La levée de l’état d’urgence pour bientôt ?

2

ALGÉRIE (Tamurt) – L’état d’urgence en vigueur depuis 19 ans, sera-t-il levé bientôt ? A en croire les déclarations faites par Bouteflika, rapportées par la radio algérienne qui cite l’agence d’information gouvernementale (APS), la levée de ce dispositif sera effective « dans un très proche avenir ». « Aussi, pour mettre un terme à toute polémique infondée sur cette question, je charge le gouvernement de s’atteler, sans délais, à l’élaboration de textes appropriés qui permettront à l’Etat de poursuivre la lutte antiterroriste jusqu’à son aboutissement, avec la même efficacité et toujours dans le cadre de la loi », a-t-il déclaré au cours du conseil des ministres qui s’est tenu aujourd’hui.

Réfutant l’avis des partis politique de l’opposition et de la société civile selon lequel l’état d’urgence a entravé la pratique démocratique et restreint les libertés individuelles et collectives, le chef de l’état a souligné que celui-ci « n’a, à aucun moment, entravé une activité politique pluraliste des plus riches, ni contrarié le déroulement de campagnes électorales intenses, de l’avis même des observateurs qui les ont suivies », tout en rappelant qu’il a été instauré «pour les seuls besoins de la lutte antiterroriste, et c’est cette raison uniquement qui en a dicté le maintien sur une base légale ».

Concernant l’organisation des marches en Algérie, tout en faisant exception de la Wilaya d’Alger, Bouteflika a déclaré selon l’APS que « rien ne l’entrave dans toutes les autres wilayas, pour autant que les demandes et les conditions exigées par la loi soient réunies ».

Laissant entendre que la marche que compte organiser le mouvement pour le changement et la démocratie le 12 février prochain sera interdite, le président a relevé que «la capitale fait exception dans ce domaine pour des raisons d’ordre public bien connues, et certainement pas pour y empêcher une quelconque expression ».

Cette annonce intervient suite à la demande à mainte fois réitérée par plusieurs partis d’opposition pour la levée de l’état d’urgence instauré depuis 1992, dont la dernière en date est celle formulée par un groupe de parlementaires algériens le 1er février.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici