Lyazid Abid, responsable de l’URK : « Nous entamons une transition décisive de notre histoire »

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Tafsut dédiée aux prisonniers politiques kabyles
Tafsut dédiée aux prisonniers politiques kabyles

KABYLIE (TAMURT) – La célébration des printemps kabyles intervient, cette année, dans un contexte marqué par une répression féroce du régime algérien en Kabylie. Des dizaines de militants kabyles, interpellés arbitrairement, croupissent dans les geôles algériennes depuis plusieurs mois sans procès ni jugement. La junte au pouvoir en Algérie a entrepris une répression systématique contre les militants kabyles depuis la mobilisation historique notamment des indépendantistes lors des marches du 20 avril 2021 à Tizi Wezzu, Tuvirett et Vgayet. Mais, pour le responsable de l’Union pour la République Kabyle (URK), « le pouvoir (algérien) a déjà perdu sa guerre contre la Kabylie ».

C’est avec un message d’optimisme que l’URK s’est adressée au peuple kabyle à la veille de la célébration des printemps kabyles. « Chers concitoyens, chers ami(e) de la Kabylie, nous entamons une transition décisive de notre histoire. La Kabylie commence à sortir des ténèbres et de l’obscurantisme dans lequel les arabo-musulmans nous ont plongé, des siècles durant. La Kabylie commence à émerger au moment même où l’Algérie est indexée par la communauté internationale », lit-on dans la déclaration de l’URK, signée par Lyazid Abid. Tout en affirmant que le pouvoir algérien « a déjà perdu sa guerre contre la Kabylie », ce leader indépendantiste estime que « l’Algérie va sombrer » parce que « les peuples qui aiment la liberté triomphent toujours sur les mensonges des colonialistes ! ».

Pour l’URK, « le 20 avril 1980 est une date majeure dans notre quête de liberté » et que les tentatives de récupération de cet héritage et de symbole par les ennemis de la Kabylie sont vouées à l’échec. « Ce printemps (Tafsut) ne sera jamais algérien. Au contraire, il est le cauchemar de tous ceux qui s’opposent à l’émergence de la Kabylie », a-t-il tranché.

Par ailleurs, Lyazid Abid soutient que l’Histoire ne retiendra pas seulement le « génocide imprescriptible exécuté froidement par des « complotistes véreux » du sommet de l’institution militaire algérienne », allusion aux incendies criminels de l’été dernier et à la gestion criminelle de la crise sanitaire en Kabylie, mais aussi « le droit inaliénable du Peuple kabyle à l’autodétermination ». Justement, c’est vers la concrétisation de cet objectif ultime que doivent converger toutes les luttes entamées depuis plusieurs décennies par le peuple kabyle, et dont les évènements d’avril 1980, ceux de 1981 et le printemps noir de 2001, où près de 130 jeunes kabyles ont été assassinés par la gendarmerie algérienne, représentent des étapes importantes.

Arezki Massi

1 COMMENT

  1. Je ne sais pas pour vous en Europe, mais moi et des centaines de personnes de personnes autour de moi, dans ma sous-région en Kabylie (je ne veux pas parler au nom des autres kabyles des autres parties de la Kabylie), en Algérie n’avons jamais mandaté ces mouvements (MAK, URK etc..) et ces individus pour nous représenter. Alors, s’il vous plait ne vous présenter pas comme tels, même si de bien entendu je respecte vos opinions.

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