Affaire des militants kabyles Mustapha Akkouche et Arezki Hidja : Le verdict connu le 18 septembre

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Mustapha Akkouche et Arezki Hidja
Mustapha Akkouche et Arezki Hidja

COUR D’ALGER (TAMURT) – L’affaire des deux militants indépendantistes Mustapha Akkouche et Arezki Hidja a été examinée, ce dimanche 11 septembre, par la chambre pénale de la cour de Ruisseau (Alger). Le verdict est mis en délibéré pour dimanche prochain, a indiqué leur avocat Me Ouali Sofiane.

Après presque un an de détention arbitraire dans les geôles algériennes, le dossier des militants kabyles Mustapha Akkouche et Arezki Hidja, originaires du département de Vgayet, en Kabylie, a été examiné, aujourd’hui, par la Cour de Ruisseau (Alger). Arrêtés le 31 octobre 2021 à Ain Temouchent, dans l’Ouest algérien, ces deux braves militants ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de la même ville, le 04 novembre. Au mois de mars 2022, ils ont été transférés à la prison de Koléa (Tipaza), située à 26 km à l’ouest d’Alger. Poursuivis notamment pour « appartenance à une organisation terroriste » sur la base de l’article 87 bis, Mustapha Akkouche et Arezki Hidja ont été condamnés en première instance par le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) à une peine de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 300 000 DA. Connus pour leur militantisme pacifique en faveur du droit du peuple kabyle à l’autodétermination, ces deux jeunes kabyles n’ont commis aucun acte terroriste ou répréhensible. Le droit qu’ils défendent est inscrit dans la charte des Nations Unies, laquelle charte a été même ratifiée par l’Algérie. Me Ouali Sofiane, avocat au barreau de Vagyet, a annoncé, en début de cet après-midi, qu’il a plaidé en faveur de ces deux militants, tout en soulignant que le verdict sera rendu le 18 septembre prochain.

Par ailleurs, aucun autre détail n’a été communiqué par cet avocat sur la peine réclamée par le parquet. À noter que Mustapha Akkouche et Arezki Hidja ont été condamnés dans une autre affaire par la cour de Vgayet, la semaine dernière, à six mois de prison dont trois fermes. Ils étaient poursuivis pour avoir pris part à un hommage rendu, dans la ville d’Aqvu, au militant de la cause amazighe Masin U Harun à l’occasion du 25eme anniversaire de sa disparition.

Lyes B.

1 COMMENT

  1. Libérez les tous. Les problèmes sont d’ordre culturel et pas policier. Plus le sens d’Etat s’éloigne des valeurs de notre identité moins il y a de lien avec les institutions. Les hommes sont guidés par les valeurs intériorisées et c’est aux législateurs de s’y mettre en adequation, pas l’inverse.droit

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