Dix contes pour très petits enfants kabyles

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Contes kabyles
Contes kabyles

CULTURE (Tamurt) – Je me suis retrouvé les mains vides. La question qui s’est posée était de savoir comment faire apprendre ma langue maternelle à mon fils en Allemagne, un pays où les familles kabyles sont très rares. En plus, ma femme est allemande.

Donc j’ai commencé à développer des stratégies afin de communiquer à mon fils le goût et la substance de ma langue maternelle, le kabyle. Je me suis dit que peut-être les autres enfants, surtout les enfants d’émigrés, pourraient eux aussi profiter de mon travail.

L’idée a été développée quant j’ai montré une photo d’un chat de mon village natal « Tiwal » en Kabylie à mon fils Idir. Celui-ci ma demandé des informations sur ce beau chat. Comment s’appelle-t-il? Réponse : Fufu. À qui appartient-il? Réponse : à ta grande mère Gila. À partir de ce moment-là, j’ai commencé à raconter les histoires de ce chat et de son ami Futi (le chien). J’ai fini par lui raconter 10 contes des aventures de Fufu et de Futi. C’est après maintes discussions avec Idir que j’ai rédigé les textes pour la publication. Ainsi, je ne suis pas le seul auteur de ces contes. Mon fils Idir en est le co-auteur. Idir et moi avons même enregistré les contes sur un CD d’une façon très spontanée et vivante. Je tenterai de trouver quelqu’un en mesure de produire un CD avec de la musique.

Les contes de Fufu et de Futi ont vraiment beaucoup aidé Idir à apprendre avec succès le kabyle tout en s’amusant.

Voici donc l’histoire des aventures de Fufu et de son ami Futi. J’espère qu’elle pourra aider quelques parents kabyles, surtout émigrés, à transmettre le kabyle à leurs enfants.

Ici, je préfère ne pas raconter les histoires de Fufu et de Futi puisqu’elles sont disponibles sur le marché en Kabylie et en Algérie.
Quant à la critique de ces contes, je l’abandonne bien sûr aux spécialistes de la littérature kabyle comme Moh-Akli Salhi.

Les problèmes rencontrés

Le problème majeur qui freine le développement de la littérature en langue kabyle est tout d’abord d’ordre psychologique. Beaucoup de Kabyles ne croient pas que leur langue maternelle, le kabyle, soit apte comme toute autre langue à traiter de n’importe quel sujet littéraire ou scientifique. Sans oublier évidemment la carence en institutions kabyles capables d’encourager le développement de sa littérature. Nous avons absolument besoin de plus d’hommes et des femmes engagés pour faire passer le message à la multitude des Kabyles de l’importance d’écrire dans sa langue maternelle pour le développement de notre société kabyle.

Il faut de surcroît pouvoir disposer d’un fonds spécial pour encourager la production des ouvrages en kabyle dans tous les domaines sans attendre, les bras croisés, la reconnaissance de notre langue comme lange officielle en Kabylie. Je suis persuadé que l’état algérien ne peut continuer à ignorer la nécessité d’officialiser une langue nationale de millions de citoyens.

Beaucoup d’auteurs d’expression kabyle ont de grands problèmes à publier leurs ouvrages. Le problème majeur reste la diffusion des publications en kabyle. Mais grâce à certains éditeurs engagés, nous en avons quelques-uns. Autre point important : la traduction des textes en kabyle dans d’autres langues pour faire connaître aux peuples du monde notre façon de traiter les thèmes de la vie sous toutes ses facettes.

Akli Kebaili, Janvier 2010
Fufu, Tiwal – 09.08.2006

5 COMMENTAIRES

  1. azul fellak a mis tmurt .cet un bon travail que tu es entrain de faire sur notre langue maternel qui a besoin de tout le monde est la main dans la main pour faire d’elle une langue parmi les meilleurs dans le monde .enfin moi je travail presque sur le même chemin .je suis de michelet ( ain el hammam ).

  2. Avant de se coucher, ma fille de 4 ans me demande de lui raconter « thamachahut s thekvailith! ». Je puise alors dans mon imagination et c’est là que je me suis mise à la recherche de livres de contes kabyles et voilà que je tombe sur le votre. Je serais ravie de les découvrir et de les faire découvrir à mes 2enfants. J’habite en belgique et je tiens à ce que chacun de mes enfants ait une âme kabyle!

  3. voilà le genre d’hommes dont on peut être fier d’appartenir à sa famille.

    Kabylie éternelle.!!

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