Exigeons la libération immédiate du Kameleddine FEKHAR et ses codétenus!

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GHARDAIA (Tamurt) – Le Dr. Kameleddine Fekhar et son compagnon de lutte, Kacem Soufghanem, ont entamé une grève de la faim illimitée qui « s’arrêtera par la liberté ou la mort », ont-ils déclaré. Cette nouvelle alarmante nous interpelle à nouveau pour nous rappeler que le peuple amazigh du Mzab subit une politique coloniale particulièrement violente et répressive, allant jusqu’à l’assassinat de jeunes mozabites lors de raids meurtriers menés par des groupes de Chaambas, ouvertement appuyés par les services dits de sécurités de l’Etat algérien, à savoir la police et la gendarmerie algériennes.

Victime d’une agression  sans précédent par un régime colonial, les mozabites ont subi des raids meurtriers, avant d’être emprisonnés, torturés et soumis à des conditions de détentions inhumaines. Nous savons tous que c’est pour avoir publiquement dénoncé le terrible sort réservé au peuple mozabite, que le Dr. Fekhar et ses compagnons ont été jetés en prison, en lieu et place des criminels qui ont mis à feu et à sang Ghardaia. Allons-nous nous taire et laisser nos frères, nos camarades, se laisser mourir dans les geôles algériennes ?

Le Dr. Fekhar, militant des droits de l’Homme et président du Mouvement pour l’autonomie du Mzab, ainsi que la quasi-totalité de la direction du Mouvement autonomiste du Mzab, ont été jetés en prison pour faire taire la voix du peuple Mozabite.

Notre devoir est de porter leur voix au-delà des prisons algériennes pour arracher leur libération immédiate et inconditionnelle. Nous n’avons pas le droit de laisser mourir des militants qui luttent pacifiquement pour leurs droits légitimes.

J’appelle le peuple kabyle à se porter solidaire de la résistance légitime du peuple mozabite face aux agressions coloniales qu’il subit depuis 1962.

J’appelle les organisations de défense des droits de l’homme à prendre leur responsabilité et à cesser de tergiverser. Il ne peut y avoir de défense des droits de l’homme à géométrie variable. Le Dr kameleddine Fekhar et ses compagnons subissent une terrible injustice. Face à cette indifférence générale, nos frères et amis du MAM ont pris la grave décision de se laisser mourir. Notre devoir est de les soutenir et de ne ménager aucun effort pour les sortir des prisons algériennes, avant qu’il ne soit trop tard, avant de les avoir sur la conscience.

Communiqué de Bouaziz Ait-Chebib

2 COMMENTS

  1. Arrêtons de déconner et de divaguer sur cette question d’exigence. Qui va exiger quoique ce soit et auprès de qui le faire, parce que la réalité est que ces pauvres détenus politiques sont livrés à eux-mêmes et quasiment oubliés de tout le monde ou presque, excepté bien sûr des dirigeants du MAK-ANAVAD qui tentent de leur venir en aide en étant leur porte-voix auprès des instances internationales en charge des droits de l’Homme. C’est à la fois aberrant et inquiétant le calvaire que vivent ces damnés du M’zab, aberrant parce que victime d’une injustice criarde de la part d’un pouvoir totalitaire et criminel, inquiétant parce que justement la vie continue le plus normalement du monde et de manière insouciante pour l’extrême majorité d’une société et de ses élites en perpétuelle dégénérescence de ce qui constitue son essence humaine. Effectivement ce pays nommé faussement  »Algérie » est la preuve par mille qu’il n’en est pas un et qu’au mieux il ne représente qu’un conglomérat de tribus primitives fonctionnant à quelque chose près selon le modèle Libyen, et au pire un no man’s land où il est tous permis et où la loi de la force se substitut à la force de la loi. Ceci étant, il est surprenant de constater que la communauté de la Vallée du M’zab ainsi que les M’zab de la diaspora n’aient pas entrepris, d’abord à leur niveau, des actions en tous genre nécessaires dans de telles circonstances et qu’ils se soient terrés chez eux par peur ou indifférence ou les deux à la fois. Ils attendent quoi et qui ces M’zab pour exiger la libération des leurs avant de permettre à leurs amis de les aider. C’est tout de même pour eux que leurs leaders sont incarcérés et torturés depuis juillet 2015. Qu’ont-ils à perdre ces M’zab au delà de leur dignité, qu’ont-ils à perdre eux qui sont déjà écrasés, humiliés et mêmes chassés de chez eux, de la terre de leurs ancêtres. Les Ait M’zab qui s’y connaissent en commerce, doivent savoir que la liberté a aussi un prix.  »Il existe deux types d’hommes, ceux qui restent chez eux et les autres ».

  2. Mais que fait la France pays des droits de l’Homme ? Il faut que ce pouvoir algerien cesse cela sinon nous Kabyles tout monde vengerons nos compatriote.
    Vive les berbères du monde entier !

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