Hamadache : Si je deviens Président, j’accepterai d’ouvrir un consulat pour Daech

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ALGERIE (Tamurt) – Dans une interview accordée à la radio algérienne ’’radio Echorouk’’, le leader des salafistes en Algérie a déclaré qu’il accepterai d’ouvrir un consulat pour Daech en Algérie, et a prononcé d’autres propos dangereux (l’interdiction de la musique…).

Hormis son rêve de devenir Président de la République, Hamadache est devenu un nouveau nom qu’on a ajouté à la liste des cheikhs qui reconnaissent que « l’islam est la religion et l’Etat » et que pour assurer la survie de l’islam en tant que religion, il faut que l’état soit islamique (que le peuple soit musulman, obligé à l’être sous peine d’être égorgé, ou payé la ’’Jizya’’) avant de continuer avec un verset coranique pour argumenter ses dires.

Comme prévu Hamadache a, encore une fois et comme les cheikhs musulmans, créé une description à la démocratie assez personnelle.  Selon lui, « la vraie démocratie est celle de 1992 ». En résumé si le résultat du vote est islamique, pour Mr. Hamadache c’est la vraie démocratie, et si le vote est laïc ? Refait-on une deuxième élection ?!

L’interviewé est resté fidèle aux traditions musulmanes (mentir en se servant de la religion). Il a raconté l’histoire d’un physicien qui a embrassé l’islam après une étude physique sans bien sûr citer le nom du physicien, ni sa nationalité et ni l’université où l’étude a été réalisée, en bref une pure invention.

Le controversée n’a pas mâcher ses mots en défendant l’Association des oulémas musulmans algériens qui, par la plume de son fondateur Abdelhamid Ben Badis, a déclaré en 1933: « nous ne sommes pas les ennemis de la France, et nous ne demandons que la reconnaissance de la langue arabe et la religion musulmane ».

En parlant de l’Etat Islamique Hamadache a déclaré qu’il «  ne condamne pas les faits qu’à commis Daech et si je dois choisir entre l’armée irakienne et Daech, je choisirai Daech » avant de continuer, « si j’étais Président de la République, j’ouvrirai un consulat pour Daech en Algérie à condition que les autres pays reconnaissent cet état ».

Hamadache a conclu l’interview en chérissant le rêve de devenir le « Président de la République algérienne islamique et populaire’’, et il a déclaré qu’il interdirai la musique après la destruction des instruments musicaux.

Jugurtha Aqvayli