La menace de génocide plane sur la Kabylie

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Kabylie libre et indépendante
Kabylie libre et indépendante

CONTRIBUTION (Tamurt) – Pour ne citer que les actions les plus importantes, il y a eu l’attaque par un kamikaze du centre des renseignement généraux de Tizi Ouzou, les différentes et nombreuses incursions terroristes dans de nombreux villages, ayant entrainé l’assassinat de plusieurs citoyens, les assassinats ciblés d’un grand nombre de gardes GLD et de policiers et les exactions commises par la soldatesque de l’ANP à Azazga dans les habitations et à l’intérieur de l’hôpital, qui ressemblent beaucoup plus à des expéditions punitives qu’à une simple bavure.

Les déclarations d’un ancien général de l’armée Algérienne et des notes livrées par Wikileaks ont révélé la fragilisation du corps de l’armée dans la lutte antiterroriste par la mise à la retraite des officiers compétents et leur remplacement par d’autre choisis selon leur origine et leur appartenance au clan tlemcénien de Bouteflika au détriment du critère de la compétence et du grade

D’autres câbles récents de Wikileaks ont révélé également au grand jour l’anti kabylisme de Bouteflika et de son entourage. Ce qui explique le renforcement du quadrillage et de la surveillance militaire de la Kabylie, sous le même fallacieux motif de la lutte antiterroriste.

La chute du dictateur libyen, la dissémination dans la nature d’une grande quantité de son armement lourd et léger, et la forte implantation de l’Aqmi en Afrique du Nord font que ces pays, en particulier l’Algérie, soient sur une poudrière.

Les rapports de force peuvent ainsi basculer d’un moment à un autre en faveur des islamistes armés par l’acquisition de ces armes, par leur expérience dans la guérilla, et surtout par la foi dont ils sont animés. Ils auront alors subitement le soutien de la population algérienne au vu des résultats des différentes élections passées comme celle des années 90.

Il est inutile de rappeler que le pouvoir arabo-islamiste d’Alger est le premier producteur de terroristes dans le monde, par ses écoles, sa télévision, ses mosquées, ses administrations et sa justice. Souvenez-vous de cette justice, qu’il a actionné contre les non-jeûneurs et les chrétiens kabyles, qui n’ont dû leur relaxe qu’à la mobilisation des Kabyles par le MAK. Ce pouvoir dépasse de loin l’Arabie Saoudite et l’Iran, par l’entretien et la protection de la matrice idéologique du fondamentalisme. Son seul but est l’éradication de la culture, la langue et la civilisation kabyles.

La Kabylie qui résiste courageusement depuis 1962 à un ethnocide et a exprimé à maintes reprises son rejet à la fois de l’islamisme et du pouvoir par les différentes consultations électorales, risque de devenir par mesure de rétorsion une cible privilégiée des deux entités qui, rappelons le, ont le même projet de dépersonnalisation de cette région.

Le risque d’un génocide à huis-clos pèse sur le peuple kabyle au regard du soutien militaire, logistique et politique du pouvoir algérien au sanguinaire Kadhafi durant toute la période de la rébellion libyenne, et son refus jusqu’à maintenant de reconnaitre le CNT. Nous sommes en droit de dire qu’il y a des Kadhafi en puissance dans le pouvoir Algérien.

Face à ces agressions armées et expéditions punitives contre la Kabylie, les partis démocrates kabyles restent divisés et se sont contenté de simples déclarations laconiques dans la presse dite « libre », condamnant l’antikabylisme du pouvoir. Alors que le bon sens et l’intelligence recommande une concertation et l’adoption d’une réponse politique commune de la part de tous les acteurs politiques kabyles face à l’insécurité grandissante.

Nous avons bien vu en France tous les partis, de l’extrême gauche à l’extrême droite, soutenir le président Sarkozy quand il a engagé la France militairement dans la crise libyenne pour protéger les populations civiles.
Nous avons encore vu tout récemment le démocrate Obama et le républicain G. W. Busch ensemble côte à côte pendant la commémoration des attentats du 11 septembre 2001.

Par contre la Kabylie peut être rasée de la carte géographique sans que ses élus et responsables politiques ne réagissent ensemble, elle parait comme étant livré sans défense aux deux prédateurs. Nos partis démocrates ont le devoir et l’obligation de la défendre ensemble, sinon ils seront condamnés par l’Histoire.

Cette dangereuse situation nous montre bien que le fossé créé par le pouvoir entre l’Algérie et la Kabylie pendant le printemps noir de 2001 se creuse davantage au fil du temps. Cette dernière, comme dans les mouvements des plaques tectoniques, est entrain de glisser et de s’éloigner inexorablement de cette Algérie qu’elle a pourtant libérée du colonialisme français, sans que les Kabyles algérianistes ne réagissent.

Certes, le peuple kabyle n’a pas de pétrole sous ses pieds, mais par son amour inconditionnel pour la liberté et la démocratie, par sa bravoure légendaire et par sa générosité intarissable, il ne manquera pas de trouver grâce au GPK des alliés sur cette terre pour se défendre contre toute tentative prédatrice.

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