Le régime empêche la marche du RCD à Alger

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ALGER (Tamurt) – Les manifestants rassemblés à la rue Didouche Mourad ont même été férocement chargés par les brigades anti-émeutes. Ce matraquage a causé la blessure de trois personnes, dont un député et un président de bureau régional, tous deux originaires de Bougie (Bejaïa). La troisième personne est le président de la section RCD section d’Ath-Douala.

Et en sus des coups de matraque, les services de sécurité ont procédé à une quinzaine d’interpellations environ parmi les militants et sympathisants du parti du Dr Saïd Sadi.

Environ dix-mille (10 000) policiers ont été déployés sur l’espace se trouvant entre la place du 1er Mai, lieu choisi pour le départ de la marche et la rue Didouche Mourad où se trouve le siège national du RCD. C’est ce que nous avons appris auprès d’un député de ce parti qui ajoute que « les forces policières ont manifesté une réelle volonté d’empêcher l’organisation de la manifestation ». S’agissant de la place du 1er mai, pas le moindre rassemblement n’a été permis.

À l’ordre de circuler s’est ajouté le coup de matraque. C’est ainsi que les personnes ayant tenté de rejoindre le lieu du rendez-vous du départ de la marche ont été contraintes de rebrousser chemin. Elle devait, soit rentrer dans Belcourt ou regagner la gare routière de Kharrouba, sise dans la circonscription territoriale de la daïra de Hussein Dey.

Notons également que la plupart des hommes et des femmes ayant répondu
favorablement à l’appel du RCD pour participer à la manifestation ont été empêchés de rejoindre la capitale. Certains ont été dans l’obligation de faire demi-tour à Boudaouaou et d’autres à Tizi Nath Aïcha (Thénia). L’opération d’interception des militants et sympathisants du parti du Dr Saïd Sadi a débuté hier.

Tout au long du tronçon de route reliant Tizi-Ouzou à Alger des barrages policiers y ont été dressés. Ainsi donc, le RCD a tenu sa promesse de braver l’interdit décrété par la dictature algérienne et celle-ci a tenu la sienne. Il reste cependant à connaître la suite de la partie, car tout porte à croire que les événements d’aujourd’hui n’en constituent que le
début.

Enfin, le RCD a décidé d’initier cette marche pour formuler quatre revendications, à savoir :

  • La libération de tous les prisonniers arrêtés lors des dernières manifestations;
  • La levée immédiate de l’état d’urgence dont « la seule fonction est d’étouffer
  • la vie publique et de couvrir la corruption »;
  • L’ouverture du champ politique et médiatique et la restauration de toutes les
  • libertés individuelles et collectives garanties par la constitution;
  • La dissolution de toutes les institutions « élues ».

Said Tissegouine

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