Boumerdes : Graves accusations mensongères contre le militant kabyle Nabil Boussekine

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Nabil Boussekine
Nabil Boussekine

KABYLIE (TAMURT) – Placé sous contrôle judiciaire en février 2022, le militant kabyle Nabil Boussekine est victime de fausses accusations à caractère criminel.

Originaire d’At Ouartilane, relevant du département de Sétif, Nabil Boussekine fait face à de graves accusations fallacieuses portées à son encontre par une justice algérienne aux ordres de la junte militaire. Deux chefs d’inculpation à caractère criminel sont retenus contre lui. Il est d’abord poursuivi sur la base du controversé article 87 bis pour « adhésion à une organisation terroriste visant la stabilité de l’État, de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire, ainsi que la stabilité des institutions de la République et leur bon fonctionnement ». L’organisation « terroriste » sous-entendue ici est le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie que le régime algérien avait arbitrairement classé comme tel le 18 mai 2021, bien que ce mouvement indépendantiste kabyle soit d’essence pacifique, s’appuyant dans son combat sur le droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes et prônant la non-violence pour l’indépendance de la Kabylie.

L’on reproche aussi à ce militant pacifique « l’utilisation des technologies de communication pour le recrutement des personnes pour une organisation terroriste (MAK) qui vise la sécurité de l’État ». Pour rappel, la chambre d’accusation de la Cour de Boumerdes avait confirmé, le 14 mars dernier, le placement sous contrôle judiciaire de Nabil Boussekine, conformément à l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal de Bordj Menail (février 2022). Le parquet avait réclamé sa mise sous mandat de dépôt.

Pour le moment, aucune date n’a été fixée pour le déroulement du procès de ce militant kabyle. A noter par ailleurs que Nabil Boussekine est poursuivi dans une autre affaire datant de 2021 pour « incitation à un attroupement non-armé » et « rébellion ». Il a été condamné par le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) à six mois de prison ferme assorti d’une amende de 50 000 Da. Son procès en appel est reporté au 06 octobre 2022.

Arrêté le 26 mars 2021 à Alger, l’enfant d’At Ouartilane avait déclaré lors de son procès qu’il a été victime de violence et de coups dans un commissariat algérois, en fournissant comme preuve à l’appui un certificat médical initial d’arrêt de travail de 21 jours.

Lyes B.

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