Tribunal Sidi M’hamed: Deux ans de prison ferme requis contre Muh-Said (URK) et cinq autres militants kabyles

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Muh-Said avec une banderole de Union pour la République Kabyle (URK)
Muh-Said avec une banderole de Union pour la République Kabyle (URK)

ALGER (TAMURT) – Le procès du militant et cadre de l’Union pour la République Kabyle (URK) Mohamed Belkacemi, dit Muh-Said, et cinq autres militants kabyles, s’est déroulé le 30 mai dernier au tribunal Sidi M’hamed d’Alger. Le parquet a requis une peine de 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 Da, à l’encontre des prévenus. Le verdict est mis en délibéré pour le 06 juin prochain.

Remis en liberté provisoire le 31 mars dernier, après avoir passé presque six mois en prison, les militants Ahcène Graichi, Hocine Moula, Mohamed Belkacemi, ainsi que Nadir Moula et Amar Halalou, lesquels étaient sous contrôle judiciaire, ont été jugés, ce 30 mai au tribunal Sidi M’hamed (Alger). Décédé le 15 mai dernier, l’ancien militant berbériste, Ahcene Cherifi, est également poursuivi dans cette même affaire. Ces militants pacifiques sont arrêtés et traduits en justice pour des accusations infondées liées à leurs convictions politiques. Ils sont poursuivis, entre autres, pour « atteinte à l’unité et la sûreté de l’Etat » et « appartenance à une organisation terroriste » sur la base de l’article 87 bis. Ce dernier article est un arsenal juridique élaboré sur mesure pour étouffer toute voix discordante avec la feuille de route de la junte militaire d’Alger.

Très controversé et dénoncé par plusieurs ONG, cet article vise particulièrement à incriminer les militants indépendantistes kabyles, accusés faussement et honteusement de terrorisme. Au terme de son réquisitoire imaginaire et dénué de tout fondement sérieux, le représentant de l’Etat algérien a requis 2 ans de prison ferme contre ces militants kabyles dans un simulacre de procès. Le verdict sera rendu le 06 juin par ce tribunal inféodé à la junte d’Alger. Pour rappel, ces militants ont été arrêtés au mois de décembre 2021 avec des perquisitions, parfois opérées avec violence, au domicile familial.

Arezki Massi

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