Tous en enfer !

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Ce qui est sûr c’est qu’au train où vont les choses le territoire occupé par l’Amazigh sur ses propres terres sera bientôt réduit à un hameau sur un escarpement de montagne. La dynastie mise en place en terre amazigh par le dieu des arabes pourra alors poser les barbelés, pour « protéger » les derniers des Kabyles dans leur réserve, quelque part dans la « ouilaya arabe de K… »

Mais qui en veut donc à Mazigh ?

Si dans la nature la prédation est toujours le fait d’une race différente (prédatrice), en Afrique du Nord le désir d’exterminer l’Amazigh se trouve chez… l’ex-amazigh ! C’est le frère d’hier qui ne supporte plus l’existence de celui qu’il a trahi par son reniement.

Sitôt la trahison consommée, le renégat développe une haine viscérale, entière envers celui qui refuse de renier comme lui ses racines. Conséquence : le transfuge, on ne sait par quel mécanisme, va passer le restant de sa vie à cancériser, à phagocyter, à transformer le plus possible d’Amazighs en anti-amazighs comme lui.

Une logique… illogique –celle de la trahison– fait que le traître justifie son acte par le désir de plaire à son dieu importé de l’étranger. Ce dieu lui aurait commandé de trahir sa fratrie comme préalable à un accès au « jardin » après sa mort.

La trahison ne suffit d’ailleurs pas : avant de mourir l’ex-amazigh va s’évertuer à faire le plus de mal possible à ses frères de sang. Plus il en fait du mal plus il fera plaisir à ce dieu qui visiblement ne peut supporter sur terre d’autre peuple que celui que le transfuge vient d’intégrer.

Et en avant ! Tous les moyens sont bons pour le candidat au « jardin » dans son œuvre d’extermination de sa race originelle. Il s’agit de faire comprendre à Mazigh qu’il n’a pas d’autre alternative : renier ses racines et devenir corniaud « comme tout le monde », ou alors mourir. Mourir de la main même de son frère d’hier que le dieu étranger a « civilisé ».

Lutte inégale

Si Mazigh s’interdit de haïr un être humain, le transfuge haïra. A droite et à gauche. Il haïra d’abord son frère d’hier, mais pas seulement : il haïra tout ce qui n’est pas comme lui. Et plus il aura de haine plus il aura droit aux jardins et à leurs délices.

Dans cette lutte inégale, l’Amazigh non frelaté, trop respectueux de la vie parce que non civilisé par les dieux étrangers, aura toujours le dessous. Conséquence : pendant que les déchus pullulent les fidèles vont péricliter ! Continuellement, inexorablement, jusqu’à l’anéantissement total. Au grand bonheur des jardiniers.

Assez dormi

Assez parlé, assez dormi, il est temps pour le Kabyle de se réveiller, de faire pénitence et de se réconcilier avec ses propres dieux. Servir de pâture aux bêtes sauvages, de bouc émissaire à des prêtres non moins sauvages ou de cible désignée pour les pillards ne peut conduire qu’à la disparition. Et le temps presse car le processus commencé il y a des siècles est entré depuis quelques décennies dans sa phase finale. Reste le coup de grâce.

Il ne sert à rien d’exhorter un pillard à respecter une espèce en voie de disparition. Si le singe magot est répertorié et reconnu comme tel par l’Etat arabe d’Algérie, il n’en est pas de même pour le Kabyle, pourtant aussi peu arabe que le singe. Verra-t-on un jour, comme pour les animaux, une société protectrice des peuples en voie de disparition ? Peu probable. Alors cassons du Kabyle puisque rien ne l’interdit.

Merde alors. Une loi l’interdit : celle des Kabyles, qui enjoint de respecter tout ce qui vit, qui interdit de faire souffrir un animal, de blesser un arbre…

Mes frères, si certains dieux ont décidé que le peuple amazigh est voué à l’extermination, décidons que ces dieux ne sont pas les nôtres, et que leurs paroles et leurs pensées et leurs prophéties n’ont de place que dans les dépôts d’ordures. Décidons qu’un déicide est toujours moins grave qu’un homicide. Décidons ! Personne ne peut le faire à notre place. Nous sommes chez nous, après tout.

Et arrêtons de rêver : l’extinction programmée de la race ne peut être conjurée qu’au prix d’un choix imposé par la raison et le réflexe de survie : un Kabyle vivant promis à l’enfer vaut mieux que mille Kabyles morts quel que soit leur avenir post mortem.

Et comme tous les Kabyles sont en liste d’attente pour la mort, réveillons-nous, mettons-nous en grève et allons en enfer. Tous, la main dans la main. Nous y serons plus à l’aise que dans le meilleur des paradis étrangers. Nous y serons chez nous !!

Mais en attendant, vivons. Et défendons-nous

Aucun moyen de défense n’est déshonorant quand la vie de l’homme est en danger.

De toutes façons, si les choses ne changent pas, dans peu de temps il n’y aura plus de candidat kabyle ni pour l’enfer ni pour le paradis arabe, ce lieu peuplé d’assassins et de renégats.

Par Idir At Dwala

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