20 avril 2019, nouveau départ vers Indépendance de la Kabylie

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KABYLIE (TAMURT) – La commémoration des événements sanglants de 2001 et la célébration du printemps berbère du 20 avril 1980, se présentent cette année dans une conjoncture particulière. Ils coïncidnet avec les soulevements dans toutes les villes d’Algérie sous le slogan « Khawa Khawa » (fraternité entre tous les Algériens). Alors, que feront les Algériens ce 20 avril?

Ils ne vont certainement pas sortir dans la rue pour défendre tamazight. Mais les Kabyles, comme depuis 1980, vont sortir en masse. C’est une certitude. Ce 20 avril sera une nouvelle étape pour les Kabyles et surtout une occasion pour eux, pour se mobiliser comme un seul homme pour libérer leur pays sous domination d’un régime raciste, arabo-islamique. La libération de la Kabylie est possible.

Des pays qui étaient dans une situation plus compliquée que celle de la Kabylie ont réussi à recouvrir leur souveraineté. Les exemples ne manquent pas, à travers l’histoire. Il suffit juste au peuple kabyle de se mobiliser en masse pour cet objectif.   Le 20 avril qui s’approche à grand pas est une occasion importante aux Kabyles de s’affirmer et dire non au colonialisme. En ce moment, le régime algérien est vulnérable et c’est une opportunité pour nous.

Nadir S

14 COMMENTAIRES

  1. Oran n’a jamais été algérienne, elle ne l est devenu que sous la Turquie et la France. C est déjà de la colonisation.

  2. L’arabisme et l’islamisme finiront par disparaître dans pas très
    longtemps, et ce nullement grâce aux efforts de la Kabylie.
    L’arabo-islamisme est en train de commettre hara-kiri sans aucune
    assistance extérieure. Un monde est en train de venir dans lequel la
    religion ne comptera plus pour rien dans la vie publique avant de
    disparaître même dans la vie privée des hommes. Les raisons qui ont
    donné naissance au renouveau de l’arabo-islamisme au 20ème siècle sont
    d’ordre mondial et d’ordre économique, même si à la superficie il
    semblerait que ce soient des raisons purement idéologiques. La
    colonisation-décolonisation qui a crée des besoins impossibles à
    réaliser chez l’ex-colonisé, la Grande Dépression, la découverte du
    pétrole au moyen orient, la Guerre Froide et ensuite l’invasion russe en
    Afghanistan qui a entraîné la chute de l’ex-URSS sont les facteurs
    objectifs essentiels de la situation actuelle de l’arabo-islamisme.

    L’arabo-islamisme
    est déjà en nette déchéance dans le monde. Quand il tombera, il tombera
    tout d’un coup, à l’improviste et bien malin est celui qui en prédira
    l’heure et la cause exacte. Les grands chamboulements historiques sont
    largement prévisibles mais tombent presque toujours au moment et lieu où
    on s’y attendait le moins. Par exemple, je disais dans les années 74-75
    que l’URSS allait s’éffondrer et tout le monde me prenait pour un fou
    car c’était à ce moment-là que l’URSS était au plus haut de sa
    puissance. Seulement, je pensais que ça arriverait peut-être dans 75 ans
    ou 100 ans, ou plus, en tout cas longtemps après que j’aurais quitté ce
    monde. J’ai été aussi surpris que les autres quand c’est arrivé
    subitement 15 ans plus tard, en 1989.
    Quand je dis que la
    religion va disparaître de ce monde, je parle aussi d’un avenir
    indeterminé, mais un indice me suffit pour en être sûr : la situation de
    la religion aux USA. Il y a 30 ans, 99% des américains croyaient en
    Dieu et 90% étaient pratiquants assidus. Aujourd’hui presque la moitié
    dit qu’elle est sans affiliation religieuse, un quart se déclare
    carrément athée et les églises peinent à subvenir à leurs besoins et à
    trouver des jeunes prêtres pour prendre la relève. Les même mouvements
    tectoniques sont à l’œuvre en pays musulmans, seulement moins visibles,
    pour miner la religion de l’intérieur. Quand l’islam s’effondrera, ça
    sera tout d’un coup, comme il a fait irruption sur scène en Iran en
    1979. Et avec lui s’en ira l’arabisme. Peut-on même dire que l’arabisme
    existe encore de nos jours, d’ailleurs ? Qu’en reste-t-il ? Le dernier
    rempart, paradoxalement est en Algérie, chez ce qui reste du Pouvoir
    algérien.

    Excuse les fautes de frappe ou autres car je n’ai pas relu.

