Iran : Deux manifestants iraniens exécutés en public par le régime des mollahs

1
629
Majidreza Rahnavard
Majidreza Rahnavard

TEHERAN (TAMURT) – Ce lundi 12 décembre, le régime iranien des mollahs a exécuté en public un deuxième manifestant. Il a été arrêté et condamné à mort dans le cadre des manifestations populaires qui secouent l’Iran depuis maintenant trois mois, enclenchées suite au meurtre de la jeune femme Mahsa Amini, en septembre dernier, « pour non-respect du code vestimentaire islamique ». Jeudi dernier, un premier manifestant, accusé d’avoir « bloqué une rue et blessé un paramilitaire », a été exécuté par pendaison.

Pour intimider les manifestants iraniens, qui continuent de protester dans la rue contre le régime des mollahs, depuis la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, décédée après son arrestation par la police des mœurs pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique, les autorités iraniennes recourent honteusement à des exécutions en public. La première s’est produite jeudi 08 décembre. Le jeune Mohsen Shekari, âgé d’à peine 23 ans, avait été condamné à mort et exécuté pour avoir, selon les charges retenues contre lui, « bloqué une rue et blessé un paramilitaire » au début des manifestations. Ce lundi matin, le régime islamique de l’Iran a exécuté en public un deuxième manifestant, Majidreza Rahnavard. Celui-ci a été accusé d’avoir tué à l’arme blanche deux agents de sécurité. Ces deux exécutions sommaires s’ajoutent aux 488 personnes tuées depuis le début des manifestations à la mi-septembre.

D’après l’ONG Human Rights Watch, Majidreza Rahnavard a été condamné à mort « sur la base d’aveux obtenus sous la contrainte, à l’issue d’une procédure grossièrement inéquitable et d’un procès-spectacle ». Cela nous rappelle les procès contre les kabyles, qui se sont déroulés dernièrement au tribunal criminel de Dar El Beida (Alger), où des kabyles innocents ont été condamnés à mort par une justice algérienne inféodée à la junte militaire au terme de procès expéditifs et politiques. Il n’est pas étonnant que l’Algérie ait refusé de condamner ces exécutions. En effet, Alger et Téhéran sont des alliés.

A noter que plusieurs pays occidentaux ont vivement condamné ces exécutions. Pour la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, ces exécutions visent à « intimider » les iraniens afin qu’ils ne puissent « s’exprimer dans la rue et demander à vivre librement ». Pour leur part, le Canada et la Grande-Bretagne ont annoncé des sanctions contre des personnalités iraniennes suite à cette répression sanglante.

Lyes B.

1 COMMENT

  1. Dis moi qui sot tes amis je te dirais qui tu es , les amis et  » alliés  » de l’Algérie sont l’ Iran, la Russie, Cuba, la chine etc …que des états autoritaires sans pitié avec leurs peuples. Si le  » peuple  » ne réagit pas, le pire est encore à venir, ils ont reprient le slogan du hirak  » bled bledna ndirou rayna  » , depuis 62 c’est comme, pourquoi voulez vous que ça change ! tout contrevenant sera mis au trou avec kidnapping voir même la torture en option . Le pire que fait cette association de bandits et sadiques qui dirigent l’Algérie depuis 62 ce n’est pas tant la dilapidation des richesses du pays où la destruction méthodique des valeurs liées à l’identité, la cuture, etc… c’est l’atteinte à la dignité des citoyens. Vivement l’indépendance de la Kabylie au plus vite pour sortir des griffes de ces monstres qui rappelons le avaient exécuté 128 jeunes Kabyles avec des armes de guerre, ils n’ont rien à envier aux mollahs.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here