Le 14 juin 2001, le pouvoir algérien trace les frontières de la Kabylie

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marche d'Alger

KABYLIE (Tamurt) – Plus d’un million de Kabyles ont été chassé comme des étrangers d’Alger le 14 juin 2014. Le soir même, les décideurs ont chargé Ali Benflis d’interdire les marches  à Alger pour les kabyles. Une interdiction qui est toujours en vigueur à ce jour. Depuis, cette date est devenue la journée de la nation kabyle.

Pour l’histoire, ce n’était pas les kabyles qui étaient séparatistes, mais les décideurs d’Alger. Ce sont eux qui ne veulent pas de kabyles, ni de leur langue, encore moins de leur opinions politiques. Ce jour là, le régime colonial a tracé les frontières avec la Kabylie. Les kabyles, de ce fait, n’avaient pas le choix. Ils étaient isolés et écartés officiellement par le régime, sans parler de la répression féroce des services de sécurité qui tiraient à balles réelles sur les jeunes manifestants.

La naissance du MAK était inévitable, surtout que  plusieurs autres tentatives kabyles de marcher sur Alger ont été avortées. C’est à Boudaoaou que les manifestants sont, à chaque fois, refoulés. C’est ainsi que les frontières entre l’Algérie et la Kabylie se sont dessinées.  Aujourd’hui le peuple kabyle exige que des postes douaniers soient installés à l’endroit exacte ou le pouvoir algérien repoussait les Kabyles en 2001. C’est logique. Si le régime  ne veut pas de kabyles en dehors de la Kabylie, il est inconcevable qu’il refuse l’indépendance à ce peuple. Un référendum d’autodétermination s’impose. Il aura lieu tôt au tard.

Lounès B