  3. C’est une chose se faire tolérer toute une autre etre citoyens. La souvenaineté d’un pays est une donnée qualitative qui ne peut etre une question démocratique. En Jordanie 90% sont palestiniens mais la souvenaité est Hachemite. Moi aussi j’ai du mal à accépter cette amputation territoriale mais c’est un fait. On accède à la conscience par la connaissance ou par l’exprerience. L’experience de l’autocensure a donné cette cohabitation en superposé: les arabes et arabisés au dessus, au plus comme un invité on accepte votre difference mais tout en revendiquant l’impératif de l’Etat arabe qui a pour support la culture arabe que les kabyles doivent subir. Nos hommes qui en politique ou en économie ont gouté à cette solution individuelle, ceux qui ont tenté d’évoluer dans un contexte déjà déterminé comme arabe- l’islam sert dans ce cas juste pour se justifier à nous -meme notre arabisation en cours-. Oui la prise de conscience est là et le prix on l’a payé cher comme tout processus sérieux.

  4. Comme un vieux froc, le cout des rapiècements vaut un neuf..Alors il y a rupture anthropologique et donc autant l’assumer. S’unir sous la condition du fait accompli c’est la garantie de l’assimilation à terme. L’islam joue le levier de subordination sinon en Kabylie avec 9 millions c’est assez pour faire un pays, que dire du maroc où 70% sont berbères mais l’islam fait d’eux la chair à canons de l’arabisme.

  5. Cher Aït Kaci, je t’avais répondu mais j’avais oublié d’ajouter quelque
    chose à ma réponse. Quand tu dis :«
    Ni Tiaret ni oran ni Tlemcen n’ont jamais été arabes… » tu montres
    plutôt un désir que la réalité. La réalité bien réelle est que ces gens
    se croient arabes, ils parlent un dialecte arabe, et tu ne les
    persuaderas jamais qu’ils ne le sont pas. Le mieux que nous puissions
    espérer est de les convaincre qu’ils sont algériens avant tout et pas
    arabes avant tout. Sinon ils parlent un dialecte plus vieux que l’arabe
    lui-même, et qui est présent en Afrique du nord depuis 3000 ans, et non
    pas depuis l’arrivée des premiers musulmans. L’arabe nord-africain
    descend du punique, langue officielle utilisée par Massensen et
    Jugurten. C’est une langue cousine de l’arabe et du hébreu. Elle a
    ensuite été mélangée au berbère et à l’arabe venu avec les musulmans.
    Dans sa grammaire et sa syntaxe c’est presque du pur berbère traduit mot
    à mot en arabe, et en vocabulaire c’est assez proche de l’arabe du
    moyen orient. Une langue qui est là depuis 3000 ans et en plus vastement
    majoritaire dans le pays, tu ne peux pas l’ignorer et la re-convertir
    au berbère comme ça, d’un petit claquement des doigts. Ils sont là et
    ils le sont pour de bon. Le meiux que nous puissions faire est de
    resister au basculement de leur côté et de leur montrer que nous sommes
    un seul peuple, tous des algériens. Ils commencent déjà à nous
    reconnaître et nous respecter. J’ai de nombreux témoignages de groupes
    d’arabophones qui manifestent en criant « one-two-three, leqbayel faqou
    bekri ! » et on a vu comment personne ne s’est offusqué des drapeaux
    berbères dans les foules de tout le pays. Ils commencent aussi à dire
    qu’ils sont plus fiers de leur algérianité que de leur arabité, et de
    nos jours la plupart reconnaissent que leurs ancêtres étaient berbères.
    C’est déjà un énorme pas, et c’est ça qu’il faut cultiver, pas le rejet
    des arabophones ou l’effort de les faire revenir brusquement à la
    berbérité. L’idéal serait que les autres berbères de toute l’Afrique du
    nord deviennent fiers et militants comme le sont les kabyles, alors à ce
    moment-là nous serions peut-être numériquement presque une moitié,
    voire une majorité de la population et les rapports de force
    changeraient.

  6. Pas besoin d’essayer de me convaincre du problème. J’en suis pleinement
    conscient. La question, c’est quelle solution ? Celle de la séparation
    n’est pas à exclure, mais il faut vraiment que ce soit absolument le
    dernier recours. Or. il me semble que n’en sommes pas arrivés là pour le
    moment. Pas encore en tout cas.

  7. Pour le moment, les jeunes manifestants arabophones me donnent plutôt
    l’impression d’être ouverts au monde autour d’eux et loin des velléités
    d’expansion arabo-islamiste. Je sais que nos ancêtres se sont fait avoir
    de trop nombreuses fois par le passé, mais les enjeux sont trop
    importants pour ne pas leur donner une chance une fois de plus. Pour la
    première fois dans l’histoire, nous avons un atout en notre faveur :
    nous avons finalement acquis la conscience de former un peuple à part
    entière et nous avons l’amour de ce peuple, ce que nos ancêtres
    n’avaient pas, et c’est la cause pour laquelle ils se sont fait arabiser
    petit à petit.

