Rapport de l’URK sur la répression de l’État algérien en Kabylie, remis à l’ONU…

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Hsen Ammour devant le siege des droits de l'homme de l'ONU à Geneve
Hsen Ammour devant le siege des droits de l'homme de l'ONU à Geneve

COMMUNIQUÉ (TAMURT) – URK. L’Union pour la République Kabyle (URK) a remis, le 30 juin 2021, un rapport sur la répression algérienne en Kabylie au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), dont le siège se trouve à Genève, en Suisse. Ce rapport détaillé d’une quinzaine de pages, signé par Lyazid Abid, porte-parole de l’URK, a été remis en main propre par Hsen Ammour, membre fondateur et cadre de notre mouvement. Il traite des arrestations arbitraires opérées par les services algériens principalement contre les militants indépendantistes kabyles, des chefs d’inculpation infondés et absurdes retenus contre eux et de la généralisation de la répression à tous les activistes kabyles nonobstant leur appartenance politique.

L’URK est violemment indignée par la répression aveugle des forces de sécurité algériennes. Les activistes et leaders kabyles injustement arrêtés, dont Hocine Azem, ex-Secrétaire General de l’URK, Bouaziz Ait Chebib (AKAL), Hemou Boumedine (RPK), Madjid Aggad (MAK), Nordine Ait Hamouda et tous les autres, sont l’honneur de la Kabylie qui les soutient sans retenue en leur témoignant chaque jour sa solidarité et son affection.

Aujourd’hui, avec toutes ces arrestations injustes et non fondées qui pleuvent à tout bout de champs, nous gagnerons à nous résoudre à notre amère réalité et à la raison. Rien ne peut justifier un tel acharnement sur un peuple qui souffre le martyr des siècles durant. Ceux d’entre nous qui espèrent la prospérité de la Kabylie au sein de l’Algérie devraient désormais se rendre à la triste évidence : la coexistence avec le peuple arabo-musulman et les gouvernants qu’ils ont élus est impossible. Le rapport de l’Algérie à la Kabylie n’a jamais été autre qu’un rapport de soumission. L’URK sait que la constante la plus rigide de l’Etat algérien est sa suspicion des Kabyles. Que l’Algérie soit épanouie, affaiblie, divisée ou soudée, sa méfiance et son racisme des Kabyles reste invariable.

L’URK dénonce et condamne avec la plus grande énergie les arrestations que la gendarmerie, la BRI, la police et toutes les forces occultes de l’Algérie opèrent en Kabylie. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de notre frère et cadre de l’URK Hocine Azem, ainsi que de tous les militants kabyles injustement arrêtés. Nous ne pouvons pas nous taire devant toutes ces razzias de l’Etat algérien qui caractérisent la sauvagerie arabe du temps de la djahilia et les pratiques arbitraires de la Gestapo sous le régime Nazi.

L’URK continuera à militer par tous les moyens légaux pour que les tortionnaires de notre peuple soient un jour traduits en justice. Notre mouvement poursuivra également sa lutte pacifique jusqu’à ce que la Kabylie accède à son indépendance conformément aux modalités du droit international et du monde moderne. Tout en réitérant notre appel à une conférence nationale kabyle, l’URK est solidaire avec son ex-Secrétaire General, Hocine Azem et avec tous nos frères détenus d’opinion et appelle les Kabyles à se constituer en front uni pour déjouer les plans macabres du pouvoir algérien et imposer un référendum d’autodétermination.

Par ailleurs, l’URK déplore le silence complice et assourdissant des médias et des leaders du hirak algérien devant la répression sauvage qui s’abat sur les militants indépendantistes. Cette répression a mis à nu la solidarité sélective qui caractérise beaucoup de hirakistes et de partis politiques dits « démocratiques ».

Vivement l’indépendance de la Kabylie!

Muh-Said Belkacemi
pour l’URK

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