Tribunal d’Oran : Treize militants politiques kabyles faussement accusés de terrorisme !

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Justice algérienne
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ALGERIE (TAMURT) – Ce lundi 26 décembre, plusieurs militants kabyles dont l’universitaire Mira Moknache seront jugés au tribunal d’Oran, dans l’Ouest algérien. De lourdes et graves charges pèsent sur eux. Ils sont poursuivis pour terrorisme en raison de leur engagement pacifique en faveur de la Kabylie.

Encore une autre affaire de terrorisme montée de toutes pièces par la justice algérienne asservie à la junte militaire. Ils sont treize kabyles, dont Toufik Fortas, Rafik Belayel, Mustapha Akouche et Mira Moknache, tous originaires de Vgayet, qui seront jugés, ce lundi 26 décembre, au tribunal d’Oran. Parmi eux, certains sont sous mandat de dépôt ou sous contrôle judiciaire, alors que d’autres se trouvent à l’étranger, forcés à l’exil. Ces citoyens kabyles sont unis par leur amour inébranlable pour la Kabylie, qu’ils manifestent et assument publiquement. Bien qu’ils n’aient commis aucun acte répréhensible, ils sont poursuivis pour « terrorisme ». Pour le régime algérien, un militant kabyle, aussi pacifique soit-il, est coupable d’acte terroriste. Exprimer une opinion différente de celle de la junte militaire au pouvoir en Algérie est synonyme de terrorisme pour le régime algérien.

A noter que des pays membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, dont les Etats-Unis d’Amérique, ont vivement dénoncé lors de l’examen périodique universel (EPU) de novembre dernier la définition vague de l’Etat Algérien concernant la notion de terrorisme. La communauté internationale devrait intervenir pour exiger du régime algérien de mettre fin à ces procès de la honte, à abandonner les charges absurdes de terrorisme qui pèsent sur les militants pacifiques kabyles et à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion, qui croupissent encore dans les geôles algériennes.

Aksil K.

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