Tribunal Sidi M’hamed : Procès renvoyé pour les militants kabyles Ferhat Mohand Arab et Lounes Hocine

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Tribunal Sidi M'hamed
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ALGER (TAMURT) – Prévu initialement, ce mercredi 25 mai, le procès des militants kabyles Ferhat Mohand Arab et Lounes Hocine est renvoyé au 8 juin prochain.

Pour la deuxième fois consécutive, le juge d’instruction près le tribunal Sidi M’hamed (Alger) a décidé de renvoyer le procès des militants kabyles Ferhat Mohand Arab et Lounes Hocine. Il est de nouveau programmé pour la date du 08 juin après les deux renvois du 11 et 25 mai. Pour rappel, le jeune Ferhat a été arrêté fin février dernier à Boghni, dans le département de Tizi Wezzu. Transféré à Alger, il a été présenté devant le juge instructeur près le tribunal Sidi M’hamed (pôle pénal spécialisé), lequel l’a immédiatement placé sous mandat de dépôt.

Après avoir passé presque un mois à la prison de Koléa, Ferhat Mohand Arab a été remis en liberté provisoire le 30 mars. Pour sa part, Lounes Hocine a été arrêté le 16 février dernier aux environs de 16h, à Tizi n’Tlata (Tizi Wezzu), par des éléments des services de sécurité algériens. Il a été transféré au commissariat central de Tizi Wezzu, où il a été placé en garde à vue durant plusieurs jours. Le 28 février, il a été transféré à Alger et présenté devant le procureur et le juge d’instruction du tribunal Sidi M’hamed. Sans surprise, il a été injustement placé sous mandat de dépôt. Néanmoins, il a été remis en liberté provisoire le 31 mars. Militants pacifiques, ces jeunes kabyles sont poursuivis entre autres pour les accusations farfelues et infondées d’«appartenance à une organisation terroriste » (MAK), « atteinte à l’unité et la sécurité de l’Etat ». Toutefois, toutes les arrestations visant les militants kabyles, notamment les indépendantistes, s’inscrivent en réalité dans le cadre du projet « zéro kabyle ».

Le régime algérien, qui a érigé la kabylité en délit, instrumentalise depuis plus d’un an les différents corps de sécurité algériens (gendarmerie, police, BRI, services de renseignements, etc.) et la justice pour réprimer les militants kabyles. Des dizaines parmi eux croupissent toujours dans les geôles algériennes sans procès ni jugement.

Arezki Massi

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