Groupe Cévital : Issaad Rebrab annonce sa retraite et passe le flambeau à son fils 

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Issaad Rebrab
Issaad Rebrab

ALGER (TAMURT) – Le patron du groupe Cévital, Issad Rebrab, a annoncé, ce mercredi 22 juin, qu’il a pris sa retraite et qu’il s’est définitivement retiré au profit de son fils de la présidence du groupe qu’il a fondé en 1998.

Dans un communiqué adressé, ce mercredi 22 juin, à la presse, l’industriel kabyle Issaad Rebrab a fait part de sa décision de prendre sa retraite et de passer le flambeau à l’un de ses fils. « Aujourd’hui, au terme d’un processus de transition entamé à la fin de l’année 2020, j’ai décidé de quitter l’ensemble de mes fonctions et mandats à la tête du groupe Cevital », a-t-il écrit dans sa déclaration. Son fils Malik, âgé de 51 ans, devient le nouveau PDG du groupe. Agé de 78 ans, Issaad Rebrab affirme dans sa déclaration qu’il a vécu « avec beaucoup de plaisir et de fierté » les 50 années passées dans la vie économique et le développement de son groupe et dont le couronnement était l’internationalisation de Cévital avec le rachat notamment des marques françaises Brandt, Fagor et Oxxo. 7e fortune africaine selon le dernier classement Forbse, le richissime homme d’affaires kabyle a été incarcéré par le régime algérien en 2019 pour « fausse déclaration concernant le mouvement de capitaux de et vers l’étranger, surfacturation, importation de matériel usagé en dépit de l’octroi d’avantages bancaires, fiscaux et douaniers (destinés au matériel neuf) », selon la version de la justice algérienne.

Issaad Rebrab lui-même avait dénoncé dans le passé et à plusieurs reprises le blocage de ses projets économiques, notamment en Kabylie (le port de Cap Djinet à Boumerdes et l’usine de trituration à Vgayet). Pour rappel, au mois d’avril dernier, Issaad Rebrab a décidé de fermer le journal francophone Liberté dont il est l’actionnaire majoritaire. D’aucuns estiment que l’homme d’affaire a cédé à la pression du régime algérien, en procédant à la fermeture de ce journal. Un ex journaliste de Liberté, Mohamed Mouloudj croupit depuis septembre 2021 dans les geôles algériennes. Il est accusé, entre autres, d’«appartenance à une organisation terroriste » (MAK). Liberté, ouvert au débat contradictoire, ce qui dérange le régime algérien, avait publié en décembre 2016 un entretien avec Ferhat Mehenni et avait informé sur la victoire, devant la justice française, de Lyazid Abid face à Madame Boumedienne.

Aksil K.

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