La 6e Édition du salon du livre et du Multimédia amazigh à Tuβiret pourrait aider notre langue à s’épanouir

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TUVIRET (Tamurt) – Comme à l’accoutumée, la wilaya de TUBIRET abrite en ce moment la 6e édition du Salon du Livre et du multimédia Amazigh, organisé par le HCA (Haut Commissariat de l’Amazighité). Ce salon qui a ouvert ses portes avant-hier, au grand public se tient à l’esplanade de la maison de la culture Ali Zamoum.

D’après M. BYLEK Hamid, sous directeur au patrimoine du HCA, une vingtaine de maisons d’éditions et de librairies de cinq wilayas, TUBIRET, TIZI-OUZOU, Alger, BOUGIE et Boumerdes ont pris part à cette rencontre. Pour M. BYLEK l’objectif principal de ce forum est de réunir les auteurs pour qu’ils se connaissent et se fassent connaitre davantage.

Des cafés littéraires et des ventes dédicaces ont été animés hier et avant-hier. Pour décorer la toile de cette esplanade et pour distraire les exposants, l’Orchestre Classique de l’Institut Régionale de Musique de TUBIRET et le grand Ali AMRANE étaient présents avant-hier 17 mai 2010 pour mettre de l’ambiance. Quant à aujourd’hui Si Moh se produira en cette dernière soirée avant la clôture de ce salon.

Des opinions différentes ont été exprimées par les exposants. Melle Si Youcef, des éditions El-Amel, qui a édité plus de trente ouvrages en berbère, trouve que le livre Amazigh évolue à petits pas. Elle estime que les auteurs s’intéressent plutôt aux recueils de poésie et de Timucuha qu’aux règles de la langue berbère qui permettent au lecteur d’enrichir son vocabulaire et de connaitre les points principaux sur lesquels s’est construite sa langue maternelle. Pour l’établissement Chikh de TIZI-OUZOU et les éditions Tira de Bougie, le livre amazigh est plus demandé qu’avant.

Il est à rappeler que le wali de TUBIRET, M. Ali Bouguerra, lors de son mot d’ouverture du 5e salon du livre amaziɣ de l’année passée à TUBIRET, avait promis d’acheter 200 exemplaires de chaque auteurs Amaziɣ pour, disait-il, encourager les auteurs ainsi que les éditions à produire plus dans la langue « amaziɣ ».

Sans surprise, la promesse est restée lettre morte.

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