Alors que le Prix Mohammed Dib a été décerné hier : Où est passé le Prix Tahar Djaout ?

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Tahar Djaout

ALGERIE (Tamurt) – Mohamed Dib, un berbère de Tlemcen, est un monument de la littérature francophone. C’est un fait incontestable. Le kabyle Tahar Djaout est également un écrivain de langue française au talent exceptionnel. Mohammed Dib s’est exilé volontairement après l’indépendance car le pouvoir algérien l’a marginalisé pendant de longues années. Dib n’était pas apprécié par le pouvoir algérien parce que ce dernier n’avait pas en goût de sainteté auprès du pouvoir, tout esprit libre qu’il fût, ce pouvoir qui était allergique à des  compétences aussi avérées que celles de Dib.

Djaout, comme tout le monde le sait, a été assassiné au début des années quatre-vingt-dix par des terroristes. Aujourd’hui, plusieurs années après leur disparition physique, des initiatives louables ont été prises pour perpétuer leurs œuvres. A Tlemcen, l’association culturelle « La grande maison » (en référence à l’un des premiers romans de Dib) a lancé le Prix Mohammed Dib du meilleur roman ou du meilleur recueil de nouvelles. Contre vents et marées, l’association, en question, a réussi à maintenir ce Prix. D’ailleurs, c’est pour hier que la remise du Prix-édition 2016 a été programmée.

Par ailleurs, à Tizi-Ouzou, le Prix Tahar Djaout a été lancé il y a quelques années. La cérémonie de remise du Prix se tenait en grande pompe à la maison de la culture « Mouloud Mammeri » de Tizi-Ouzou et le nom de Tahar Djaout était ressuscité de fort belle manière à cette occasion. Mais après deux éditions seulement, organisées et réussies grâce notamment au soutien de Abrous Outoudert et Omar Belhouchet, respectivement Directeurs généraux de Liberté et d’El Watan, le Prix Tahar Djaout a disparu tout simplement de la scène littéraire.

Quant aux raisons réelles de cette défaillance, plusieurs versions existent. On évoque même l’éventualité qu’il y ait eu une histoire d’escroquerie. Les lauréats de ce Prix ont d’ailleurs déclaré, à maintes reprises, que la somme d’argent qui devait leur revenir de droit après cette consécration, ne leur a jamais été versée. Ce manque de sérieux a poussé les directeurs des journaux sus-cités à se retirer du parrainage de ce Prix en dépit de la grande estime qu’ils avaient pour Tahar Djaout.

Lyès Medrati  

5 COMMENTS

  1. seule l independance de la kabylie reconnaitra ses siens et on arettera de quemander quoi que ce soit a ces bedoins d arabie saoudite et du qatar quant je dis ca je fais allusion aussi au gouvernement provisoire d algerie cree par la france de toutes pieces de la scrape et du vidange. avec l independance beaucoup de personnalite kabyle et berebere seront resucites de massissa a tahar djaout et autres. tanmirt

  2. Mohamed Dib est certes un grand auteur francophone, mais pas du du tout berbère, juste un Tlemecani comme les autres.

  3. Si vous voulez que ce prix persiste et revit à vos poches et a vos contacts et hommes d’affaires kabyles ce n’est pas l’indépendance de la Kabylie qui vous rendra meilleure désolée. Le prix Dib et le prix Kateb survit grâce aux leurs, ils se battent chaque année pour qu’ils soient donnés. Il n’ ya même pas une fondation Tahar Djaout pour qu »elle fasse son travail. Alors arrêtez de mettre sur le dos des algériens tous vos maux.

  4. Il n’y a qu’un etat kabyle qui peut faire ressusciter la memoire kabyle.
    le pouvoir colonial arabo-islamique mobilise toutes les ressources pour casser la dynamique kabyle.
    Il a les moyens de sa politique. Par contre la kabylie n’a pas les moyens, c’est pourquoi il faut reflechir à un moyen de financer notre plan de liberation. Le financement de notre cause est un devoir et une obligation pour tous les kabyles. On ne peut exiger que chaque kabyle qu’il soit militant actif, mais on doit exiger de lui une contribution financiere. C’est le minimum exigé d’un kabyle.
    Vive la kabylie libre et independante
    vive le MAK-ANAVAD.

  5. Ne demandez pas où est passé le prix Tahar Djaout, son initiateur est un escroc. Il a escroqué les sponsors et les lauréats du dit prix. Il a ramassé de l’argent pour son usage personnel. Je confirme et j’assume mes propos. Abderrahmane Yefsah

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