  8. Ni Tiaret ni oran ni Tlemcen n’ont jamais été arabes, les arabesarabes, meme ceux qui sont venus du moyen orient n’avaient pas ramené de terres supplémentaires avec eux. Donc je suis chez moi partout en Algérie et je ne dois pas baisser la tete devant les nouveaux venus.
    C’est la logique assimilationiste qui fait croire que à Oran l’on doive s’arabiser. Il n y a ni légitimité historique ni anthropologique à cette arabisation. C’est suite au coup d’Etat et l’arabisation des institutions que les berbères des autres régions se sont inhibés pour rentrer dans la grace du régime. Preuve que cette stratégie est perdante est dans ce mouvement Hirak qui d’une part désavoue les effets de la démarche du régime mais n’arrive pas à combler la lecture et comprendre que l’arabité superficielle sert quelques voyous( qui ne sont meme pas arabes) à dévaliser le pays.
    On a pas besoin de solidarité, pour faire une nation unique il faut avoir un même socle identitaire symbolique et de valeurs, ce qui est loin d’être le cas. Les miracles sont possibles on attend donc qu’ils renoncent à l’ Algérie arabe et islamique!,

  9. Il faut aller au fond du problème et non se focaliser sur l’écume. Ce n’est pas parce que un mouvement impulsé par un clan du régime contre un autre, pour l’évincer, que cela changera quelque chose à la problématique de la lutte de la kabylie pour son existence. Même si il y’a une avancée démocratique, ce qui a mon avis relève de la chimère, parce que l’arabo-islamisme, est une idéologie intolérante et ne porte aucun idéal démocratique, la Kabylie sera confrontée au même problème de risque de disparition, pour cause de minorité, qu’on lui collera sur le dos. En tant que telle, nous serons condamnés à supporter les choix opérés sans nous et contre nous. Et d’aill c’ un peu le sens de votre écrit, en parlant des kabyles installés ailleurs et des couples mixtes. Eh bien, moi même, je suis né ailleurs qu’en kabylie, et installé ailleurs et je suis pour une indépendance totale de la kabylie, même si je dois tout quitter pour me réinstaller sur ma terre, celle des ancêtres. Avant de penser en termes « coûts/opportunités », gains, pertes si vous voulez, il faut penser survie de notre peuple, liberté et dignité qui n’ont pas de prix. Le collectif doit l’emporter sur l’individuel. Ce n’ qu’a ce prix là que la Kabylie millénaire suivra son chemin. Dans l’his récente, notre combat contre les islamo-arabe dure depuis 1949, on ne peut le différer à chaque fois ( 1954/1963/1965/1974/1980/2001), sans risquer notre disparition.

  10. Si le peuple algérien tout entier reste solidaire il n’y aura plus
    de raison de se plaindre en tant que kabyles, ni de raison de vouloir se
    séparer du reste de l’Algérie. Les jeunes algériens non-kabyles qui
    sont en train de manifester me semblent dénués de toute haine ou
    hostilité envers nous. Si c’est le cas, pourquoi en faire des ennemis ou
    des adversaires ? Si le Régime tombe et une nouvelle Algérie est fondée
    sur la volonté du peuple et qu’il s’avère que les kabyles seront
    perdants dans cette nouvelle Algérie, alors là, oui, il faut se séparer
    car il n’y aura jamais plus d’espoir d’union avec eux. En attendant, il
    faut leur donner le bénéfice du doute. La séparation serait très, très,
    très douloureuse pour les kabyles. Pensez un peu aux milliers et
    milliers de kabyles établis à Tiaret, Oran et Bel Abbes depuis plusieurs
    générations, par exemple, sans compter ceux d’Alger et des autres
    villes. Que va-t-il leur arriver ?
    Et les nombreux mariages mixtes arabes-kabyles, que va-t-il leur arriver ?

  11. C’est pathétique votre discours remplit de haine, le deuxième en l’espace de quelques jours. Vous induisez les gens en erreur avec vos conneries d’idéologiste pro-berbère raciste, vous parlez de la kabylie comme si c’etait ou ça a été un pays, la kabylie n’a jamais été un pays, c’est une région et ça l’a toujours été, elle fait partie du patrimoine et de l’histoire de l’Algérie comme l’Algérie fait partie de son histoire. La kabylie n’a jamais été indépendante car la berberité pour laquelle vous promouvez tant de haine, ne s’arrête pas aux frontières de la kabylie. La NUMIDIE s’étendait sur tout le territoire algérien, elle ne s’arrêtait pas à la kabylie. Nos ancêtres et nos grands parents se sont battus et sont même morts pour préserver leur terre du colonnialisme, et par la même occasion, on contribuait à la libération nationale et à l’indépendance de l’Algérie. Devenir « indépendant » de l’Algérie serait une véritable catastrophe pour notre histoire, notre patrimoine, en nous soustrayant de l’Algérie, nous cédons les 3/4 de notre histoire aux autres, qui sont autres que nos frères de sang et de religion, car les algeriens sont tous arabo-berbères, il n’y a pas de vrais berbère ou de vrais arabes. Sans parler des conséquences économiques dans les deux camps ainsi que pertes financières. Pour moi ce serait un déchirement de devoir choisir entre ma nationalité algérienne et mon identité berbère.

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