Diaspora : Appel à marcher ce dimanche 11 juillet pour dire « Non à la criminalisation de la Kabylie »

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police algerienne
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PARIS (TAMURT) – Devant la répression féroce qui s’abat, ces jours-ci, sur la Kabylie et ses militants, la diaspora kabyle se mobilise. Elle vient de lancer, ce mardi 6 juillet, un appel pour « une marche citoyenne unitaire » afin de dire « Non à la criminalisation de la Kabylie ». Cette marche, initiée par des citoyens et militants issus de « divers horizons politiques », se tiendra ce dimanche 11 juillet à Paris. Elle s’ébranlera à 13h00 de la Bastille vers la Nation.

Jugeant la situation très grave, la diaspora kabyle veut à travers cette action manifester sa solidarité aux militants kabyles en proie à la persécution de la part de la junte militaire d’Alger. « La Kabylie est en danger et nous n’avons pas le droit d’abandonner ceux qui défendent nos libertés. Soyons solidaires et unis ! Marchons toutes et tous (…) pour dire NON à la criminalisation de la Kabylie ! », lit-on dans l’appel à cette marche, largement diffusé sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnalités du monde artistique, comme Zayen et Atmani, ont exprimé leur adhésion à cette action. Des acteurs et militants politiques de diverses tendances ont signé cet appel, à l’instar de Aksel Bellabbaci (cadre du MAK), Lyazid Abid (porte-parole de l’URK), deux mouvements militant pour l’indépendance de la Kabylie, ou de l’activiste et journaliste Meziane Abane. Nadia Matoub a également adhéré à cette initiative.

Ainsi, la diaspora kabyle, dans toute sa diversité, veut prendre ses responsabilités et agir pour dénoncer la répression aveugle que subissent les militants kabyles. « Le racisme anti-kabyle du pouvoir algérien vient de franchir une étape porteuse de très grands dangers. L’article 87 bis du nouveau code pénal, récemment promulgué par ordonnance, vient le confirmer. Toutes les organisations politiques kabyles sont officiellement classées comme “terroristes” par l’État algérien », ont dénoncé les rédacteurs de cet appel. Ceux-ci exigent également « la libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion ». Pour les initiateurs de cette marche, « le rejet massif des derniers scrutins électoraux en Algérie, avec un taux de participation de ” 0,6% ” en Kabylie, a décuplé la haine du pouvoir algérien qui se venge et œuvre à la criminaliser ».

A noter que cette marche interviendra à la veille du procès de six détenus politiques de diverses tendances, lesquels seront présentés devant la chambre d’accusation du tribunal de Tizi-Ouzou, le 12 juillet, « sous la fausse accusation d’appartenance à des organisations qualifiées de ’’terroristes’’». Il s’agit de Hemmou Boumedine (RPK), Bouaziz Aït-Chebib (AKAL), Hocine Azem (URK), Belaïd Ammarkhodja (MAK), Boussad Becha (AKAL) et Elhadi Taleb (MAK). Pour rappel, l’URK a transmis, le 30 juin dernier, un rapport sur la répression algérienne en Kabylie au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.

Arezki Massi

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