07 avril 1987, la sécurité militaire algérienne exécuta Ali Mecili

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ALGERIE (Tamurt) – Hocine Aït Ahmed a relaté dans son livre consacré à l’assassinat d’Ali Mecili par la sécurité militaire algérienne que le régime de l’époque n’exécutait que les opposant kabyles.  » Un jour les décideurs algériens m’ont envoyé Lyazid Zerhouni en Suisse, ce n’était pas lui qui devait venir, mais je ne sais pas pourquoi ils ont changé d’émissaire. Pourquoi vous ne tuez que les opposants kabyles? », lui aurait glissé d’emblée le chef historique du FFS.

« Derrière l’assassinat de chaque Kabyle, y a un Kabyle », lui rétorqua Zerhouni, numéro deux de la sécurité militaire. Très bon orateur, spontané, mais aussi lucide Aït Ahmed a remis à sa place Zerhouni. »Y a qu’un Kabyle qui peut tuer un Kabyle, car il n’y a aucun Arabe qui est capable de tuer un Kabyle », répliqua Aït Ahmed. Quelques années plus tard, pour avoir organisé la rencontre à Londres entre Aït Ahmed et Ben Bella en vue d’unifier les forces d’oppositions algériennes, Ali Mecili a été exécuté à Paris par la sécurité militaire algérienne. Mais aucun militant du camps de Ben Bella n’a été inquiété. Le régime s’est acharné que sur les Kabyles. l’assassinat d’Ali Mecili est un acte raciste, lui qui a été derrière la formation politique de la majorité des acteurs d’avril 1980.

Ravah Amokrane