« Les oranges amères de petite Kabylie »

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LITTÉRATURE (TAMURT) – Après nous avoir plongés dans la province française et l’Europe des années soixante avec ses trois premiers romans, Jean-Claude Fournier nous invite cette fois-ci à un voyage temporel et géographique plus large.

Son quatrième opus romanesque, en partie autobiographique comme les premiers, se présente en effet tout à la fois comme :
– une fresque historique qui commence au moment où l’Algérie accède à l’indépendance, en 1962, et se termine juste avant les émeutes meurtrières de 1988. Ces événements précipitèrent la chute du président Chadli, se soldèrent par l’organisation des premières élections « libres » depuis le départ de la France, lesquelles donneront la majorité au Front Islamique de Salut. Ce résultat provoqua à son tour l’annulation du scrutin par le FLN et une guerre civile de 10 ans, appelée « La décennie noire » ;
– L’histoire d’un amour improbable entre une Algérienne et un coopérant, sorte de métaphore de la difficulté des deux pays à tirer mutuellement avantage d’un passé en partie commun, ceci en dépit des profondes blessures laissées par l’Histoire ;
– une peinture de la société algérienne au milieu des années 80, période qui vit la montée de l’islamisme radical dans les consciences, sur fond de corruption généralisée, de faillite économique due en grande partie à l’option radicalement « socialiste »prise par Boumedienne après le limogeagede Ben Bella ;
– Un constat de l’échec de la coopération franco-algérienne dans le domaine culturel, alors que s’accéléraientl’arabisation du pays et l’islamisation des consciences ;
– Le « road-book » d’un « écrivain voyageur », qui suit le cheminent d’une famille de coopérants lors de ses tribulations touristiques et littérairesau cœur brûlant d’un Sahara mystérieux et insondable ;
– le livre d’une perte des illusions d’un trio de militants de gauche qui avaient placé leurs espoirs de meilleur des mondes à venir dans une Algérie qui avait opté (officiellement !) pour un mode de production « socialiste et autogéré. » ;
– le récit autobiographique de la manière dont une communauté enseignante francophone a vécu le départ des coopérants au fur et à mesure où l’islamisme radical s’emparait des cœurs et des âmes. Le livre s’efforce de montrer que cette inexorable conversion du corps social aux thèses salafistes s’opérait alors que la population se montrait en apparence toujours globalement bienveillante à l’égard des « Roumis » en général et des Français en particulier. Ce paradoxe rend plus incompréhensible encore les fatwas promulguées par le GIA quelques années plus tard à peine, lesquelles déclaraient que les étrangers voyageraient désormais à leurs risques et périls dans le pays…
– Une rétrospective historique qui explique en grande partie la tournure que prennent aujourd’hui les manifestations de masse contre la dictature exercée par le FLN depuis l’indépendance.

PS : Ce livre a fait l’objet d’un entretien dans le quotidien algérien « Reporters » en date du 26 mars Le manuscrit a été envoyé pour avis à Boualem Sansal, qui en a dit ce qui suit :

« Cher Monsieur Fournier,
J’ai bien reçu votre texte et je l’ai lu. Je peux vous le confirmer, vous avez magnifiquement rendu l’atmosphère de l’Algérie de ces années 70-80, et sans verser dans le chromo et l’exotisme.
Ça m’a remué, maintes fois je me suis surpris à me dire « et dire que nous avons vécu cela, cette bureaucratie, ce système politique absurde, ces horribles pénuries, le système D comme principale occupation…. ».
A travers le portrait que vous faites de vos collègues, j’ai retrouvé certains coopérants de mes amis à cette époque, Il y avait un profil-type du coopérant français qui débarquait en Algérie.
Sur le plan de l’écriture, il n’y a rien à dire, c’est super bien écrit, avec souvent
de belles trouvailles.
Vous tenez là un superbe sujet de roman.
Bien cordialement, cher Monsieur Fournier
Boualem Sansal »

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9 COMMENTS

  1. Pauvre type petite grande Kabylie met toi bien dans ta petite tête et petit cerveau que le l Algérie est arabes une et indivisible

  2. Même kabyle tu restes un Algérien et personnes ne t acceptera ta du sang romain turque espagnol cartagien français arabe il est temps d arrêter de plané fait une pause rêveur

  3. Oui vous avez parfaitement raison de dire qu’il n’y a pas de petite et grande Kabylie. Nous devons cela à des intellectuels et journalistes qui save ce qu’ils font. Bientôt dans nos propres maisons il y aura une ligne rouge ( le croyant et le kafer).
    – J’ai entendu Zitout se donner à coeur joie dans le séparatisme (il parlait de Chaouis, Mzabs, Targuis, Arabes etc.. kabyles). Tout cela pour bien enfoncer le clou de la séparation et la cassure de notre peuple.
    – C’est fait pour nos pommes puisqu’on laisse parler ces batards et vendus.
    – que sait-il ce pédagogue sur la vraie histoire de notre peuple. A part ce que ses maîtres lui ont enseigné.
    – sait-il quelque chose sur les textes secrets d’il y a 4500 ans soit avant l’existence de son dieu unique.? Où étaient ces tributs susnommées et qui n’étaient pas un seul peuple?
    A mon humble avis vous devez tous combattre ce genre de salauds sans pitié et d’ailleurs cesser de nous exprimer en Arabe. Pour les assimilés, donnez vous la peine d’apprendre et vous y gagnerez.

