Caravane du MAK dans la région des Ouacifs et alentours

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KABYLIE (Tamurt) – La première escale des caravaniers du MAK a eu lieu à Ouacif-Centre. Comme c’est jour de marché, les prospectus et autres déclarations véhiculant le projet du MAK ont presque été « arrachés » des mains des caravaniers par les milliers de citoyens, avides de réelles perspectives d’avenir. « Nous sommes tous corps et âme avec le MAK ! », « il n’y a plus de temps à perdre », clamaient les citoyens des Ouacifs.

Le regroupement suscité par l’engouement citoyen a été tel que la circulation a été bloquée. La nouvelle a circulé comme une traînée de poudre. Hommes d’âge mûr, vieux, jeunes et moins jeunes accouraient de partout. En fins stratèges, les responsables et gens au verbe facile du MAK ont profité de cette formidable occasion pour expliciter aux milliers d’oreilles attentives les avantages à tirer de l’autonomie de la Kabylie.

La dernière marche réprimée à Alger et où l’hostilité à l’endroit du Kabyle n’a été qu’un secret de polichinelle a fini par convaincre les plus pessimistes des Kabyles que désormais une large autonomie régionale pour la Kabylie reste la seule et unique voie de salut pour le peuple kabyle.

Une fois le message passé et les milliers de documents et prospectus distribués, les caravaniers, les couleurs du MAK collés à leurs véhicules, ont pris la direction de la commune d’Iboudrarène en passant par les villages de Zahloune, Bouabd-Rahmane, Tikidounnete, Tikichout, Zaknoune, Ath Sidi Athmane et Tiguemounine.

À Iboudrarène, c’est le même engouement qu’à Ouacif-Centre sauf qu’il n’y avait autant de monde que ce dernier cité. « Nous avons déjà perdu beaucoup de temps comme ça », ont témoigné les habitants de cette commune perchée majestueusement au pied du Djurdjura.

Nos lecteurs doivent savoir que c’est cette commune aussi qui a enfanté M. Ahmed Ouyahia, le premier ministre algérien. Après le chef-lieu de la commune d’Iboudrarène, la caravane poursuit son chemin en passant les villages de Bouadnane (village natal d’Ahmed Ouyahia), Ighil-Bouamas (village natal de M’barek Aït-Menguellet), Aït Saâda, Souk El Had, Tasaft et Aït Izebah.

À chaque halte, les tribuns du MAK mettaient en exergue le positivisme de l’autonomie tout en distribuant la documentation nécessaire.

Un membre du conseil communal du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à Akbil a déclaré aux caravaniers avec une vive émotion dans la voix : « Oui, vous avez entièrement raison vous autres du MAK. Il n’y a pour nous que l’autonomie comme solution définitive ». Cet honnête et vaillant militant du RCD a participé à la dernière manifestation d’Alger. Il a constaté l’antikabylisme. Il témoigne aux caravaniers les propos qu’il a entendus : « Ouyahia berra, Bouteflika soulta ! (Ouyahia dehors, Bouteflika c’est l’autorité ! », « Rentrez dans votre pays ! » sont là quelques slogans que ce membre du conseil communal RCD d’Akbil a entendu à Alger et répété aux caravaniers du MAK qu’il a ensuite félicité pour leur démarche.

C’était également la grande place de Souk El Had qui fut la dernière halte de la grande famille militante et patriotique du MAK pour cette journée qui mérite d’être inscrite sur les pages d’histoire.

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