La marche du RCD empêchée

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Siège du RCD à Alger
Siège du RCD à Alger

ALGER (Tamurt) – La marche à laquelle a appelé le Rassemblement pour la culture et la démocratie ( RCD) aujourd’hui à Alger, pour demander la levée de l’état d’urgence, la libération des détenus des dernières émeutes qui ont secoué le pays et la dissolution des « assemblées élues », a été empêchée par les autorités.

Selon le chargé de la communication du RCD, Mohcine Belabbes, il y aurait 6 blessés dans les rangs des marcheurs pendant que l’Agence officielle (APS) revendique 7 blessés parmi la police. Athmane Maazouz chef du groupe parlementaire et Arezki Aider députés du parti ont été arrêtés puis relâchés.

Très tôt la matinée, un dispositif sécuritaire impressionnant a été déployé dans les principales artères de la capitale. Des dizaines de fourgons de polices et des 4×4 des services de sécurités ont investi les rues et des policiers ont pris position. Un hélicoptère survolait la ville, et la circulation automobile était filtrée, notamment les véhicules venant de la Kabylie.

Hier déjà, un bus transportant des étudiants de Tizi-Ouzou, qui devaient prendre part à la marche a été intercepté à Bab ezzouar.

Selon les informations en notre possession, le siège du RCD sis à la Rue Didouche a été assiégé dès les premières heures de la journée par la police empêchant les militants rassemblés à l’intérieur la veille, de prendre part à la marche qui devait démarrer de la place du 1er mai.

Des sources parlent même de CNS dépêchés des autres wilayas du pays pour empêcher cette démonstration de rue. Les marcheurs voulant forcer le blocus mis en places par les services de sécurité, les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations. Contraints de se rassembler au sein du siège du parti, les militants se sont mis à scander « pouvoir assassin », « pour une Algérie, libre et démocratique » et déclamer le célèbre hymne pour la liberté de Ferhat Mhenni «Tizi bwassa ». Un drapeau tunisien était visible sur le fronton du siège.

Said Sadi chef du parti qui a convoqué les journalistes pour un point de presse au sein du siège du parti n’est pas allé par le dos de la cuillère pour stigmatiser les méthodes policières du régime pour étouffer les libertés. Il révèle que les CNS dépêchés des autres régions d’Algérie ont été instruits de ramener leurs effets vestimentaires avec eux pour parer à toute éventualité. « Ce déploiement de la police ne va pas nous décourager », a-t-il déclaré. Il a annoncé d’autres initiatives pour les prochains jours avec d’autres partenaires politiques.

Pour le chef du RCD, l’Algérie a un problème de système. « Nous n’avons pas un problème d’hommes, mais de système », a-t-il estimé. Selon lui, le changement est plus que nécessaire, « sinon, l’Algérie va se désintégrer. Nous sommes dans une impasse » a- t-il averti. Il a par ailleurs réitéré son appel à la levée de l’état d’urgence, qui, selon lui, « permet d’étouffer la liberté et de couvrir la corruption »

Meziane T

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