Un cinéaste kabyle devant le tribunal le 12 Juin : «Hocine Redjala est devenu un témoin gênant des événements de 2001»

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KABYLIE (Tamurt) – « Enlève ton ordure d’ici ». C’est suite à cet ordre, intimé par un policier, en arabe, à l’égard de Hocine Redjala pour lui dire d’enlever sa voiture mal stationnée, qu’une querelle s’est déclenchée entre les deux hommes. Le gérant de l’entreprise de communication STRACOM a été arrêté suite à cet incident. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le MAK dit n’y voir qu’un « prétexte » pour arrêter un « réalisateur, militant autonomiste et des Droits de l’Homme ».

«Son engagement militant, ses activités professionnelles dédiées exclusivement à la défense des droits du peuple kabyle et la dénonciation de l’arbitraire et de la répression ont fait de lui, depuis longtemps, une cible privilégiée des services de répression de Tizi-Ouzou qui ont mobilisé une équipe spéciale pour le surveiller et le harceler», pouvions-nous lire dans le communiqué du MAK, qui «s’insurge contre le dévoiement de la mission des forces de police en Kabylie et dénonce le traitement indigne infligé au citoyen Hocine Rédjala.»

Gaya Izennakhen, un autre cinéaste kabyle proche de Hocine Redjala, avec qui il a participé au tournage de la montagne de Baya, en 1994, affirme qu’«ayant couvert toute la période du printemps noir, il [Hocine Redjala] est devenu un témoin gênant». Et précise qu’ «il était photographe de presse et journaliste pour le compte d’une agence allemande en 2001 et en essayant d’aider un blessé à Iwadhiyen, pendant ces événements, il reçoit lui-même une balle qui aurait pu lui être fatale». Gaya Izennakhen dit être «convaincu que la raison de son incarcération est son projet sur le printemps noir».

Hocine Redjala, le réalisateur de « L’encre de la liberté », un film sur la liberté d’expression, va comparaitre le 12 Juin prochain au tribunal de Tizi-Ouzou. Le MAK appelle d’ores et déjà à «une très large mobilisation citoyenne devant le tribunal de la ville».

5 COMMENTAIRES

  1. les kabyles doivent être très nombreux pour montrer aux caciques du pouvoir innommables de Bouteflika avec son MalG baathiste qui se jouent du kabyle pour demeurer éternellement telles les puces sur notre dos.
    Les kabyles doivent arrêter de s’auto-suicider contre qq dinars .Il y a un temps pour tout ,l’heure doit être au retour au bercail pour le salut de la Kabylie plus que jamais

    Chaque kabyle qui aime sa Kabylie se doit faire son mea-culpa pour cesser cette autodestruction dont nous n’avons pas besoin vu que nos ennemis s’en charge déjà pour nous faire disparaître. .

    Place à l’union et la reconstruction de la Kabylie.

    Seule la solidarité entre nous ,nous épargnera d’être sous la domination et la maltraitance de nos bourreaux éradicateurs..

    MASS RADJLA ,ne doit pas se sentir seul…

    Tous avec lui …

  2. Trêve de plaisanterie,il faut être devant le tribunal,un point c’est tout !. Ce pouvoir sadique ne comprend que la force,habitué qu’il est à l’utiliser depuis 62 ! .

  3. C’est toute l’Algerie qui est un temoin genant, et cela tot ou tard eclatera. Mais celui-ci Hocine, ce n’est pas un algerien, c’est Kabyle, et c’est notre affaire de tout faire pour le liberer.

    Commencons par des « Liberez le Cineaste Hocine Redjala » bandes partout sur la toile/internet !

  4. cette arrestation d’un cinéaste gênant prouve que la peur a changer de camp .
    le combat continue pour libérer hocine redjala pour la liberté d’expression pour la kabylie
    le combat kabyle est juste et la justice triomphe toujours tôt ou tard . tanmirt

  5. La répression du pouvoir dictatorial d’Alger ne fera pas qu’a renforcer notre conviction et notre détermination de finir avec les conditions inhumaines dans lesquelles ces tyrans tentaient désespérément de nous confiner. S’attaquer a un cinéaste sous n’importe quel prétexte s’ajoute au méthodes ignobles de la DRS prétextant des motifs préfabriqués et fallacieux pour venir a bout des convictions des hommes engages a l’image de Hocine Radjala .

    Que ce dernier trouve ici ma profonde sympathie et qu’il soit assure de ma solidarité agissante en portant sa voix devant les ONG et auprès des citoyens kabyles afin de nous organiser pour porter haut et fort sa voix..

    Aujourd’hui, nul n’est a l’abri des ces tyrans et de leur méthodes abjects allant des kidnapping aux assassinat déguisés. Aujourd’hui, nous n’avons nulle part ou aller et nous sommes forces de réagir.

    Que chacun nous fasse l’affaire de Radjala la sienne .

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