La marche organisée par la commission pour le changement et la démocratie (CNCD) violemment réprimée

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ALGERIE (Tamurt) – Dès les premières heures de ce samedi, un dispositif sécuritaire impressionnant a été déployé dans les rues de la capitale, la circulation filtrée et des fourgons de CRS stationnés à proximité de la place du 1er mai où devait s’ébranler la marche pour atteindre la place des martyrs.

Les manifestants, dont des personnalités politiques, des responsables de la LADDH, des syndicalistes et des citoyens, se sont rassemblés dès les premières heures de la journée à la place du 1er mai brandissant des banderoles où est écrit « système dégage » et criant des slogans hostiles au pouvoir en place. Une intervention policière s’en est suivie pour les empêcher d’entamer la manifestation. Arrestations et matraquage de manifestants, ont été enregistrés.

Selon certaines sources, six députés ont été arrêtés avant d’être relâchés. Au même moment un groupe d’une trentaine de personnes surgit de nulle part, s’est mis à crier des slogans pro-Bouteflika devant les yeux bienveillant des services d’ordre. Les citoyens qui se dirigeaient vers les lieux ont été immédiatement refoulés par les forces de police et les rues adjacentes bloquées par des dizaines de véhicules blindés.

Selon des témoins sur place, plusieurs personnes arrêtées ont été passées à tabac pour être relâchées par la suite. M. Arezki Aider, député du RCD a été arrêté plusieurs fois pendant la journée, et M. Derguini Boubeker a été lui aussi arrêté, roué de coups avant d’être relâché. Le doyen de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, M. Ali Yahia Abdennour qui a rejoint la manifestation très tôt la mâtinée, a été quant à lui malmené par les policiers malgré son âge avancé. Aussi plusieurs femmes, et des avocats ont été interpellés pour se voir libérer par la suite.

Le bras de fer à continué jusqu’à midi sans que les manifestants n’arrivent à se frayer un chemin et battre le pavé comme cela a été prévu. Vers la fin de l’après-midi, des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté mais qui n’ont pas tardé à s’estomper après que M. Bouchachi, membre fondateur de la CNCD, ait appelé les manifestants à se disperser dans le calme.

Tiziwar 2001

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