Conférence sur les droits des peuples autochtones à l’université de Bougie

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BOUGIE (Tamurt) – La lutte que mènent les peuples autochtones pour disposer d’eux-mêmes est consubstantielle de la colonisation elle-même. Les premières résistances remontent au 16ème siècle en Amérique du Nord. Depuis, le mouvement qui a connu des périodes d’avancée ou de repli selon les conjonctures historiques et politiques, est devenu incontournable dans les forums mondiaux. En 1993, une recommandation de la Conférence mondiale de Vienne sur les Droits de l’Homme a proclamé l’instauration de la “ Décennie internationale des populations autochtones (1994-2004)” dont l’objectif est de renforcer la coopération internationale pour prendre en charge les problèmes qui se posent aux communautés autochtones dans les domaines des droits de la personne, la culture, l’environnement, le développement, l’éducation et la santé.

Les conférenciers, après avoir fait un large tour d’horizon sur l’émergence de la lutte des peuples autochtones à travers le monde, en sont arrivés à la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, adoptée le 13 septembre 2007 par l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York qui affirme notamment les droits à réparation et à l’autodétermination pour les 370 millions d’autochtones dans le monde.

Sur ces bases, la conférence, déclamée dans un kabyle courant qu’aucun concept d’ordre technique ou linguistique n’a entravé et en français, a débouché naturellement sur le cas de l’Algérie où les Nations Premières (Kabyle, Chaouie, Touarègue, Mozabite), subissent encore un déni d’existence de la part du régime qui a remplacé – en chair et mental – la colonisation française qui avait, en son temps, voulu gommer toute aspérité qui contraste avec la volonté de Napoléon III de faire du pays Algérie la première niche d’un “empire arabe” à sa mesure.

Après l’exposé des conférenciers, le large débat qui a suivi et qui s’est poursuivi jusqu’à minuit trente (soit 3 h 30 au total) en dépit du froid glacial, a connu l’engouement attendu de la part de la communauté universitaire de Bougie qui a démontré une remarquable immersion intellectuelle dans les affaires du pays et de la cité.

Comme en fil rouge de la conférence, le bon mot de Muhend Uyehya “ En 1962 la France est partie et l’Algérie est entrée ” résonne comme un leitmotiv récurrent de la nécessité de se défaire du nouveau colonialisme qui engonce sans vergogne l’Algérie dans l’idéologie arabo-islamique destructrice de la culture, de l’histoire, des langues et des civilisations.

En signe de reconnaissance, les organisateurs nous ont tenu à remercier les conférenciers pour la qualité et le niveau de la conférence qui s’est déroulé dans un respect total du débat démocratique.

6 COMMENTAIRES

  1. Moi quand je veux parler des kabyles , je ne les nomme pas par un saubriquet comme toi tu le fais sur les Algeriens , arabo-muz , certains nous insultent même en nous traitant d’ânes-gerie et vous injuriez les tizi-ouziens dont je fais partie en les appelant zdimouh , îraven izouker en même temps vous nous demandez à nous les zdimouhs , de soutenir les activités subversives de votre Zaim Ferhat , je me demande parfois est ce que c’est votre cerveau qui est en panne ou bien vraiment ce Gourou de ferhat qui gere bien sa secte , a une telle emprise sur vous qu’il vous a fait perdre toutes vos facultés mentales et vous en êtes arrivés à le suivre les yeux fermés sans aucun discernement.
    Quand on est kabyle , on reste kabyle même si on est né au canada ou en europe mais pour Ferhat ce n ‘est pas le cas , il avait repondu à un kabyle d’alger qui vit en France : si vous êtes enregistré à alger , l’autonomie ne vous concerne pas.donc en suivant ce raisonnement , si je suis né en france , l’autonomie ne me concerne pas , mais alors pourquoi il racolle les jeunes beurs de france puisqu ‘ils sont nés en France , leur avenir est en france et ils ne seront même pas enterrés en kabylie apres leur mort ?
    La reponse est qu ‘il a tres peur des kabyles d’alger dont il sait qu’ils sont contre ses idées extremistes , racistes , pro sionistes , anti Islam et contre la langue arabe que tous les kabyles d’alger et de tizi-ouzou parlent , alors Ferhat est tres malin il ne s’aventure jamais sur un terrain où il sait tres bien que la population ne ralliera jamais sa cause alors il s ‘est rabattu sur les montagnes de kabylie où il peut exploiter les malheurs , la mal vie, le desespoir , les angoisses des kabyles et les enroler dans son mouvement pour l ‘ aliénation des kabyles.Voilà toute la verité , Ferhat sait tres bien que nous à tizi , aucun ne soutient les idées du MAK et c ‘est pour celà , qu ‘on voit un deferlement d’injures , de menaces et de haine à notre egard mais nous , nous sommes sereins on n ‘accorde pas de l ‘importance à un petard mouillé.
    Si je suis censuré , je ne reviens plus comme a dit l ‘autre.

  2. faites attention aux mots ..on n’est pas des autochtones ,,des indigènes ..ou des indiens ,,nous sommes le PEUPLE de ce pays les autres c’est des colons et points bar..verifier le Robert pour connaitre le sens de mot autochtones ..si vous dites autochtones vous vous enfermez dans une contdition de peuple primitif à coté d’un peuple nouveau ligitimié par l’histoire(arabes legitmié par leur Islam) comme les anglais en amerique du nord ..Faites attention aux Mots et verifiez bien le sens pejoratif de mon Atochtone..une simple remarque les juifs n’ont jamais utilisé ce mot pour leur legtimité sur la terre d’Israel..ils ont toujour dit que nous sommes le seul peuple de cette terre depuis 3000 ans ……ayatmaten n tessdawit ghurwath lehdur ideqarem…
    j’espère que mon commentaire passe pour une fois ..je suis toujour censuré sur ce site …en tout cas si mon com ne passe pas sachez que je ne reviendrais jamais sur votre site à mass Abid

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