Révision de la constitution algérienne : Alternance dans la pratique du pouvoir ou simple changement régulier d’hommes à la tête de l’État ?

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Algérie Constitution
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ALGERIE (Tamurt) – Cela fait un mois depuis que politiciens et politologues essaient d’expliquer, chacun à sa manière, ce que devrait être la future première loi du pays.
Les thèses et les propos s’entrechoquent aussi bien sur la forme que sur le fond de la question. Cependant, aussi bien les politiciens que les politologues n’ont pu informer le simple citoyen de la portée réelle de cette révision.
Est-ce le niveau de leur expression qui est trop élevé ou tout simplement une simple querelle de mots, une pure logomachie ? Ou peut-être la peur de déplaire aux futurs gagnants ? En ce qui nous concerne, cette dernière hypothèse n’est pas à exclure.

Au fait, de quoi s’agit-il réellement ?

La question est très complexe, car, pour certains, il s’agit de revoir les mécanismes de gouvernance dans le fond et dans la forme, et ce, depuis l’indépendance à ce jour. Pour les partisans de cette thèse, il s’agit donc de doter d’un pouvoir réel et effectif le président. Naturellement, il est aussi question pour eux de limiter les mandats présidentiels.

Une autre partie œuvre quant à elle dans le sens de faire perdurer le mode de gouvernance actuel avec cependant un certain changement, à savoir détacher le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) de l’armée pour le rattacher à la présidence de la république. Avoir de la sorte sous contrôle direct cet excellent outil de renseignement et de contrôle ne peut que garantir son hégémonie. Le DRS quant à lui semble être d’accord sur la pérennité du régime, mais crache sur l’idée de se voir dessaisir du pouvoir réel. En clair cette institution militaire veut continuer à choisir elle-même les chefs de l’État. Après tout, il vaut mieux être servi que servir.

Mais comment donc est venue l’Armée nationale populaire (ANP) à la politique et, surtout, à commander par le biais de sa police politique, le DRS ?

L’origine de cette « pratique » remonte à l’époque de la guerre de libération nationale. Les éléments de l’ALN (Armée de Libération Nationale) étaient non seulement des soldats, c’est-à-dire des hommes participant à des opérations strictement militaires, mais aussi des politiques ; avant de rejoindre les rangs de l’ALN, la plupart des militants de l’époque devaient démontrer leur allégeance au FLN (Front de Libération national). C’était d’ailleurs leurs convictions idéologiques et politiques qui leur permettaient de rejoindre l’aile armée du FLN, c’est-à-dire L’ALN.
C’est pour cette raison que l’ANP (Armée nationale populaire) a usurpé dès l’indépendance en 1962 le titre d’« héritière » de l’ALN. Ensuite, le droit de prendre et d’exercer le pouvoir. Aujourd’hui, soit 49 ans après l’indépendance, les tenants du pouvoir (par héritage) craignent toujours que si le pouvoir venait à être remis entre les mains d’un civil, l’Algérie plonge dans les abysses de l’enfer. Ils pensent que les militaires sont condamnés à continuer à faire de la politique jusqu’à ce que les grandes questions soient traitées et classées définitivement.

Pour revenir plus précisément à cette future constitution, il est nécessaire que ses concepteurs prennent en considération au moins quatre éléments :
— L’identité véritable des Algériens.
— Le droit des régions à accéder à leur autonomie. Car il semble bien qu’il n’y a pas que la Kabylie, qui désire s’autogouverner.
— La laïcité.
— Le droit à tout Algérien de pouvoir occuper un poste de haute responsabilité pour peu qu’il remplisse trois critères, à savoir la compétence, l’honnêteté et la bonne santé. Une fois ces principes admis et définitivement acceptés par toutes et tous, les militaires devraient se retirer de la politique et du pouvoir. Car la vraie et réelle politique, en Algérie, se trouve entre les mains des militaires et plus exactement du DRS.

{{Addenda :}} Le président du sénat, M. Abdelkader Bensaleh, et son équipe de collaborateurs n’ont pas lancé d’invitation à l’endroit des autonomistes et du GPK.
Ne pas associer tous les acteurs politiques du pays au débat, reviendrait à dire dire tout de suite à M. Abdelkader Bensaleh que tout ce qu’il fait ou fera dans le cadre de cette mission qui lui est confiée par le président de la République algérienne ne sera pas plus efficient qu’un numéro de danse impeccablement exécuté par une danseuse devant un aveugle.

