Tahar Djaout : 18 ans déjà depuis sa tragique disparition

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HOMMAGE (Tamurt) – Et comme tous les ans, la vaillante et loyale association Tussna veille à rendre hommage à cet homme qui n’a jamais caché ses origines paysannes et, en même temps, apprendre aux nouvelles générations la dimension de celui qui ne voulait ni d’un régime islamiste, ni d’un régime militaire pour son pays.

Celles et ceux qui sont nés en 1993, soit au cours de cette année où des mains mercenaires ont assassiné Tahar Djaout pour le compte de la mafia polico-financière, s’apprêtent à concourir pour leur entrée à l’université. 18 ans, ça fait un bail, pourrait-on dire quand on se limite seulement à compter les années qui passent. Cependant, quand il s’agit d’un événement majeur dans la vie de quelqu’un, il semblerait que la notion temporelle n’existe pas. C’est bien le cas concernant la disparition de cet écrivain, originaire du village maritime Oulkhou dans la daïra d’Azeffoun.

La maison de la culture Mouloud Mammeri abritera demain la grande rencontre entre les amis et compagnons du défunt et le grand public. Ce rendez-vous commémoratif se traduira par des conférences, des témoignages et des lectures de textes littéraires et poétiques et des expositions de photos et de textes documentaires sur la vie et l’œuvre du disparu. S’agissant des conférences, elles sont au nombre de deux. La première sera animée par l’universitaire Boualem Belkhis de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et la seconde par sa collègue, Malika Boukhlou, maître de conférence. La deuxième tranche du programme sera consacrée à la lecture de textes en amazigh, français, arabe et anglais, et ce, par les étudiants du département des langues de l’université de Tizi-Ouzou. Après cette lecture estudiantine, les chaises de l’estrade seront occupées par deux grands hommes de la communication, lesquels ont été durant longtemps les compagnons et les complices du défunt. Il s’agit de MM. Abrous Outedert, directeur du quotidien Liberté et de Omar Belhouchet, directeur du quotidien El Watan. L’intervention de ces deux hommes s’inscrira au registre de témoignages.
Quant à la clôture de cette rencontre qui s’annonce fort prometteuse, elle sera traduite par la remise des prix à certaines plumes.

En dernier, nous devons relever que ces festivités seront consacrées comme premier Prix Littéraire Tahar Djaout.

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