CHU de Tizi-Wezzu : Un malade se fait tabasser par les gardiens pour non-observation de jeûne

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Il y a quinze jours de cela, un jeune homme, la trentaine, originaire d’Abid Chamlal dans la commune de Tizi-Ouzou, souffrant d’une insuffisance rénale s’est présenté au service d’hémodialyse de cet hôpital pour bénéficier des soins devant atténuer temporairement son mal.

À la fin de la séance médicale, le malheureux a choisi un coin reculé et loin des yeux indiscrets pour avaler un petit sandwich, et ce, conformément à la recommandation médicale selon laquelle un malade doit impérativement manger pour éviter le pire. À peine a-t-il mis un morceau de nourriture dans sa bouche que le malade chronique est assailli par les gardiens du CHU, chargés de la sécurité. Sans lui poser la moindre question sur la motivation de son geste, ils se ruent sur lui avec une brutalité bestiale. Ils ont considéré que tous les coups étaient permis sur l’impie. Ce n’est qu’au moment où ils ont constaté que le faible corps était dans l’inertie la plus totale qu’ils se sont arrêtés.

Résultat : le malheureux malade s’est retrouvé aux services des urgences dans un état comateux. Son coma a duré trois heures. Ses médecins traitants lui ont délivré un certificat médial mentionnant les traumatismes qui lui ont été causés par les coups, ce qui lui a permis de déposer plainte auprès des services de police.

Cependant, ses agresseurs n’ont pas été inquiétés. Subiront-ils un jour la sanction qu’ils méritent? Avec la nouvelle politique des dirigeants algériens basée sur le fondamentalisme religieux, force est de croire que non.

Notre source hospitalière a pris d’énormes précautions pour nous alerter de cet acte barbare commis à l’intérieur d’un établissement où on est censé soigner les gens et faire valoir l’humanisme. Le personnel médical du CHU de Tizi-Ouzou a peur de dénoncer publiquement ce crime. Et sa peur est légitime.

En effet, la nouvelle politique de travail mise en pratique en Kabylie consiste à recruter des truands et de dangereux voyous. Dès lors, les choses deviennent compliquées pour un honnête citoyen. Personne n’a envie de se retrouver dans la cage d’escalier face à des individus armés de couteaux et prêts à tuer.

D’ailleurs, même la police les redoute, car elle est mieux placée que quiconque pour savoir que cette racaille est protégée par le pouvoir. La grande question se posant aujourd’hui est de savoir jusqu’à quand la Kabylie se contentera de pleurer sur son sort. Ses lamentations remontent à la nuit des temps. Si le peuple kabyle a osé défier et combattre la France coloniale, il peut aussi faire valoir ses droits face à son oppresseur d’aujourd’hui.

Continuer à se lamenter, d’ici quelques années, les fous de Dieu, les truands et autre racaille au service de l’Administration centrale d’Alger réduiront la Kabylie à néant.

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