6 COMMENTAIRES

  1. Je ne cherche pas a etre negatif ou a faire de la critique pour le plaisir de le faire. Contrairement a ce que vous avancez, le FLN a commence’ au maquis avant de devenir un organe politique agissant dans la societe’ – Pas moins de 4 ans apres. Il n’y avait pas une organisation civile qui disposait d’element cache’s dans les maquis, mais l’inverse. Et la est justement le probleme. A l’Independance, les civils etaient supplatifs. L’avenir du pays n’etait pas le probleme des Civils, mais des chefs de troupes armees. Il ne faut pas oublier que le 1er conflit n’etait pas entre les masses populaires, mais entre chefs militaires, d’aucuns a l’Est comme a l’Ouest n’avait de baggage pour gouverner ou animer un debat national. L’idee de le faire en proposant une Constitution a soumettre a un referundum n’a aboutit qu’a un conflit, regle’ par les armes – Le conflit etait entre militaires. La victoire est revenue a ceux qui etaient le mieux arme’s – Arme’s a partir de l’etranger – D’egypte plus precisemment, ou la reflection politique se faisait. Celle-ci mene’e par les Egyptiens, l’interet vise’ en decoulait, naturellement.

    Le second point que je trouve bizarre dans votre conclusion est l’idee d’inviter le MAK a ce cirque. Ce MAK lui-meme structure’ comme le FLN. De telles auto-invitations ne sauront etre interprete’es sinon que des aveux d’echec. C’est le moment de se taire, insister que les « formations politiques » Kabyles serrent les rangs (FFS, RCD) et les pousser a poser leurs conditions de la meme facon que le fait le clan Islamiste a travers le MSP. Il veulent la rhabilitation de leur assassins, et au front Kabyle de faire savoir que la perception Kabyle d’un etat commun ne peut etre que federaliste, c.a.d. autonomie de la Kabylie.

    Mais franchement, ne vous attendez a rien, Pour ma part, il m’est impossible de discuter du bon/mauvais temps avec les plus raisonable des algeriens – De la a discuter un sujet politique… Loin ded la…

    L’enjeu est autre. Il est dans les armes, comme c’est le cas en Libye – Voila la seule voie a reflechir. Le net en etant une arme, retenez-vous de gaspiller les balles dans le vide. C’a a pris beaucoup d’effort pour mettre sur pied ce site.

  2. Les Algeriens vont bientot passer d’une tyrannie despotique, fasciste et imperialiste arabo-islamo-terroriste a une tyrannie democratique, fasciste et imperialiste arabo-islamo-genocidaire!!!!!!!!!!!

    L’agenda anti-Kabyle et anti-Amazigh de ces colons mercenaires Arabo-islamo-nazis du regime d’Alger est tres clair pour celui qui veut voir!!!!!!

    J’invite tous les representants kabyles et Amazighs a mettre fin a la pratique de l’obscurantisme qu’ils ont appris chez nos colonisateurs arabo-sataniques d’Alger qui veulent faire de l’Algerie et de la Kabylie deux colonies arabo-islamo-zombies!!!

    Vive la Kabylie libre!!!

  3. alternance de quoi !?….

    et qu’est-ce qu’on en a foutre !? en quoi cela concerne-t-il la Kabylie !?

    c’est quoi au juste votre canard là ?… Vous voulez faire concurrence à la presse ângérienne ? Si c’est ça, vous ne faites pas le poids en plus de nous faire vomir !

    Vous feriez mieux de vous faire héberger en « DZ » et de publier en iZlamo-zarabe !

    Heureusement que vous représentez epsilon (quasiment zéro) sur la toile…

    PS : la plus conne c’est encore moi en venant vous lire.

  4. Aucun espoir ne sera possible avec se système maffieux et l’ idéologie des ténèbres..

    Au pays des infiltrés marocains que la France a crée pour lui seconder rien ne se passe comme ailleurs.
    Tout est pipé d’avance.Entre l’arabo-islamisme et la France coloniale ce n’est pas pour demain que les citoyens de cette partie du monde trouveront leur liberté et jouir de sa richesse.

    Pour mieux connaître cet imposteur marocain qui a pris la nationalité algérienne en 1965 et que Boutef le rusé harki a placé sciemment à se poste car s’il devait mourir du fait qu’il n’est pas sang algérien la présidence provisoire ne pourra pas être occupé et ainsi semer le désordre en Algérie voir le chaos.

    Bouteflka pire qu’un Satan avec sa famille diabolique que la France honore en le recevant au G 8.

    voir MEDIENE l’autre traitre..
    http://dzlinks.blogspot.com/2011/03/dossier-le-dieu-de-lalgerie.html

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