Cheikh Abou Abdesselam condamne les émeutiers

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Raqi islamiste

ALGÉRIE (Tamurt) – Ce pseudo savant musulman qui répond aux questions d’ordre religieux dans le cadre de l’émission hebdomadaire Fatawa Alä El Haoua, a fermement condamné, hier, à l’issue de cette émission les émeutiers. Ce Cheikh, toute honte bue, a laissé entendre aux téléspectateurs « qu’on ne peut pas mourir même si on reste un mois, un an sans manger ». « Quel mal y a-t-il si on s’abstient de consommer de l’huile ? », ajoute cet homme à qui sa longue barbe blanche donne l’aspect d’un être surnaturel dont nous effrayaient nos grands-mères. Comme pour noyer le poisson dans l’eau, le pédant et hypocrite Cheikh Abou Adesselam a tenté de faire passer les manifestants, menacés par la famine, pour des pillards. Selon ce savant de la 25e heure, on pouvait manifester dans le calme en portant une pancarte sur laquelle on inscrit sa revendication.

Ce mercenaire à la solde de l’Administration centrale d’Alger qui se sert du discours religieux, n’a cependant pipé mot de la mauvaise gestion d’Abdelaziz Bouteflika et de son acolyte, Ahmed Ouyahia. Le Cheikh, ne croyant sûrement pas à la vie de l’au-delà, a peur de contrarier les hommes qui lui assurent la pitance. Jusqu’à hier soir, le vieil homme qui, au nom de la sunna, boycotte le barbier et l’industrie des rasoirs a trompé son monde même si les Kabyles lui ont retiré leur confiance après qu’il eut renié ses origines kabyles. L’animateur de Fatawa Alä El Haoua s’est identifié effectivement comme un Arabe et s’est félicité que « l’Algérie soit partie intégrante de la nation arabe ». Sur ce point, l’homme à la longue barbe blanche qui effraie les enfants chaque vendredi à partir de 19 heures est inattaquable puisque personne n’a le droit de lui contester le droit d’être un renégat. Cependant sa liberté doit cesser au moment où il accuse de braves citoyens, victimes de la politique criminelle de Bouteflika et de son acolyte Ouyahia, d’être des pillards.

Qui donc Cheikh Abou Abdesselam croit-il tromper en développant ce discours venant à contre-sens de la raison ? A-t-il été payé par ses maîtres pour condamner des citoyens affamés sortis dans la rue ? Dans ce cas combien ? Abou Abdesselam doit savoir, faute d’être formé par l’université, que la lâcheté ne fait pas vivre sa personne. Bien sûr, Abou Abdesselam n’est pas le seul à vendre son âme au diable. En effet, un bon nombre de ses semblables c’est-à-dire des imams à la solde du pouvoir criminel d’Alger ont tenté de laver Bouteflika et son acolyte Ouyahia en jetant la pierre sur les manifestants. La télévision de Bouteflika aussi a fait dans la subornation. Fidèle à ses mécanismes habituels, cette boîte à mensonges a montré quelques images où l’innocent téléspectateur peut voir quelques édifices publics saccagés. La parole est donnée aussi à quelques citoyens d’un certain âge pour condamner les casses et les casseurs. Ceux-ci, se croyant obligés de jouer aux moralistes parce que le micro de la télévision de Bouteflika est planté devant leur bouche, ont non seulement appelé au calme, mais tenté de faire croire que la casse est l’œuvre stricte des jeunes.

Malgré ces tentatives de cacher la vérité, celle-ci reste visible comme un spectre. Les citoyens kabyles et algériens ont cessé de manger à leur faim depuis longtemps, même si le baril de pétrole n’est pas descendu du seuil de 80 dollars depuis plus d’une dizaine d’années. Aujourd’hui, les peuples kabyle et algérien sont menacés même par la famine. Un kilogramme de sucre a atteint 140,00 DA. Un bidon d’huile de 05 litres a atteint le prix de 850,00 DA. Tous les produits de première nécessité ont connu une augmentation vertigineuse.

Où est la solution ? Naturellement, celle prônée par l’hypocrite Abou Abdesselam n’est pas la bonne. Depuis l’aube de l’humanité, aucun homme n’a réussi à rester en vie en s’abstenant de manger durant un an. La solution idoine est de pousser d’abord Bouteflika et son acolyte Ouyahia à la porte. Tout le gouvernement doit démissionner. L’armée peut jouer un rôle positif en refusant la répression et en forçant le pouvoir en place à démissionner, comme préalable à l’organisation d’une transition vers un État démocratique, qui ne peut être viable sans l’autonomie de la Kabylie.

Said Tissegouine

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