FERHAT M’HENNI A TEL AVIV : visite israélienne et maladie algérienne.

6

REVUE DE PRESSE (Tamurt) – La réaction qui fut réservée à cette visite fut d’une violence inouïe. Pour faire effacer des archives algériennes une invitation de Tel Aviv, du temps où elle jurait défendre la veuve et l’orphelin, Khalida Toumi a dû opérer un ralliement idolâtre à Bouteflika. Malheur à celui qui croit que ce que fait le prince est permis aux plébéiens.

Des Tunisiens et des Marocains vont en Israël et reçoivent des Israéliens indépendamment des positions des uns et des autres sur le conflit israélo-palestinien. En Algérie, il faut toujours être plus zélé que tous et en tout.
Mais dans la question sémite, les réactions sont intéressantes à analyser quand le contact est le fait d’un Kabyle qui s’assume.

Le propos proprement ordurier du porte-parole du ministère des affaires étrangères concernant le voyage de Ferhat M’henni n’est qu’un avant-goût de l’hystérie qui s’annonce. Admirons le langage diplomatique de M. Belani tel que rapporté par TSA : « je ne commenterai pas les viles incartades d’un monsieur qui ne jouit d’aucune crédibilité et dont l’unique feuille de route consiste à se mettre au service du plus offrant dans le cadre d’un projet scélérat visant à attenter à l’unité nationale ».

Qu’est-ce qu’on aurait entendu si l’honorable porte-parole avait « commenté ». On observera que ce n’est pas le rapprochement avec Israël qui est dénoncé mais l’atteinte à l’unité nationale. Si Ferhat Mhenni était né à Tlemcen, on aurait, au pire, déploré une erreur politique ou « une compromission avec le sionisme » ; mais il ne serait venu à l’idée de personne de lier l’initiative à une menace de l’unité nationale.

Du reste, l’écrivain Boualem Sensal qui a précédé Ferhat M’henni de quelques jours en Israël, et qui a courageusement assumé son acte, n’a fait, jusqu’à présent, l’objet d’aucun commentaire. Sans commentaire.

Écrit par Kassa Aïdli

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici