistes ont décidé de ne plus vendre les journaux à cause du fait qu’ils ne sont plus rentables. La marge bénéficiaire des journaux qui échoit aux buralistes est minime. Quand les journaux se vendaient bien, les buralistes compensaient grâce à la grande quantité vendue. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui. Une étude universitaire sérieuse et pointue pourrait déterminer toutes les raisons ayant entrainé le déclin de cette presse qui a tant marqué la Kabylie pendant les années quatre-vingt dix.

Tahar Khellaf pour Tamurt

7 COMMENTS

  1. Les raisons, entre autres, sont les suivantes :
    – Titres de journaux non crédibles
    – Titres inféodés au pouvoir ou aux groupes d’intérêts oligarchiques
    – Lignes éditoriales imprécises
    – Médiocrités des sujets traités
    – Informations non fiables
    – Déficit du journalisme d’investigation
    – Disproportion de la qualité du produit et son coût
    – Engouement des lecteurs pour les journaux version électronique
    – Manque de professionnalisme des journalistes
    – Non maîtrise de la langue Française par des pans entiers de lecteurs potentiels

  2. Durant les années 90,il se trouvait des journalistes de talents à l’instar de Tahar Djaout ,Said Mokbel,Said Tazrouts Moh A chour Belghzli Que Dieu ait leur âmes pour ne citer que ses grands messieurs de la plume,le lecteur trouve beaucoup de plaisir à lire leur articles qui sont de véritables réquisitoires contre le pouvoir et les islamistes ,une véritable presse qui était bien dans son rôle,aujourd’hui ce n’est plus le cas ,la presse est au service du pouvoir,comment expliquer son silence devant le harcèlement des militants Kabyles par les services de l’insécurité algériens ? et nous pouvons citer plusieurs exemples qui prouvent la collusion de cette presse avec le pouvoir ,pour cette raison elle est boudé par l’électorat Kabyle.

  3. J’ose espérer que les kabyles dignes sont enfin réveillés, qu’il etaitt temps, de cesser la politique de l’autruche !!.. Arrêtez d’apporter de l’eau au moulin de cette vermine arabo-islamo-baat, de ravitailler les caisses de ces derniers, en diffusant et en achetant ces torchons immondes, cette presse de caniveau, cet organe de propagande du néfaste Satan (fln, le clan usurpateur marocain). Cette vermine arabe qui nous crache sa haine et qui nous insulte à chaque tirage !…. Nous devons, nous faire respecter, et pour cela, nous avons le devoir, de décréter que ce « vomi » est personae non gratae en terre Kabyle, une fois pour toute chers compatriotes, allons un peu de nif kabyle SVP !….

  4. Boudu Quand la qualité n’est plus au rendez vous, que les vrais journalistes (souvent assassinés ou menacés ) ont laissé place aux journaleux à la solde du pouvoir arabiste , il est normal que les Kabyles fuient cette nouvelle presse comme la peste car elle passe son temps à nier la réalité régionale .Point barre . Quand à la presse arabisée sans la publicité et les aides gouvernementales , cela fait longtemps qu’elle aurait mis la clé sous la porte.

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