A l’université Mohand Oulhadj de Tuβiret (Bouira), les étudiants renouent avec la protestation

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Le comité autonome de la faculté de droit, qui organisait une assemblée générale extraordinaire, durant la première semaine du mois de février, a réussi à réunir le campus derrière l’appel à la grève générale et au boycott des examens, qu’il avait lancé à travers une déclaration, rendue publique le 10 février dernier.

Prévu initialement pour le 12 février, les examens du premier semestre au département de droit ont été tous renvoyés à une date ultérieure. Les étudiants refusent ainsi de passer les épreuves tant que les problèmes pédagogiques, qui ont poussé l’ex-directeur de l’université vers la sortie, ne sont pas encore résolus.

Il est question de répondre favorablement à la plate-forme de revendications pédagogique que le comité de l’université avait soumise à l’ancienne administration et renvoyée plus tard au nouveau directeur. L’ouverture du cycle Master pour l’ensemble des étudiants désirant poursuivre leurs études universitaires, ainsi que la réouverture de la liste des étudiants à envoyer poursuivre leurs études à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou en vue d’obtenir le diplôme du CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), une spécialité qui n’est pas enseignée au niveau de l’université de Tuβiret.

L’un des membres du comité autonome de la faculté de droit nous a expliqué que la décision d’avoir fait recours à la grève a été programmée depuis longtemps, puisque les revendications pédagogiques des étudiants n’ont pas été satisfaites. Pourtant, la nouvelle direction de l’université avait promis de lancer un dialogue avec les étudiants pour trouver une solution mais aucune décision concrète n’a suivi les promesses en question, regrette notre interlocuteur.

L’insuffisance en matière de places pédagogiques dans la spécialité de maîtrise du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) est l’objet d’une forte réclamation des étudiants, et ce, depuis l’inauguration officielle de l’université de Tuβiret en 2004. Conséquences de cette insuffisance, des étudiants qui souhaitent poursuivre des études dans cette spécialité sont contraints d’introduire des demandes d’admission dans d’autres universités du pays, comme celle d’Alger ou de Blida.

Quant à la problématique de l’inscription dans le cycle du Master, plusieurs protestations, à cet effet, ont été enregistrées dans les universités kabylese, il est question aussi, pour le comité autonome de l’université de Tuβiret, de rejeter la nouvelle formule d’enseignement supérieur du système LMD (Licence Master Doctorat) et les tentatives de privatisation des services publics de l’université à l’instar du transport et de la restauration universitaire.

Finalement, on apprend qu’une réunion a été tenue entre l’administration et les représentants des étudiants durant la nuit dernière afin de discuter de la situation générale et envisager des solutions. En attendant les résultats, l’administration a fixé la date du 19 février prochain pour reprendre les épreuves des examens que les étudiants avaient boycottés auparavant.

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