Répression : La ligue algérienne des droits de l’homme dissoute par le régime !

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La ligue algérienne des droits de l’homme
La ligue algérienne des droits de l’homme

ALGERIE (TAMURT) – Un nouveau tour de vis en Algérie. Après avoir dissout l’association phare Rassemblement action et jeunesse (RAJ), le régime algérien vient de procéder à la dissolution de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH). Des partis politiques dits ‘’d’opposition’’, à l’instar du RCD, à fort ancrage en Kabylie, font aussi l’objet d’intimidation de harcèlement. Et dire que l’Algérie a été élue, le 11 octobre 2022, membre du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour la période 2023-2025.

Les responsables de la ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) viennent de découvrir avec stupéfaction et indignation, ce vendredi 20 janvier, via un document publié sur les réseaux sociaux, que leur association a été dissoute par voie de justice. « Un jugement portant dissolution de la LADDH est entrain de circuler sur les réseaux sociaux alors que la LADDH n’a même pas été informée. La LADDH découvre au même titre que l’opinion publique, qu’un procès à son encontre a eu lieu au tribunal administratif d’Alger le 29 juin 2022 suite à une plainte du ministère de l’intérieur pour sa dissolution », a écrit LADDH sur sa page Facebook. Pire, les responsables de cette ONG de défense des droits de l’homme disent ignorer l’existence d’un procès contre leur association. « La ligue porte à la connaissance de l’opinion publique, qu’elle n’a été, ni saisie, ni informée, ni de la plainte, ni du procès, ni même du jugement qui ne lui a pas été notifiée ». En somme, des pratiques dignes d’un régime totalitaire. Par ailleurs, tout en dénonçant « l’arbitraire », ces mêmes responsables s’interrogent sur les raisons ayant poussé la justice algérienne inféodée à la junte militaire « à cacher ce jugement » et « à le rendre public maintenant ». A la lumière de la répression dont sont victimes ses militants, la raison est évidente. « Cela coïncide bien évidemment avec la campagne de diabolisation qui est lancée contre la ligue et ses militants », a-t-on soutenu.

En outre, LADDH se demande qui a rendu public ce jugement ordonnant sa dissolution, alors que seules les deux parties en conflits, à savoir cette ONG et le ministère algérien de l’intérieur, ont le droit de le retirer. En Algérie, les droits humains sont bafoués à grande échelle. Pour rappel, La ligue algérienne des droits de l’homme a été créée en 1985 par un groupe de militants majoritairement kabyles, dont Ferhat Mehenni et Me Abdennour Ali-Yahia. Le régime algérien a alors déclenché une répression féroce contre ces militants, qui s’est soldée par la condamnation et l’emprisonnement de certains parmi eux pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Arezki Massi

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