Détenus à la prison d’Oran : Plusieurs prisonniers politiques kabyles en grève de la faim

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Prison, Algérie
Prison, Algérie

ALGERIE (TAMURT) – La grève de la faim est l’ultime recours des prisonniers politiques kabyles arbitrairement incarcérés dans une prison à Oran, dans l’Ouest algérien. Faussement accusés de « terrorisme », leur procès est à maintes fois reporté et leur détention provisoire est renouvelée d’une manière abusive.

Depuis le 15 janvier dernier, plusieurs détenus politiques kabyles, qui croupissent dans une prison oranaise, à l’ouest de l’Algérie, ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention arbitraire. Parmi eux figurent Fortas Toufik (El Kseur), Ramtani Kouceila (El Kseur), Khamadj Bilal (Djaafra, BBA) et Idir Mehdi (Akfadou). Injustement accusés de « terrorisme » sur la base de l’article 87 bis du code pénal algérien, ces « otages politiques kabyles » réclament la programmation de leur procès, à plusieurs reprises renvoyé à une date ultérieure.

Victimes de la répression féroce du régime algérien en Kabylie, ces braves jeunes, dont la grève de la faim constitue leur dernier recours pour dénoncer cet arbitraire, n’ont commis aucun acte répréhensible ou criminel. Si c’était le cas, la justice algérienne aurait montré les preuves de leur implication dans de prétendus « actes terroristes » et les aurait condamnés bien longtemps.

Toutefois, tout le monde sait que ces jeunes innocents ont été arrêtés pour délit de « kabylité ». Leur amour pour la Kabylie et leur identité est un « crime » aux yeux du régime algérien. La communauté internationale ne doit passer indéfiniment sous silence les graves violations des droits de l’homme commises par l’Etat algérien contre le peuple kabyle.

Aksil K

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