13 porteurs de drapeaux amazighs ont quitté la prison

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Drapeau amazigh
Drapeau amazigh

ALGERIE (TAMURT) – Treize manifestants, qui étaient incarcérés pour port de drapeaux amazighs lors des manifestations du vendredi et du mardi, ont été libérés hier, lundi, après avoir passé plusieurs mois privés de leur liberté et de leurs familles.

Il s’agit principalement de citoyens qui résident en Kabylie et qui ont en fait payé de leur liberté leur choix de participer aux marches en brandissant le drapeau berbère malgré les menaces claires qui pesaient sur eux ce faisant. Les deux premiers manifestants à avoir regagné les leurs après de longs mois de détention injuste, faut-il le rappeler, sont Bilal Bacha et Messaoud Leftissi. Ces derniers ont passé six mois en prison alors qu’ils ne sont en réalité passibles d’aucune condamnation puisque le port du drapeau amazigh n’est aucunement un délit puni par la loi et ce, selon tous les avocats qui ont eu à se prononcer sur ce sujet depuis le début de cette affaire. Surtout que, théoriquement du moins, la langue amazighe est une langue nationale et officielle dans la Constitution algérienne depuis 2016.

Mais… Hier donc, ils étaient des dizaines de citoyens, proches, amis et militants de la démocratie à avoir accueilli avec bonheur les prisonniers libérés injustement devant la prison civile d’El Harrach où ont été incarcérés la majorité écrasante des manifestants dans le cadre du port des drapeaux amazighs. En plus des détenus Bilal Bacha, de nombreux autres manifestants ont renoué avec la liberté hier également à l’instar de : Ould Taleb Amine, Oudihat Khaled, Leftissi Messaoud, Bibi Makhlouf, Boudraâ Abederrahmane, Chatri Mouloud, Safi Tahar, Meharzi Hamza, Timsi Nacer, Ouidir Khaled, Guerroudj Samir et Aibech Djaber.

Des scènes de liesse grandioses ont été également vécues dans tous les villages et villes où résident les détenus libérés, en Kabylie. Des dizaines d’habitants les ont accueillis comme de véritable héros. Il faut rappeler que les porteurs de drapeaux berbères, libérés hier, n’ont pas été innocentés. Mais ils ont purgé leur peine. C’est la raison pour laquelle ils ont été libérés. Il ne s’agit donc guère d’une victoire car le port de drapeaux amazighs est désormais considéré comme un délit par la justice algérienne sur injonction d’un pouvoir occulte et illégitime.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. Heureux qu’ils retrouvent la liberté, mais le régime a donné sa véritable image de ce triptyque maléfique – les fumeuses constantes de la constitutionnette qui reposeraient sur l’Arabité/islamité/amazighité- que Saadi vous vendait comme Egalitaire que la réalité a démontré que c’est d’une superposition de valeurs et culture qu’il s’agissait, l’islam sert l’arabisation cette dernière consolide le cercle qui se renferme dans l’arabislamisme, l’Amazighité n’étant que le conteur où puiser les ressources- entendre chaire à canons, en effet Ait Ahmed est mort isolé politiquement et Tabou en prison.

  2. Le drapeau berbère est le vrai emblème de ces contrées ancestralement amazigh. Le pouvoir illégitime et totalement aliéné, impose par la répression aux kabyles de se renier tout en reniant leurs ancêtres, et de s’assimiler à des arabes, ou bien de partir. Nous sommes Numides, nos ancêtres sont iberomaurisiens, d’authentiques nord-africains (l’homme de mechta afalou). L’Araberie est une chimère. La prolifération de mosquées en Kabylie atteste d’ailleurs de la ferme intention du régime islamo-fasciste d’y pratiquer un lavage de cerveau de masse à grande échelle. Il faudra bien qu’en réponse à ces intrusions sur leur territoire, les kabyles entreprennent rapidement de toutes les démolir.

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