La revue de géopolitique « Conflits » dédie un article au dernier livre de Ferhat Mehenni

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Photo de l'article de la revue CONFLITS Revue de Géopolitique
Photo de l'article de la revue CONFLITS Revue de Géopolitique

FRANCE (TAMURT) – Le dernier ouvrage de Ferhat Mehenni Réflexions dans le feu de l’action : Histoire de la renaissance du peuple kabyle, publié en 2021, aux éditions Fauves (Paris), suscite un grand intérêt auprès du public, d’autant plus que la question kabyle dont il traite est d’actualité. Le 04 mars dernier, la célèbre revue de géopolitique Conflits a consacré un long article à ce nouvel ouvrage du président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK).

Pour la journaliste Marie-Danielle Demélasre, qui a signé dans la revue de géopolitique ‘’Conflits’’ l’article consacré au dernier livre de Ferhat Mehenni, cet ouvrage du leader indépendantiste kabyle « soulève la question qui s’est imposée à la plupart des États devenus indépendants, question qui n’a pas épargné l’Algérie : sur quelles bases fonder l’unité et l’identité de sociétés pluri-ethniques ? ». Pour Ferhat Mehenni, le territoire qu’on appelle aujourd’hui Algérie, qui est une création française datant de l’époque coloniale, abrite plusieurs nations, dont la nation kabyle. D’ailleurs, la journaliste cite dans son article cette réflexion tirée du livre du président du MAK, laquelle fait écho à la question posée en haut : « Depuis sa naissance à ce jour, l’État algérien est un État sans nation, chargé de gouverner des nations sans État (Kabyles, Touaregs, Chawis, Mozabites, Hartanis…) », (Réflexions dans le feu de l’action, pp. 300-301).

Par ailleurs, la journaliste Marie-Danielle Demélasre est revenue dans son article sur le parcours de Ferhat Mehenni, qui « a commencé sa vie publique comme musicien d’expression kabyle », tout en soulignant qu’«il appartient à la génération des chanteurs engagés apparue dans les années 1970, illustrée par Idir, Aït-Menguellet, Matoub Lounès et quelques autres. » L’auteure de l’article a également rappelé que la création du MAK était une réponse « aux violences de 2001 », évènements tragiques du Printemps noir durant lesquels la gendarmerie algérienne avait tiré avec des balles explosives (prohibées même en temps de guerre) sur de jeunes kabyles pacifiques, faisant près de 130 morts et des milliers de blessés, dont certains handicapés à vie.

Pour la journaliste de la revue « Conflits », le nouveau livre de Ferhat Mehenni, propose « une autre écriture de l’histoire de l’Algérie ainsi qu’une redéfinition de l’identité kabyle. »

Lyes B.

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