Aqvu : La police algérienne empêche des familles de se recueillir sur les tombes des martyrs du Printemps noir

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Les six martyrs d'aqvu, la Kabylie réclame justice
Les six martyrs d'aqvu, la Kabylie réclame justice

VGAYET (TAMURT) – Décidément, la junte militaire veut effacer la mémoire des martyrs du Printemps noir. En effet, plusieurs familles kabyles ont été empêchées, ce samedi 18 juin, par la police algérienne de se recueillir sur les tombes de leurs enfants tués par des gendarmes et des policiers algériens durant les évènements tragiques du Printemps noir 2001. C’est pour la première fois que le régime algérien interdit un recueillement sur les tombes des martyrs du Printemps noir. La répression a atteint son paroxysme.

Plusieurs familles des martyrs du Printemps noir 2001 qui se sont rendues, ce samedi matin, au cimetière des Martyrs d’Aqvu pour se recueillir sur les tombes de leurs enfants à l’occasion du 21e anniversaire de leur assassinat par la gendarmerie algérienne ont été surprises par le dispositif sécuritaire déployé sur place. Elles ont été informées par la police que des instructions lui ont été données pour interdire ce recueillement. Le cimetière des Martyrs d’Aqvu où reposent Nekkali A/Nour, Chekkal Rachid, Arezoug Slimane, Sidhoum Karim, Mesbah Krimo et Iffis Ramdane, tombés sous les balles assassines des gendarmes le 18 juin 2001 était, ce matin, encerclé par des policiers. La porte du cimetière a été carrément cadenassée.

Pourtant, les familles des martyrs, accompagnées d’autres citoyens de la région, voulaient juste se recueillir à la mémoire de leurs enfants et déposer une gerbe de fleurs sur leurs tombes. Malgré la grande indignation de ces familles, aucun incident n’a été signalé sur les lieux. La sagesse de ces familles kabyles a prévalu.

Pour Said Salhi, un militant des droits de l’homme, originaire d’Aqvu, cette interdiction « de trop », aussi choquante qu’injustifiée, « marque un précédent grave », une première depuis 2001, et constitue « un nouveau pas qui est franchi dans cette escalade de la répression ».

Arezki Massi

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