Cour d’Alger : Mandat de dépôt confirmé pour sept militants kabyles, Abdenour Saidi placé en liberté surveillée

2
1317
Abdenour Saidi
Abdenour Saidi

ALGER (TAMURT) – La chambre d’accusation près la cour d’Alger a rejeté, ce mercredi 29 septembre, la demande de la défense pour l’annulation du mandat de dépôt à l’encontre de sept militants kabyles, dont le journaliste du quotidien « Liberté », Mohamed Mouloudj. Pour sa part, le militant Abdenour Saidi, très malade et amputé de ses deux jambes, a été placé en liberté surveillée.

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a confirmé, ce 29 septembre, l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger de placer sous mandat de dépôt sept militants kabyles. Il s’agit de Ali Mimoun, Zahir Djemai, Boudjemaa Malek, Arezki Oulhadj, Hanafi Ould Mohand, Zahir Messaoudene et le journaliste Mohamed Mouloudj. Pour sa part, Abdenour Saidi a obtenu l’annulation de son mandat de dépôt. Toutefois, il sera placé sous liberté surveillée. Pour rappel, ces huit militants kabyles ont été interpellés au début de ce mois de septembre avec perquisition du domicile familial.

Amputé de ses deux jambes à cause du diabète, Abdenour Saidi a été arrêté, le 2 septembre dernier, par la gendarmerie algérienne à côté de son domicile à Ath Zmenzer, relevant de Béni Douala. Bien que handicapé et se déplaçant en fauteuil roulant, il a été accusé, entre autres, de « pyromanie ». Il a passé presque un mois en détention. Le jeune kabyle Zahir Messaoudene, quant à lui, a été interpellé sur le lieu de son travail, à Hassi Messaoud, le 8 septembre, et transféré à Alger. Présentés le 14 septembre devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, ils ont été tous placés le même jour sous mandat de dépôt à la prison de Koléa. Des accusations mensongères et graves d’atteinte à la sûreté de l’Etat, montées de toutes pièces, sont portées à l’encontre de ces militants pacifistes. Ils sont poursuivis, entre autres, pour leur appartenance présumée au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme « organisation terroriste » par le Haut conseil de sécurité algérien (HCS), le 18 mai dernier.

Intensifiant depuis plus d’un mois des arrestations arbitraires de militants kabyles, le régime algérien veut leur endosser la responsabilité des incendies criminels et meurtriers qu’il a lui-même perpétrés en Kabylie.

Arezki Massi

2 COMMENTS

  1. Bonjour

    Chaque jour je lis votre journal mais, je n’apprécie pas du tout les écris de Djaber. A.
    Voulez vous nous préciser qui est ce rigolo?

    C’était pour moi la seule façon de poser cette question.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here