Festival en hommage au Rebelle : Nadia Matoub n’a pas été invitée

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KABYLIE (Tamurt) – Alors qu’il y a quelques semaines, Malika Matoub, sœur du Rebelle et Présidente de la Fondation éponyme a déclaré à maintes reprises que l’heure était désormais à la réconciliation avec la veuve du poète assassiné, il se trouve que la réalité du terrain est tout autre.

La preuve, Nadia Matoub n’a pas été conviée au Festival, en cours depuis quatre jours à Ath Douala et dont l’objectif consiste à rendre hommage à quatre personnalités culturelles de la région à savoir : Matoub Lounes, Mouloud Feraoun, Amar Imache et Rachid Alliche. Nadia Matoub n’a même pas été informée de la tenue de ce grandiose hommage à son mari,  assassiné le 25 juin 1998. Il s’agit là d’un démenti cinglant et explicite que les choses sont loin de rentrer dans l’ordre concernant le conflit qui oppose depuis 1998 Malika à Nadia Matoub. Cette dernière, pour rappel, n’a pu se rendre chez elle, dans son domicile conjugal, qu’en juin dernier parce qu’elle avait été empêchée d’y accéder à maintes reprises auparavant par la mère et la sœur de Matoub Lounes pour des raisons qui demeurent mystérieuses. Malika Matoub, après l’assassinat de son frère, est allée jusqu’à accuser clairement Nadia de « complicité dans cet assassinat ». Elle évoque cette thèse dans son livre coécrit avec le romancier Noureddine Saadi, « Matoub, mon frère » (Editions Albin-Michel).

Avec courage et sagesse, Nadia Matoub, malgré sa grande affliction d’avoir perdu l’amour de sa vie dans des conditions si dramatiques, est restée digne tout au long de cette période. Elle n’est jamais tombée dans le piège des spéculations, jugeant que Matoub Lounes mérite un minimum de respect pour qu’on ne traine pas sa mémoire dans la boue. Aussi, Nadia Matoub n’a jamais pris des positions ou fait des déclarations en porte-à-faux avec celles du Rebelle. Elle est demeurée fidèle à son combat et à ses idées. Et ce n’est pas en ne l’invitant pas à une activité culturelle, visant à rendre hommage à son défunt mari, qu’on pourrait lui ôter ce grand mérite.

Tahar Khellaf pour Tamurt  

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