Algérie : la Ligue de défense des droits de l’homme dissoute en catimini

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Jugement Ligue Algérienne des droits de l'homme
Jugement Ligue Algérienne des droits de l'homme

ALGERIE (TAMURT) – Le régime algérien s’illustre encore dans une grave atteinte aux libertés démocratiques et les droits de l’homme. Cette fois-ci, la justice du régime s’est attaquée à la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH).

En effet, la Ligue est finalement dissoute par une décision de justice sans que ses animateurs ne soient informés. C’est du moins ce qu’expliquent les responsables de la Ligue dans un communiqué rendu publique hier. Dans leur communiqué, les animateurs de la LADDH expliquent qu’un document portant dissolution de la Ligue a été rendu public sur les réseaux sociaux. Il s’agit, en effet, d’une décision de justice rendue le 28 septembre 2022. Ce même document explique que la LADDH n’a plus le droit d’activer.

Cette dissolution a été donc décidée suite à une plainte du ministère de l’Intérieur accusant les animateurs de la Ligue de perception d’aides financières d’organisations étrangères. Une accusation que récusent avec force argument les responsables de la Ligue, qui se demandent, par ailleurs, le pourquoi du maintien secret de la procédure de dissolution, la plainte et le procès. Ils se demandent également pourquoi la décision de dissolution n’a pas été communiquée par des institutions officielles, mais par un internaute connu pour ses accointances avec les services algériens. Ce même personnage s’était fourvoyé en 2001 avec « les aarouch taïwan » en contrepartie d’un poste de travail au ministère de l’Intérieur. Ce même département a fini par le licencié en 2019. Le choix porté sur cette personne pour rendre publique cette dissolution en dit long sur la procédure mesquine suivie pour dissoudre une association de défense des droits de l’homme. « Un document portant jugement de dissolution de la LADDH a été balancé sur les réseaux sociaux. Le document daté du 28 septembre 2022 porte sur un procès en dissolution intenté par le ministère de l’intérieur contre la LADDH en date du 29 juin 2022. Surprise et consternation. La LADDH réagira après authentification et étude du contenu dudit document », lit-on dans une première réaction de la Ligue.

A rappeler que la Ligue s’apprêtait à organiser le mois de décembre dernier son 11e forum des droits de l’homme à Bgayet. Cette activité a été interdite par les services de la wilaya sans motiver, pour autant le refus d’autoriser cette activité. Cette décision arbitraire peut paraître anodine devant les multiples atteintes aux libertés et aux droits par le régime algérien. Cette ligue créée en 1985 par des militants kabyles a survécu à toutes les attaques et atteintes sauf, décidément, celle de l’actuel régime.

Les hommes du pouvoir actuel volent la vedette à tous les autres dictateurs. Avec plusieurs centaines de détenus, dans la majorité est kabyle, manipulations, bâillonnement des libertés, fermetures de médias, le pouvoir algérien se montre dans sa véritable nature. Celle d’une dictature militaire sans scrupule.

Amnay l

1 COMMENT

  1. Le problème de cette ligue est qu’elle adhère à l’arabisation, croyant ainsi en l’idéologie qui voudrait introduire la notion des droits de l’homme dans une culture qui est foncièrement « oummiste » où la massification est la règle.
    La greffe ne réussit que dans un terroir idoine et les cultures ne peuvent faire l’économie des processus historiques. Que dire de plus, quand on adhère à l’arabisation d’un peuple qui ne l’a jamais été, un acte nazi, puis pleurer quand en aval, vous subissez la vraie valeur de l’arabislamisme, l’assimilation ou la mort.

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