  4. Regis débraye , si tu t’es soumis aux arabes qui ont violenté tes ancêtres pour les transmuter en araboislamistes grâce à une religion instrumentalisée et dévoyée , libre à toi pauvre Stockolmiste de vénérer tes maîtres comme tout bon toutou qui se respecte et qui lèche la main de celui qui le frappe .Mais mets bien dans ton crâne formaté que tes désirs resteront du domaine du fantasme et que jamais vous ne parviendrez à réduire les derniers hommes libres qui restent dignes dans un pays que vos renégats ont vendu à nos ennemis ! Kabyle, Numide ,berbère, amazigh oui et fier de l’être . Et même s’il n’en restait qu’un je serais celui là !
    PS Ne dîtes pas petite ou grandes Kabylie mais basse ou haute Kabylie , ne tombons pas dans les travers de colonialistes qui ne cherchent qu’à nous diviser .

  5. Il est très fort celui qui arrivera encore à trouver des oranges en kabylie, même des oranges amers je lui tire mon chapeau, car cette terre ne produit plus rien, depuis que des arabo-islamistes y ont jeté leur dévolu. Les kabyles y sont-ils encore chez eux ? Les kabyles sont-ils encore maîtres de leurs choix et de leur destin ? La réponse est évidemment dans la question.

  6. Azul, ce message est destiné aux algériennes et algériens qui sont la pour nous donner des leçons, genre comment doit on s’habiller que doit on également manger et à quoi doit on croire et à quel prophète qui n’a jamais rien inventé mis à part une « espèce de religion » à laquelle on doit toutes et tous se soumettre. C’est tout un programme, ambitieux et on voit bien les résultats à travers toutes ces peuples arabo musulmans entre autre, ces peuples ne vivent pas dans l’opulence et la liberté, bien au contraire, ils sont soumis avec force et brutalité voire avec meurtres et pogroms pour beaucoup.
    La liste criminelle causée par l’etat algerien est en mode pause pour la Kabylie jusqu’à la prochaine attaque de l’armée, la police et la gendarmerie algérienne car de courageux femmes et hommes encore debout et insoumis revendiquent encore et encore leur droits d’être ce qu’ils veulent être, uniquement eux même, des hommes libres sans aucune attache à un quelconque dogme ou religion ou je ne sais quoi d’autre. Libre à chacun de croire ou de ne pas croire, du moment que nul n’impose à quiconque sa foi ou sa religion et quelle ne reste dans la sphère privée. Imposé un dogme ou religion à une population donnée qui n’a rien demandé de telle ressemble plus à une coercition qui veut façonner les esprits dans une direction prémédité et calculée. Cela n’apporte rien de bien progressiste et humain.
    Est ce trop demander à ces énergumènes barbus et barbouzes soutenus par un l’état algérien et ses espions à qui on souhaite la disparition de cette terre au plus vite pour l’assainir et rendre à césar ce qui lui est du. Ces faux dévots qui sont plus nuisibles que profitables à la société dans laquelle ils évoluent. Après maintes recherches dans les livres de toutes sortes , excusez moi mais je n’ai pas trouvé ne serait ce que des indices probants qui justifieraient l’immense progrès de justice et d’égalité chez les populations arabo musulmanes. Ou sont ils les vestiges de cette civilisation arabo musulmane, que dalle!! comparée à l’occidentale y ‘a vraiment pas photo. Y ‘a t’il un équivalent aux cathédrales a travers toutes l’Europe voire même à l’étranger, aux chanteaux qui sont encore debout tels le phénix, ne parlant pas de la Rome antique et de la Grèce, la civilisation égyptienne, mays etc etc. Alors pour finir les arabo musulmans, faites une chose , allez vous instruire pour essayer de rattraper le retard qui vous sépare des peuples qui maitrisent la science, inventer la philosophie…
    Si jamais vous êtes pas satisfait écoutez un peu, soyez humbles ne faites pas trop de zèle car vous pas les capacités requisses.
    Ar tufat

  7. il y’a une espèces d’oiseaux aux magnifiques plumes que les envahisseurs des territoires ont essayés de faire disparaître à jamais .. Ils l’ais ont effacées de là planète .
    Et quelques Siècles plus-tard , cette Espèce d’oiseaux à réapparus dans des conditions Climatique très hostiles et complètement différentes sur -là même terre ou ils ont étaient éliminées . Et ce Climat hostiles à poussée leurs prédateurs envahisseurs à changeait de territoire pour partir subsistais ailleurs . Et cette espèces qui à réapparus de nouveau en plus grands nombres pour se se défendre avec becs et ongles pour ne plus jamais disparaître
    Afin de revivre avec un souffle nouveau suivis de ses anciennes Mélodies . Ainsi justice divine faite Et à jamais défaite ……….!!!!!
    L’Épine-Soigneuse

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